Les adultes qui ont survécu à un passé d’abus ou de négligence

Jérôme Guay en collaboration avec Rebecca Ganem

Plusieurs adultes qui consultent un psychologue ont des symptômes qui découlent du fait que leurs parents n’ont pas su répondre à leurs besoins de façon adéquate. Ils ont survécu soit à la maltraitance active ; on parle d’abus sexuels, physiques, psychologiques, négligence chronique et sévère. Les abus physiques sont parfois très violents et ressemblent à de la torture systématique. La maltraitance psychologique, même si elle ne laisse pas de trace visible, est plus destructrice que la violence physique, d’ailleurs elle accompagne souvent la violence physique. Elle se situe au cœur de la maltraitance, elle en constitue son élément le plus essentiel selon Lecomte (2004). Il peut également s’agir de maltraitance passive ; c’est-à-dire à la négligence où les parents n’ont pas été attentifs aux besoins de base ou de protection et d’amour. Dans les deux cas, les besoins et émotions des enfants n’avaient pas d’importance et n’étaient pas considérés.

Une forme particulière de négligence est vécue également par les enfants « adultifiés », ceux-ci ont dû prendre en charge un parent malade ou un membre de la fratrie (maladie physique ou problématique de santé mentale par exemple). Ils n’ont pas été considérés en tant que tels, mais pour leur utilité. Les besoins d’un ou des parents ont eu préséance sur leurs besoins d’enfant. Ils ont dû développer une maturité précoce, se construire eux – mêmes et forger leur identité en l’absence d’adultes pour les guider.

Le véritable trauma, sous-jacent à la maltraitance et à la négligence, c’est le fait d’avoir été abandonné, de ne pas avoir été protégé, de ne pas voir été important, de ne pas avoir compté. Plusieurs personnes, qui ont survécu à la maltraitance, disent que la peur de l’abandon est plus souffrante que la douleur physique ou morale. Souvent, les troubles anxieux ou les réactions dépressives ont comme fondement la peur de l’abandon.

Les abus correspondent bien souvent à des évènements traumatiques qui se sont produits de façon répétée. Ils ont laissé des marques, car ils ont été perpétrés par les personnes les plus significatives dans la vie de l’enfant dans des étapes de grande vulnérabilité et de construction de soi. Ces évènements traumatiques répétés excédaient les capacités de l’enfant à protéger son bien-être psychique et son intégrité. Il en est de même pour la négligence, ce qui a pu avoir comme impact de compromettre le développement de l’enfant.

Certains clients ont des souvenirs très vifs des agissements traumatiques de leurs parents. Pour d’autres, ce n’est qu’une fois parvenu à l’âge adulte, que les évènements, qui avaient été oubliés, leur reviennent à la mémoire. Ou encore, ces évènements prennent un nouveau sens et sont définis et revécus émotivement comme ayant été abusifs ou négligents. Mais certains des survivants de la maltraitance et de la négligence ne viennent pas consulter pour leur passé traumatique, car leur expérience de vie infantile faisait partie d’une réalité quotidienne familière et normale ; ils n’y trouvent rien de notable. De plus, plusieurs clients n’ont jamais perçu leur famille comme ayant eu une influence nocive sur eux. D’autres ont un grand besoin de préserver une image positive de leurs parents ; ils protègent ainsi leur propre image d’eux-mêmes et conséquemment leur identité. Ces clients sont préoccupés par leur humeur anxieuse ou dépressive ou par les difficultés qu’ils vivent dans leurs relations de couple ; ils veulent améliorer la régulation de leurs émotions et leurs relations interpersonnelles.

Nous répondons toujours aux besoins et préoccupations des clients tels qu’ils les expriment, sans tenter de les convaincre que la source de leurs difficultés réside dans leur passé traumatique. Nous cherchons à créer une relation de confiance et, au rythme des personnes, les aidons à identifier et réguler leurs états émotifs.

Voici les impacts fréquents d’un passé d’abus ou de négligence :

  • Des difficultés dans la régulation des émotions;
  • L’évitement des émotions pénibles par la dissociation, la consommation ou la compulsion;
  • Une mauvaise estime de soi;
  • Des difficultés dans les relations interpersonnelles.

Ces symptômes de base sont très généraux, et ce ne sont pas toutes les personnes avec un passé d’abus ou de négligence qui ont tous les symptômes avec un degré égal de sévérité ; il y a de grandes différences dans la variété et la sévérité d’une personne à l’autre.

Difficultés dans la régulation des émotions

L’histoire d’abus ou de négligence crée des états persistants d’anxiété, ou de colère ou de dépression. Les personnes sont souvent habitées par des états chroniques de grande détresse émotionnelle ; les émotions sont vécues comme des vagues avec des pics d‘intensité. Les clients nous disent : « J’ai des émotions très pénibles qui m’envahissent tout à coup, je ne sais pas d’où elles viennent, je ne sais pas pourquoi je les ai, et je ne sais pas comment m’en défaire ». Même si les clients vivent des périodes au cours desquelles les émotions sont atténuées, ils disent qu’elles sont toujours là, prêtes à ressurgir à tout moment.

Chez certaines personnes, il y a parfois un sentiment de « catastrophe appréhendée », leur stress et leur angoisse expriment la quantité d’énergie qu’ils doivent consacrer à éviter le danger imminent. Chaque expérience négative dans leur vie professionnelle ou personnelle vient confirmer leurs craintes chroniques. La peur de l’abandon peut être une forme de catastrophe appréhendée vécue très intensément, cette terreur peut être pire qu’un danger externe comme une agression, ainsi que certains clients nous l’ont exprimé.

Lorsque l’expérience vécue par l’enfant était constituée d’agressions et de menaces, cela a créé un état constant d’adaptation vigilante et défensive. Les interactions familiales ont conditionné l’enfant à se focaliser sur les dangers et la survie au lieu de l’apprentissage, il a appris à éviter les dommages plutôt que de s’ouvrir à des expériences nouvelles. Devenus adultes, ils ont conservé cet état de vigilance, même s’ils n’en ont plus besoin ; ces réactions d’alerte surgissent sans raison apparente et plusieurs symptômes d’angoisse et de panique y sont reliés. Leurs réponses à la menace, rapides et automatiques, impliquent des portions primitives du cerveau (amygdale), escamotant les parties impliquées dans des adaptations plus complexes ; ces réactions de survie sont pré – conscientes et s’effectuent en une fraction de seconde. Les clients se plaignent souvent que leurs émotions sont hors de leur contrôle or, les résultats obtenus par l’observation directe du cerveau, que permettent les nouvelles techniques d’imagerie mentale, démontrent que les expériences traumatiques infantiles s’impriment dans le cerveau. Quand les clients nous disent que leurs réactions sont automatiques, comme un réflexe, ils ont raison, c’en est un. Mais les recherches démontrent aussi que le cerveau est très malléable, les réflexes pouvant se désapprendre.

