Profession : Sexologue

Garance Gribé, étudiante en sexologie✴

Quand nous utilisons le terme sexualité, nous nous rapportons trop souvent à un acte physique, parfois mécanique qui s’inscrit dans notre conception de la sexualité et parfois aussi dans le champ de l’amour. Mais les sexualités concernent des sujets beaucoup plus vastes s’il en est, au centre de tous les systèmes qui nous entourent : environnement social, professionnel, politique, philosophique, relationnel… L’intime en rapport avec le monde

Le monde actuel nous invite à nous questionner sur nos rôles, mais aussi sur notre fonctionnement. Il n’est pas impossible que nous soyons quelque peu influencé(e)s par un modèle admis conventionnellement et transmis par une éducation s’appliquant uniformément à tout(e)s. La réflexion contemporaine se concentre sur le bien-être, la prise en soin de son esprit, de son corps. Nous avons compris qu’afin d’interagir avec les autres, d’être des complices vivant dans un même monde, de se donner du sens, il est important de s’écouter, de se respecter, soi-même, pour ensuite avoir un rapport plus sain avec les autres. Le(la) sexologue permet une vision bienveillante sur ces questionnements, et engage une ouverture de réflexions.

La sexologie clinique traite de différentes thématiques telles que les troubles au niveau de la sexualité (vaginisme, dyspareunie (douleurs lors de la pénétration), troubles de l’éjaculation rapide, troubles du désir, troubles de l’érection…), mais aussi des problématiques au niveau des relations affectives/amoureuses et/ou sexuelles, des problèmes d’estime de soi ou de confiance, etc.

La formation de sexologue apporte une vision inclusive et impliquant le non-jugement afin de prendre en soin les personnes de tous genres, toutes orientations sexuelles, toutes cultures, tous milieux sociaux, toutes préférences sexuelles, etc.

Il est important pour le(la) sexologue et pour son(sa) patient(e) ou client(e) de se sentir dans un espace sécuritaire lors de la rencontre thérapeutique. Le(la) professionnel(le) se doit de suivre le code de déontologie de l’Ordre professionnel des sexologues du Québec et en ce qui a trait à la fonction de psychothérapeute, il est soumis au Code de déontologie de l’Ordre des psychologues du Québec.

Le(la) sexologue n’est pas là pour donner « un » bon fonctionnement, mais pour emmener le ou la client(e) à trouver son propre équilibre dans sa vie sexuelle, sentimentale et/ou amoureuse. Ceci pouvant bien souvent améliorer toute une qualité de vie, un proverbe bien connu nous rappelle qu’être bien dans son corps correspond aussi à être bien « dans sa tête »!

Les sexologues, comme les psychologues peuvent utiliser différentes approches de thérapies (humaniste, cognitivo-comportementale, systémique…), pouvant s’adapter à chacun(e) et toujours dans le but de prendre en soin la ou les personnes rencontrées de la manière la plus bienveillante possible.

Afin de pratiquer la profession de sexologue psychothérapeute, il faut, à la suite d’un baccalauréat en sexologie, donnant le rôle de sexologue par l’Ordre des Sexologues du Québec, avoir une maitrise en sexologie clinique, donnant à son tour ouverture à l’exercice de la  psychothérapie.
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Par Garance Gribé, étudiante en sexologie

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