Certains enfants ont réagi en apprenant à faire face au danger, mais ont appris en même temps à ne pas ressentir. Certains survivants de l’abus ont développé une sorte d’anesthésie affective, parfois vécue comme une absence d’empathie, par les proches. Ils ont par contre d’excellentes capacités de résolution des problèmes, sont très efficaces au travail ; leur enfance leur a appris qu’ils devaient se débrouiller seuls.

D’autres ont appris à ressentir, mais ne savent pas comment faire face aux difficultés. Ces personnes sont constamment habitées par la peur et l’insécurité, elles se sentent démunies, ce qui les met à risque de dépendance affective et d’exploitation, car elles recherchent des personnes qui vont les sécuriser.

Une autre émotion très importante, souvent négligée, est la honte, une honte paralysante, très souvent liée à la peur ; les personnes se méprisent elles – mêmes. C’est une émotion très forte, pas toujours exprimée spontanément ; elle est l’expression émotive de la mauvaise estime de soi, dont nous discutons plus bas.

Notre priorité est d’aider les clients à accroître, le plus rapidement possible, leurs capacités à identifier leurs fortes émotions puis à les moduler, plutôt que de chercher à les éviter. Il existe plusieurs techniques qui sont proposées pour aider les clients à moduler et réguler leurs émotions ; nous avons écrit un texte sur la régulation des émotions que vous pouvez consulter. Nous suggérons parfois des exercices à faire à la maison.

Pour favoriser l’expérience de ressentir et nommer l’émotion, nous demandons par exemple aux personnes d’écrire leurs émotions au lieu de les agir ou de les fuir. Par exemple, nous pouvons suggérer de diminuer un comportement compulsif et d’écrire ce qui est ressenti. Le recours au journal des émotions ou la rédaction d’une lettre à un proche (parent abuseur, ex-conjoint, etc.), mais sans la leur faire parvenir, sont d’autres moyens.

Évitement des émotions

Lorsque les émotions deviennent trop pénibles, les personnes vont chercher à les éviter de plusieurs façons. Or, les recherches, de même que l’expérience clinique, démontrent très clairement qu’essayer d’éviter les émotions produit l’effet contraire, parce que la suppression accroit les affects négatifs et augmente l’activation physiologique. Supprimer ou éviter les pensées, sentiments  ou comportements  a pour effet que ce qui est supprimé devient intrusif et prend une valence négative ; en somme, plus on essaie de fuir ou de supprimer les émotions, plus elles s’amplifient ; il faut donc les affronter.

C’est pourquoi nous demandons aux clients, quand ils se sentent prêts, de se laisser envahir par l’état de panique, de détresse ou de honte. Le lien de confiance doit être solidement établi afin que les personnes se sentent suffisamment en sécurité pour accepter de faire ce qui est contre nature pour elles. Nous savons que ce que nous leur demandons est très difficile, mais nous sommes là avec elles et leur assurons que rien de mal ne va leur arriver. Parfois nous utilisons la métaphore de se laisser flotter sur le dos dans un fort courant de rivière ; c’est épeurant, mais nous sommes sur la rive et les accompagnons. Provoquer de façon délibérée un accroissement de la détresse signifie que l’on est un peu plus en contrôle de ses émotions au lieu de les subir contre sa volonté.

Si on peut accroître le malaise on peut aussi accroître délibérément le bien-être. Ainsi nous aidons les clients à identifier les activités qui les font se sentir bien (marche, musique, activité physique) et les encourageons à les pratiquer souvent afin de développer le réflexe de s’auto-réconforter (self soothing). Lorsque les clients n’arrivent pas à identifier d’activités, nous pouvons utiliser la technique de visualisation dirigée qui crée un monde de fantaisie pour provoquer le bien-être.

Ayant progressivement acquis la capacité à réguler leurs émotions et à créer par eux-mêmes des états de bien-être intérieur, les clients sont prêts à remplacer les émotions de peur, de colère ou de honte par la tristesse, qui est une émotion normale.

Voici comment les clients cherchent à éviter leurs émotions :

  • L’amnésie;
  • La dissociation;
  • Les compulsions;
  • La consommation;
  • L’auto mutilation.

Amnésie

L’amnésie est l’absence de souvenirs, par rapport aux évènements traumatiques d’abus ou de maltraitance. Il n’est pas rare que les clients aient chassé ces souvenirs de leur mémoire, mais ils peuvent réapparaitre à l’improviste (flashbacks), par exemple à la fin de la vingtaine ou au début de la trentaine. L’amnésie est un mécanisme de protection qui a permis au client d’éviter de ressentir une émotion trop pénible qui aurait menacé son équilibre psychologique. Nous préservons cette fonction de protection et n’insistons jamais pour récupérer ces souvenirs ; notre priorité est de protéger le fonctionnement psycho social. Il n’est pas conseillé d’avoir recours à des méthodes particulières, comme l’hypnose, pour faire revenir les souvenirs à la mémoire; il y a un risque de créer des faux souvenirs, surtout si les évènements ont eu lieu en bas âge (4, 5, 6, ans).

Étant donné que ces souvenirs sont intimement liés à des émotions, il est prudent d’attendre que les souvenirs remontent naturellement à la surface à mesure que les clients apprennent à exprimer leurs émotions.

Dissociations

Ce que nous appelons dissociation est l’absence de conscience par rapport à des gestes qui ont été posés. Des clients sont très surpris lorsque leurs proches leur décrivent leurs comportements dont ils n’ont aucun souvenir; ils ont l’impression d’être fous. Mais la dissociation est un mécanisme de protection normal contre une émotion extrêmement pénible. On pourrait faire l’analogie avec un fusible qui saute, coupant le courant électrique, afin d’empêcher une surcharge.

Ce mécanisme de protection s’étend parfois, comme une tâche d’huile, à d’autres domaines de la vie et peut prendre toutes sortes de formes :

  • Diminution de la conscience de l’environnement immédiat;
  • Dépersonnalisation, détachement, observation de la vie de l’extérieur;
  • Monde de fantaisie (imagination) très absorbant;
  • Fugues, c’est-à-dire se retrouver à un endroit, sans se rappeler s’y être rendu;
  • Sensation d’être divisé en partie;La dissociation est toujours précédée d’une émotion très pénible que l’on cherche à éviter.

Compulsions

Les compulsions sont des façons d’agir l’émotion au lieu de la ressentir ; elles peuvent prendre toutes sortes de formes, comme des comportements répétitifs concernant la propreté par exemple, mais aussi la boulimie ou autre manifestation. Chez certains (es) clients (es), la compulsion peut s’exprimer sous forme de jalousie excessive ; les comportements et attitudes du/de la copain/ine étaient faussement interprétés comme des menaces de rejet. La peur intolérable de l’abandon, déclenchée par un délai de réponse du/de la copain/ine à leurs téléphones ou courriels, est évacuée par des appels téléphoniques ou messages courriel répétés. Ces comportements de harcèlement, pour éviter de ressentir la détresse, conduisent souvent à des ruptures de couple.

Consommation

Des survivants de la maltraitance et de la négligence ont parfois aussi recours à des méthodes inadéquates pour évacuer les émotions pénibles comme la consommation. On appelle cela l’auto – médication, dans le sens où la drogue ou l’alcool chasse les émotions pénibles. Mais, même si la consommation produit l’effet désiré à court terme, plus cette habitude devient chronique, plus les effets indésirables s’accentuent et moins les effets positifs durent longtemps.

Notre approche consiste à demander à la personne de retarder ou de diminuer sa consommation au lieu de recommander l’abstinence. Puis nous lui proposons d’explorer, avec une attitude de curiosité, le dernier incident, ce qui l’a déclenché, son contexte d’apparition, l’intensité de l’angoisse à ce moment.

Auto mutilation

Les personnes qui se blessent délibérément, comme se taillader les poignets, cherchent aussi à éviter une émotion pénible ; car ce geste provoque la sécrétion de la dopamine qui a un effet calmant. Elles doivent apprendre à tolérer leur détresse plutôt qu’avoir recours à ce mécanisme d’évitement.

Ces comportements qui passent par l’agir, permettent d’évacuer l’anxiété et la détresse à court terme mais sont potentiellement nuisibles, dangereuses et auto – destructrices à long terme pour les clients. Ils se sont développés, entre autres, parce qu’on ne leur a pas appris des méthodes plus fonctionnelles de moduler les émotions pénibles et ils persistent parce que le client ne connaît pas d’autres méthodes pour procurer un soulagement immédiat.

Mauvaise estime de soi

Une estime de soi très basse est un symptôme quasi universel chez les adultes qui ont survécu à la maltraitance ou à la négligence. Ils ont un sentiment chronique de culpabilité et de honte, un sentiment de ne pas avoir de valeur, d’être mauvais, ne méritant pas l’attention des autres. Ils vont toujours être portés à se blâmer et s’attribuer la responsabilité pour des difficultés à l’emploi, ou dans leurs relations de couple. Ils vont même aller jusqu’à penser qu’ils méritent ce qui leur arrive. Leur dialogue interne répète les critiques et blâmes entendus dans leur enfance ; par exemple qu’ils sont inférieurs, stupides, paresseux ou sans valeur. D’autres se voient comme des personnes endommagées, handicapées ou malades mentales ; certaines personnes ne pensent pas qu’elles ont le droit d’exister.

Les fausses croyances négatives à propos de soi sont très difficiles à corriger. De plus, la famille n’a souvent pas su apprendre à la personne à exercer une pensée réflexive, ce qui contribue bien souvent à l’incapacité de se fier à son propre jugement ou au besoin excessif de plaire et de se conformer. Nous pouvons progressivement identifier ensemble les fausses croyances, les questionner et les aider à développer un autre regard, différent, sur eux-mêmes.

Pour contrecarrer cette auto – dévaluation, nous pouvons mettre en évidence les impacts positifs d’une enfance d’abus.

Les compétences

Les personnes qui ont survécu à la maltraitance n’ont pas que des symptômes ou des handicaps; les symptômes pourraient être re-définis comme des réactions normales à des situations anormales; leurs réactions d’adaptation et de survie étaient appropriées et les seules possibles; l’abus n’est pas un symptôme mais une expérience de vie.

L’expression « Survivants adultes de la maltraitance », a l’avantage de mettre l’accent sur la cause et sur les forces, qui est un des objectifs du traitement. La résilience est souvent mentionnée comme un des traits de caractère des survivants adultes d’une enfance marquée par les mauvais traitements ou la négligence. Ces personnes ont acquis une capacité d’endurance hors du commun face à des expériences stressantes, par exemple certaines sont capables de supporter un climat de travail tellement mauvais que les collègues quittent parce qu’ils n’en peuvent plus. D’autres vont faire preuve d’une absence de peur face à des situations menaçantes qui font fuir les autres. Plusieurs ont acquis une détermination qui les pousse à franchir les obstacles qui se dressent devant eux pour leur accomplissement professionnel ; les amis et collègues sont impressionnés par leur force de caractère. Certains font preuve d’une grande adaptabilité qui les rend capables de composer avec toutes sortes de situations variées.

Les personnes, qui ont appris à survivre aux humeurs explosives et imprévisibles de leurs parents, ont développé une super intuition et une grande capacité à ressentir les émotions des personnes autour d’eux ; elles n’avaient pas le choix de développer ce « radar » intuitif car leur survie dépendait de leur capacité à anticiper les humeurs. Quant aux enfants, qui ont dû prendre soin d’un des parents, ils sont appréciés comme adultes parce qu’ils ont beaucoup d’empathie, ont à cœur ce qui arrive aux autres et savent comment les soutenir.

Les épreuves de la vie qui ne réussissent pas à tuer une personne la rendent plus forte, dit un vieux dicton. Mais la plus grande force de caractère et la résilience n‘enlèvent pas le mal-être intérieur pour les personnes qui ont subi ce stress traumatique de façon prolongée durant leur enfance.

Nous amenons parfois les clients à actualiser leurs compétences dans l’action. Par exemple pour des clients constamment rabaissés et invalidés dans leur enfance, nous recommandons de faire du bénévolat, sachant que leurs qualités y seront reconnues.

Relations interpersonnelles intimes

Même si la sphère professionnelle a été préservée pour plusieurs clients; ils ont de gros problèmes avec les relations intimes. Le contraste est parfois frappant entre le grand succès professionnel de certains d’entre eux et leurs inaptitudes dans leurs relations de couple. Plusieurs reproduisent, à des degrés divers, les relations abusives ; par exemple, des femmes vont toujours se retrouver dans des relations avec des hommes qui les rabaissent, les diminuent et attaquent leur estime d’elles-mêmes.

L’impact le plus dommageable est causé lorsque les figures parentales étaient à la fois des sources de soutien et des sources d’abus. L’amour et la protection étant toujours accompagnés d’abus, ils ont appris à tolérer et à accepter que les rapports intimes soient abusifs. Certains enfants ont vécu des expériences qui s’apparentent à un conditionnement, dans le sens qu’ils étaient toujours soumis à la même séquence d’évènements, par exemple le parent pouvait répondre aux besoins d’affection de son enfant en le cajolant, pour ensuite lui faire mal physiquement ou psychologiquement. Pour ces personnes, leur expérience infantile les a conditionné à associer amour et abus, de telle sorte qu’elles vont s’engager dans des relations amoureuses abusives; pour elles l’amour fait mal.

Les abus ont comme effet d’accroître chez l’enfant les besoins d’affection, de telle sorte que, rendu à l’âge adulte, il va être porté à tout faire pour obtenir la plus petite marque d’attention, même à subir les abus.

Pour d’autres, il y a une méfiance chronique, une peur de l’abandon ou une anesthésie affective. Ils abordent leurs difficultés conjugales comme un problème à solutionner, comme ils le font à leur travail. Ils ne comprennent pas et ne savent pas comment faire lorsque leur conjointe leur demande d’exprimer leurs émotions. Il n’est pas rare que des femmes amènent leurs conjoints en thérapie de couple, en se plaignant qu’ils manquent d’empathie ; ceux-ci sont désemparés, car ils ne savent pas comment devenir empathiques.

Certains, malgré les abus et la maltraitance, ont conservé un instinct qui les fait choisir des personnes qui les aiment, les soutiennent et prennent soin d’eux.

Dysfonctionnement en société

Au-delà des impacts directement reliés aux abus et à la négligence, il y a les conséquences d’avoir vécu dans un environnement familial désorganisé, et plusieurs des difficultés que vivent les survivants seraient dues au contexte familial dysfonctionnel. Ce contexte familial se caractérise souvent par des conflits et une atmosphère chaotique.

Ainsi, les figures parentales ne leur ont pas appris l’affirmation de soi, la prise de décision, la capacité à identifier ses émotions et comment solutionner les conflits interpersonnels. De plus, il y a souvent du désespoir, un sentiment de vide, de ne pas trouver de sens à leur vie et aussi des problèmes d’identité, ne pas savoir qui ils sont.

Le client est conscient de ses déficits développementaux et de son manque d’habiletés sociales ; le client doit faire le deuil de ne pas avoir été un enfant « normal », mais aussi faire le deuil du parent aimant et soutenant ; en somme, accepter, avec l’émotion « normale » de tristesse, de ne pas avoir été aimé et protégé. Le processus de deuil amène avec lui une attitude de compassion envers soi-même, qui remplace l’auto critique.

Les relations avec la famille d’origine

Il est fortement déconseillé de tenter de régler ses comptes avec ses parents abuseurs; il est préférable de rompre ou de diminuer les contacts. C’est ce que disent la quarantaine de personnes, qui avaient été sévèrement maltraitées mais qui fonctionnaient assez bien, dans une étude américaine réalisée par O’ Connell Higgins (1994). Elle leur avait demandé comment elles avaient réussi à avoir une vie relativement normale et il est ressortit qu’elles avaient toutes rompu ou diminué les contacts avec leur famille. Elles ont préféré mettre du temps sur leurs propres besoins plutôt que sur le pardon et ont choisi de s’investir dans leur famille et leur fonctionnement socio professionnel. C’est dans un but de protection de soi que les contacts doivent être soit rompus, soit distancés ou atténués, soit encadrés dans des limites claires; cette distanciation s’inscrit dans la démarche de prendre soin de soi et de s’auto – réconforter.

Cet article rédigé initialement le 18 juillet 2014 a fait l’objet de quelques modifications en date du 22 avril 2016.

Pour aller plus loin :

Lecomte, J. (2004). Guérir de son enfance. Paris : Éditions Odile Jacob.

O’ Connell Higgins, G. (1994). Resilient adults : overcoming a cruel past. San Francisco: Jossey Bass Publishers.

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À propos des auteurs: Jérôme Guay, Ph.D., et Rébecca Ganem, M.Psy., sont tous deux psychologues au CCPE et ils travaillent en collaboration avec  Diane Uwanyirigira, M. Psy., psychologue.

Tous les trois offrent en équipe des services de psychothérapie et de counseling nottament à distance, en télépsychologie, auprès des adultes ayant vécu des expériences traumatisantes durant l’enfance.

Retrouvez tous les détails de l’Équipe en maltraitance et en trauma ici : https://www.ccpeweb.ca/equipe-en-maltraitance-et-en-trauma/ .

206 réflexions au sujet de “Les adultes qui ont survécu à un passé d’abus ou de négligence”

  1. Bonjour,
    Cet article est très juste et explique bien qu’il est important d’accepter nos différences d’enfants abusés (psychologiquement physiquement ou autre) qui s’expriment dans certaines relations aux autres, dans l’anxiété ou le mal-être. Ces différences font partie de nous et nous ont sauvées la vie lorsque nous étions enfant.
    Aujourd’hui ces reflexes ou réactions ne sont plus nécessaires car notre environnement a changé. Il faut accepter ces ressentis qui sont inscrit en nous, les réévaluer vis à vis de la situation actuelle pour comprendre que ces ressentis ne sont pas adaptés aujourd’hui. Une fois le mécanisme en place, on peut réduire ces états et se concentrer sur le présent et ce que l’on veut construire.
    Juste pour témoigner, j’ai entamé une psychothérapie un peu par hasard suite au décès de ma mère d’un cancer. Considérant qu’il pouvait être bien de voir quelqu’un suite à ces épreuves. En échangeant avec la psy, j’ai compris beaucoup de choses, notamment l’incapacité de mes parents immatures à nous prendre en charge mon frère et moi. J’ai aussi compris la dépression de mon frère qui a fait le choix de s’isoler de tous et qui peut rester des mois sans voir personne. J’ai compris qu’enfant par résilience j’ai fait le choix moi de me créer un rôle, de prise en charge de mes parents et de mon frère. Adultifiée, cela m’a permis d’exister et d’avoir un rôle, une existante. Ce rôle m’a parfois épuisé moralement et physiquement. J’apprends aujourd’hui à lâcher prise quand je sens que ce rôle est trop envahissant mais je l’accepte aussi car il fait partie de moi et m’a aussi apporté des qualités d’empathie, d’intuition, de persévérance…Tout n’est jamais ni noir ni blanc. Acceptez vous et utilisez le positif que ces épreuves vous ont permis d’acquérir.

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  2. J’ai eu une enfance douloureuse, traumatisante. Vous avez raison je me suis retrouvée dans certaines choses décrites un radar, une capacité plus grande, de l’endurance trop grande qui fait un dérèglement ou l’on finit par s’oublier. J’ai eu adulte une vie heureuse mais un petit tracas de la vie, un divorce, ma décision et simplement car les sentiments avaient changé que nous n’avions plus la même conception de la vie de l’avenir, rien de traumatisant. Et…… j’ai retrouvé un compagnon pendant 1 an et demi c’était fabuleux donc on a décidé de vivre ensemble et depuis c’est la douche froide la descente en enfer, insultes, violence verbales et psychologiques, parfois physiques pas ruées de coup mais des bleus sur les bras car saisit violemment, a plusieurs reprises, 5 anniversaires de violence ou mes cadeaux sont soit accompagnés d’insultes, de violence sur moi et/ou objects et/ou d’indifférence. Je voudrais par ce message témoigner dans mon cas ce n’est en aucun cas mon enfance difficile qui me formate à accepter cela, par contre vous avez raison elle me permet d’être plus courageuse, plus battante, plus stressée et angoissée, je me bas chaque jour pour faire changer cette situation, j’essaye de le convaincre de se faire aider, il l’a fait qques petites séances de psychologues, mais pas de manière sérieuse et suffisante, quand il y a eu des bleus j’ai de suite réagit fait constater par un médecin et déposer une main courante. Je suis une victime mais pas soumise ! Et mon enfance justement fait en sorte que j’accepte encore moins cette humiliation, elle me fait sûrement plus souffrir. Effectivement ma vie fait que j’ai une endurance, grande, énorme, démesurée même et mon état de santé s’en voit dégradé carrément, trop de courage, d’agression…. si aujourd’hui je n’ai pas trouvé de solutions. Le problème ne vient pas de l’enfance si je suis emprisonnée et torturée de la sorte si je ne peux pas me libérer c’est la société, les salaires peu élevés, je suis actuellement sans emploi car j’ai été licencié économique j’ai fait 2 formations que j ai réussi malgré cette tourmente, cette torture. j’ai suivi les conseils des médecins j’ai appelé des associations, j’ai pensé aussi à voir une assistante sociale. Mais ils n’ont rien c’est un combat encore pire qui peut nous détruire encore plus car après autant de torture ont est épuisé et trop faible psychologiquement pour avoir des portes qui se ferment une par une, connaitre le mal logement, connaitre des problèmes financiers, connaitre des tas d’emmerdes croyez-vous qu’on ne risquerait pas pire, une dépression sévère, la mort, sans pouvoir remonter à la surface car trop violente, l’épuisement est là c’est comme si on demandait à un grand sportif qui vient de rentrer dans le guiness des records de nous refaire de suite la même prouesse sans repos et cette fois également avec une pénalité sans boire et sans manger (c’est une métaphore) mais c’est bien ce courage la qu’on nous demande. Trouvez vous ça humain ???? Trouvez vous cela envisageable ??? Alors oui la psychologie est essentielle, oui elle a raison dans mon nombre de cas, mais on ne rentre pas forcement tous dans des cases. Comme chaque individus à ses faiblesses. Donc je voudrais décrier parlons d’avantage des harceleurs, des manipulateurs, des personnes violentes agressives. Faisons de la prévention. Et parlons aussi de cette société ou il est difficile de simplement se nourrir ou partir en vacances par manque financier quand tous va bien !! Quand on doit déménager soudainement brutalement qu’on est pas a temps partiel pourtant. mais que la société nous demande un cautionnaire pour se reloger car un salaire de base comme beaucoup de français, la seule personne à qui je pourrais le demander est ma mère mais elle ne peut pas car elle est handicapée et une personne handicapée n’ai pas admise a être cautionnaire. Les aides il n’y en a pas, c’est juste qu’on veut bien me payer une chambre d’hotel pendant 1 temps pr sortir de cette urgence un logement provisoire en chambre d’hotel et ensuite c’est démerde toi et oui p’être une assistante sociale qui finira par te placer sur une liste d attente ou on ne te demandera pas de cautionnaire. Voilà la triste réalité !!!!!! je me connais parfaitement je sais que mon choix est mesuré j’ai cet instinct de survis mais à l’heure actuelle il est préférable que je sois en colocation avec un manipulateur !!!! Car je sais que je n’ai pas encore atteints mes limites, mais que de rencontrer ttes ses difficultés là ça me couperais l’herbe sous le pied mentalement je ne m’en sent pas capable et je sais que mon état physique mental et de stress sera plus grand !

    Je pense que je ne suis pas la seule femme à traverser cela tu as le choix c’est soit tu vis en enfer soit et bien on te placera sur un bucher, du coup tu choisis quoi ????? Je me connais, je connais mes limites, mes faiblesses et si je reste c’est seulement pour cette raison l’extérieur sera encore plus violente et hostile. Et en aucun cas c’est car j’ai vécu un passé douloureux qui me tiraille pour me délier ! Je vais essayé de voir une psychologue pour me préserver et m’apporter un peu de soutiens !!!! Mais je parle à ttes les femmes je vous soutiens !!!! Bon courage à toutes et tous !!! La vie est cruelle pour certains/nes !!

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    • Bonjour , quel courage que vous avez ! Moi aussi j ai vécue étant enfant des blessures psychologiques et physiques avec mon géniteur on dira !! Il nous a rabaissé mes sœurs et moi durant plus de 8 ans jusqu’à qu il parte de la maison car trompé deux fois ma mère ! Il courrait dans la maison pour me bloquer dans un coin et me tapait quand même ! C était toujours des insultes comme quoi on ne ferait jamais rien de bien dans notre vie que l on était des grosses loches , il râlait tout le temps n’était jamais content où alors quand il ne râlait pas il ne parlait pas du tout ! Dès qu il y avait une connerie de faite c était toujours moi qui ramassait bref !! Et maintenant je comprends réellement ce manque de confiance et cette inquiétude qui est toujours présente ( l anxiété) !! Mais lui évidemment il ne reconnaît rien il ne reconnaît pas du mal qu il nous a fait !! Bref un petit court passage de ma vie que je voulais partager avec vous !! Prenez soin de vous et Bon courage à vous et bonne continuation

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      • Laurence ne désespérer pas, moi j’ai réussi à avoir énormément confiance en moi mais comme vous plus jeune ce n’était pas le cas, mais ça se travaille… Malgré tout … même en ayant confiance je ne vous cache pas que la souffrance est là, ce sont des situations injustes, ça rend triste, ça peut révolter même, ça fatigue….Ce que je vis actuellement doit être différent de ce que vous raconter et avez vécue mais mon interlocuteur actuel à les mêmes réactions, irritabilité, agitation, violences verbales par dénigrement, insultes, parfois violence contre objets et si on essaye de trop s’affirmer ou a montrer ou dire son désaccord ça devient physique, aucune remise en question, ne semble ensuite pas avoir de remords car on a presque la sensation que dans sa tête nous sommes nous autres fautifs, tout est de notre faute hors que pourtant dans les faits le poids dans la balance indique le contraire et franchement le contraire, en gros il faudrait pour vivre aux côtés de quelqu’un comme ça, être dénué de ttes envies, sentiments, émotions et se faire insulter voir pire avec un sourire radieux et encore je suis sur qu’il y verrait encore un truc à redire. Et tout comme vous quand il n’y a pas cette violence c’est l’indifférence la plus totale qui prend place. Essayer de travailler sur votre confiance en vous ça aide et quand on a confiance en nous et bien on va être donc moins dans l’acceptation de la situation, on va moins s’isoler, on va plus agir, on va moins s’oublier, cela vous fera souffrir mais moins, et ça n’aura plus du tout le même impact sur votre amour propre ou vos agissements. Et si les traumatismes sont passés et que vous ne les vivez plus actuellement….avec le temps ils seront moins présents, moins intenses et vous pourrez même vous en faire une force. Le bonheur n’est pas un repos, c’est un échec qui se surmonte, un effort qui réussi, une expérience qui enrichit donc faites en une force !!! Face à des individus violents, manipulateurs, ou avec troubles du comportement, si ils n’ont pas le déclic eux même de changer ça ne changera peut être jamais, on aura beau l’aider.. tout faire pour, faciliter, se justifier expliquer, faire le 1 er pas, se plier en 4…ça ne fonctionnera pas, peut être que dans les troubles de comportement de ses personnes il existe peut-être justement un gros déni, ils finissent peut-être par être convaincu qu’ils ne sont pas responsables, se mettent des oeillères.
        Donc au final les 2 ont des troubles du comportement la victime (nous) va être triste, anxieuse, affectée, manquer de confiance, trop s’acharner à vouloir changer cette situation, et la personne responsable, dans son trouble il y a du déni, donc elle n’en fait pas exprès !! donc il reste à faire quoi ????? Quand la communication ne mène à rien quand la personne ne reconnait aucuns torts même face à de la violence, pour moi même face à un ennemi ont doit avoir du respect et ne pas l’insulter !!! Si l’on ressent que la personne n’a même pas l’envie de se faire pardonner ou qu’aucun n’agissement ne le montre….et quand nous on arrive pas du tout à ne pas en souffrir, quand cela nous parasite trop quelque part c’est aussi un trouble, on sait que c’est injuste, on voit que c’est destructeur mais on s’accroche à l’idée d’un éventuel changement, on a des attentes trop importantes, pourtant on sait que ce n’est pas bien d’attendre trop des autres, l’amour que ce soit en couple, familial ou amical doit être principalement du plaisir, donc l’issue la plus certaine, quand le temps n’a pas suffit, la communication non plus je pense il ne reste que la séparation, elle est salutaire, si il s’agit de parents changer la relation et y mettre vraiment de la distance je ne suis pas pour rompre complètement le contact, parfois c’est malheureusement nécessaire mais si on peut conserver un lien et se côtoyer ou s’appeler occasionnelement c’est moins violent je trouve et l’acceptation!!!!!!!! accepter que l’on aura pas ce dont on avait besoin est la clé, personne ne fera changer personne, quand une personne change c’est qu’elle a eu son déclic et à eu l’envie de changer.
        Moi je l’ai ce déclic, je veux être heureuse, je vois c’est impossible avec lui, beaucoup de temps c’est écoulé sans déclic de son côté c’est que ça n’arrivera probablement jamais, et moi j’arrive absolument pas à ne pas être triste quand on m’ignore trop ou face à des insultes. je rêve chaque jour d’être enfin séparé mais dans mon passé j’ai vu aussi qu’il faut être prêt !!!! Mentalement !!! on a besoin aussi de l’aide des autres que ce soit amis, famille ou psychologue, d’être aiguillé aussi par des assistantes sociales, et au chômage avec 2 enfants en garde exclusive bah il ne faut pas faire n’importe quoi. Mais moi j’ai confiance je pense je vais y arriver ça va être un combat très très difficile, pour le travail je ne me fais pas de soucis j ai eu un cdd, puis un cdi rapidement mais j ai fait une rupture conventionnelle au bout de 4 mois, mon employeur pas trop correct 2 jrs après ma période d’essai m’a affecté à d’autres taches à 30% de mon temps que je n’affectionnais pas et de plus très mauvaises ambiance entres collègues ensuite la crise du corona me voilà …mais je vais vite retrouver un travail et je ne suis pas exigeante même si c’est de l’usine qui m’attend moi je m’en fiche un peu. Et je suis sur que je ne connais peut être pas tout mes droits, toutes les aides, puis là j ai un petit soucis bénin de santé et je dois peut être me faire opérer, ça me rajoute du stress. Et oui le destin des fois !!! Le ciel nous tombe parfois sur la tête !! j’espère que si je me bat je vais être récompensée, mais dans mon anxiété je viens de comprendre que j’ai peur, j’ai très peur et si ce qui m’attendait me faisait encore plus souffrir…faisait souffrir mes enfants….j’ai peur avec un smic 2 enfts en garde exclusive j ai peur du mal logement quand je dis mal logement c est mauvais quartier, mal fréquenté, mauvais environnement pour mes enfants, et je sais ce que c’est j’ai divorcé je gagnais 1900€ net avec des primes en plus, mais ont me demandait des cautionnaires, car dans les 1900€ j’avais une part variable et mon net n’était que de 1500€, j’ai eu beaucoup de galères et de difficultés, pleins de combats de de portes fermées, a l’époque en plus j’avais mes enfants 1 semaine sur 2 donc en regardant mon salaire actuel c’est 700€ de moins et en plus mes enfants en garde exclusive, bah je me dis mais ça va être horrible, qu’est ce qu’il m’attend comme combat, ça va être impossible, j’ai peur..trop peur, et la peur fait que je me force a me sacrifier, je me dis bon la j ai un soucis mais si moi je change, si je fais en sorte de moins souffrir, mon partenaire ne tient pas à me quitter, actuellement on fait chambre séparer et ça n’a pas l’air de le déranger grandement, je me dis bah je n’ai cas faire pareil, et quand mes enfts seront autonomes ca sera plus facile pr moi de partir. Mais non moralement je n’y parviens pas, et j’ai même depuis des maux de tête chronique, mon corps, mon esprit n’y parvient pas du tout……… peut être que je vais avoir le droit à des aides que je n’avais pas le droit avant, peut être que je vais moins galèrer à trouver un logement que dans mon experience car au vue de ma situation je serais en priorité sur une liste pour un logement social, et oui il y a des logements sociaux dans des quartiers un peu craignos, mais il y aussi des logements sociaux bien fréquenté… je me pose peut être trop de questions, j’anticipe trop, donc je v essayer de faire petit à petit, lentement mais sûrement. Pour vous, au vue de mon expérience je vous conseille de vous détacher psychologiquement de ce géniteur, d’accepter la situation, tout est dans l’acceptation, j’ai vraiment pas eu un bon père mais au moins j’en ai eu un, et les souffrances traversées m’ont permis de mieux me connaitre, de connaitre mes faiblesses, m’ont enrichit, essayer de trouver ce que cela vous a apporter en positif, vous avez des valeurs j’en suis sur, vous ne reproduirez pas ce que lui a fait, vous avez due être courageuse, ça vous a permis de developer donc pleins de qualités humaines et relationnelles, votre histoire a fait de vous une belle personne. Et accepter la situation vous avez cette histoire, ça fait partie de vous, j’ai pas eu un bon un bon papa c’est dommage, c’est triste, c’est difficile à accepter, c’est un traumatisme le manque et en plus ils vous à traumatisé mais efforcer vous de passer à autre chose, accepter, on ne passe pas notre vie avec nos parents et notre famille c’est celle qui nous attends demain, les amis, la famille, votre maman si vous avez avec elle des relations saines, votre travail, vos passions…. essayer d’être plus apaisée. Étant enfant moi pareil que vous de gros traumatismes et ma maman trop éprouvée et affectée par la situation n’a pas pu bien se concentrer sur moi et m’apporter les besoins que l’on a étant enfant. Mais j’ai réussi a me reconstruire et à être entièrement en paix avec mon passé, si j’y suis arrivée c’est que c’est possible, pourquoi pas vous. Et moi si j’ai réussi une fois bah pourquoi je n’y arriverais pas 2 fois ! Et le mot de la fin : on risque autant à croire qu’a croire trop peu !!! Donc croyez en vous !!!!!

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        • Merci pour votre témoignage !! Je sais très bien que ça va aller pour moi car j en ai la force et l envie !! Une très belle continuation pour vous et ne perdez pas espoir il y a des personnes qui sont là et qui vont pouvoir vous guider !!

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    • Et je reste optimiste malgré tout ce que j’ai dit précédemment, je compte quand même prendre RDV avec assistante sociale car la mal information peu créer des peurs. J’ai besoin aussi de bien connaitre tous mes droits ou aides éventuelles.

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  3. Cet article est très intéressant. Je suis cependant très choquée par l’utilisation du terme « client » (=consommateur= source de rentabilité), à la place de « patient ». Ethiquement, ça ne passe pas pour moi. Meme si la rentabilité est malheureusement la tendance des structures médicales.

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    • j’ai pensé exactement la même chose. « Client » m’a dérangé.. ça ne colle pas avec la compréhension et l’aide que l’on pourrait recevoir. Effectivement PATIENT est plus approprié!

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      • Bonjour,
        Je crois comprendre en vous lisant que vous habitez en Europe. Je suis Québécoise. J’aimerais vous dire que l’utilisation du mot « client » au lieu de « patient » fait partie de la culture québécoise. Ici, dans les années 1985-1990, alors que je pratiquais la profession d’infirmière, on nous encourageait à utiliser le terme « client », car le terme « patient » est plus péjoratif en ce sens qu’il réfère à une personne malade. Souvent les personnes qui consultent en psychothérapie ne sont pas « malades » physiquement. Elles fonctionnent très bien en société et elles consultent pour se sentir mieux et s’améliorer. Dans un tel contexte, on considère la personne qui consulte comme un « client » qui paye pour obtenir un service. Ici, au Québec, on se fait appeler « client » lorsqu’on consulte un optométriste ou un dentiste, par exemple. Le mot « patient » est plutôt réservé aux personnes hospitalisées ou qui consultent un médecin. Je suis certaine que l’auteur ne cherchait aucunement à blesser les lecteurs qui se considèrent comme des « patients ». Je pense au contraire que c’est une façon de respecter la personne qui consulte en reconnaissant qu’elle n’est pas « malade », mais qu’elle fait plutôt le choix de venir chercher l’aide nécessaire à son épanouissement personnel. C’est, à mon avis, une question de culture différente!
        Cordialement,
        Katy

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  4. Bonjour, je tiens à vous remercier pour cet article, il m’a apporté certaines réponses. J’ai toujours eu conscience que quelque chose n’allait pas avec ma mère et que ce que j’avais vécu n’était pas «normal», mais depuis quelques mois j’ai réalisé que c’était de l’abus psychologique et j’ai arrêté de banalisé se qui m’est arrivé. Ma mère dont je crois est borderline avec des traits narcissiques pronocés m’a toujours abaissé, critiqué, manipulé, parentifié, etc. L’important pour elle c’est de m’utiliser pour obtenir ce qu’elle veut et elle n’éprouve jamais de remord pour le mal qu’elle m’a fait. C’est une abuseure qui joue le rôle de la victime, le comble de l’hypocrisie. Bref, elle entre dans la catégorie des parents toxiques.

    J’ai très peu de souvenirs d’enfances avant mes 12 ans, mais en une seule après-midi au travail (qui n’était pas occupée) j’ai eu des flashbacks qui m’ont profondément attristés. Un ou ma mère menaçait de faire tuer mon chien comme punition, un autre où je pensais de me suicider (j’avais 7 ans et je prévoyais me tirer dans la tête), un autre où j’ai dit que je voulais mourir et m’a mère à dit qu’elle et toute la famille ferait une fête pour célébrer (j’avais 8 ans), un où ma mère me menaçait de mort parce que j’avais échoué un examen. Un autre où elle me demandait une dicté et j’avais une claque dans le visage par faute et elle recommançait la dictée jusqu’à ce que je n’ai plus de faute, elle disait aussi: faire autant de faute tu dois aimer ça les claques. Un que j’ai trouvé très cruel, elle me disait en criant t’as même pas de qualités trouve toi en juste une, j’ai répondu que j’étais utile et serviable, elle m’a répondu je te paye pour ça (allocation de 2$ par semaine pour justifier que j’étais son serviteur) t’es bon à rien et t’es lent. En plus de s’attaquer à qui j’étais elle s’attaquait à ce que je produisais comme travail. Penser me suicider à cet âge, je devais être extrêmement malheureux, les attaques cruelles devaient sûrement être fréquentes. Une fois adloescent et jeune adulte, je réalisais tous les caprices de ma mère (parentification), alors bien qu’il en avait encore, le dénigrement et la critique à sûrement diminué.

    Par contre, il y a eu un flashback qui m’a étrangement fait du bien. J’avais 8 ans, il y avait eu un petit rassemblement familiale avec ma mère et ses deux frères (un alcoolique et l’autre alcoolique, joueur compulsif narcissique). Je n’ai pas eu de souvenir de ce qu’ils ont dit, mais j’ai le souvenir d’être monté dans ma chambre de m’être juré de ne jamais finir comme eux, de faire beaucoup mieux qu’eux dans la vie et d’avoir dressé une liste de leurs comportements que je m’étais juré de ne jamais reproduire. J’ai réalisé après ce souvenir, que c’est un profond mépris que je ressens pour eux, un mépris qui date de mes 8 ans. J’ignore si quelqu’un d’autre a ce sentiment?

    Je n’éprouve aucune colère même après ma prise de conscience. Aujourd’hui dans la fin vingtaine, j’ai des problèmes d’anxiété, des douleurs physiques, une incapacité à dire non, mais sinon je suis fier de ce que j’ai accompli. J’ai eu un grand succès académique, une reconnaissance et une valorisation de mes patrons, un bon emploi, des projets fleurissants, une conjointe merveilleuse. J’ai aussi réalisé depuis peu que le mépris représente un sentiment de supériorité et en y repensant c’est vrai. Depuis mes 8 ans je me concidère mieux que cette famille qui manipule, exploite, n’accomplie rien, agisse comme des parasites sans remord et prétendent être des victimes. J’ai l’impression que cette perception à aténué l’impact des attaques cruelles visant à me détruire. Je tiens aussi à mentionner qu’à l’exception de ces 3 individus, je n’ai aucun sentiment de supériorité envers personne.

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    • Bonjour,
      Je viens de lire votre histoire et je suis particulièrement ému. Je m’associe beaucoup à votre histoire. J’ai 16 ans et je vis avec mes deux parents alcooliques, ma mère atteinte du trouble de la personnalité limite (Borderline) et mon père, violent. Je ressens profondément certains des événements que vous partagez. Ce mépris, je le vis aussi. Cette peine et cette douleur je les ressens aussi. J’ai souvent tenté de garder et inhiber mes sentiments pour éviter de montrer mes faiblesses. Sauf que, pour ma dernière année au secondaire, j’ai décidé de changer ce comportement pour m’aider à extérioriser mes émotions et vivre pleinement. Dans mon programme, je dois faire un projet d’envergure qui dure une année complète. Et pour la première fois, je veux m’ouvrir aux gens pour qu’ils sachent qu’il est possible de surmonter ce genre d’épreuve. Je compte faire un court-métrage documentaire sur ma vie et la façon dont j’ai pu être épaulé par des personnes (principalement mes professeurs) afin d’atteindre un objectif que je me suis donné: vivre pleinement pour moi. Je sais que ce projet ne sera pas de tout repos et que j’aurais de la difficulté à me remémorer certains souvenirs pénibles que je tente de garder secrets. Mais je veux y parvenir. J’aimerais savoir comment vous avez su surmonter ces obstacles de votre enfance et vous épanouir. Si vous pouviez m’aider, vous aiderez toutes les autres personnes qui verront mon court-métrage et qui vivent ce genre de situation.

      Merci pour votre témoignage, vous venez de me donner une lueur d’espoir.

      David Tremblay, 16 ans

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      • Bonjour David, je suis désolé que tu es vécu tout cela, je te félicite d’avoir été chercher du soutient auprès de professeurs qui ont su t’épauler. Une fois une enseignante m’avait demandé de rester après son cours, elle voulait me parler parce qu’elle trouvait que je ne semblais pas heureux et j’ai tout nié, alors que j’aurais dû m’ouvrir. J’ignore toujours pourquoi je ne l’ai pas fait. J’ai lu des ouvrages et articles de psychologues sur les parents abusifs et une validation d’un adulte (souvent un professeur) a permis à beaucoup de s’en sortir, donc je tiens à te féliciter encore une fois!

        J’ai été voir un psychologue qui m’a dit : honnêtement je suis surpris que tu n’es pas plus magané. Il m’a dit que le fait que j’ai beaucoup d’empathie a pû m’aider à m’en sortir. Le fait que cela fait longtemps que je suis conscient que le problème n’est pas moi, mais ma famille à aussi pû aider. J’ai aussi un fort esprit analytique et logique qui aurait aussi pû m’aider à comprendre le fondement du dysfonctionnement familiale. J’ai aussi réaliser dans ma thérapie que c’est lorsque j’ai eu une reconnaissance de mon département à l’université (j’ai été dans le top 5, de nombreuses bourses, plusieurs professeurs voulaient travailler avec moi pour de gros projets de recherches) que j’ai développé une certaine fierté. Une fois que j’ai commencé à travailler, mon ancienne directrice m’a déjà dit on est chanceux de t’avoir et mon patron actuel m’a donné deux évaluations parfaites et m’a dit que si j’aime mon travail, qu’il aimerait que je reste dans son équipe pour plusieurs années. Cela m’a fait un bien fou. D’un côté une mère qui critique, manipule, rabaisse, m’inspire du mépris, alors que des professeurs d’université, des cadres d’entreprise (des gens que j’admire) m’apprécient. Ma blonde m’aime aussi pour qui je suis, pas parce que je suis utile et cela me fait aussi beaucoup de bien. J’ai aussi oublié mon enfance, ce qui est un mécanisme de défence visant à me protéger selon mon psychologue.

        J’ai aussi eu un grand besoin de briser le dyfonctionnement familial qui existe depuis au moins 100 ans en me disant faut que ça arrête à moi, je dois faire mieux.

        Je te suggère la lecture du livre Le drame de l’enfant doué de Alice Miller. Il m’a beaucoup rejoint. Il parle d’adulte qui on vécu de l’abus parental et qui pourtant on connu un grand succès professionnel. Par contre, ces adultes ont de la difficulté à avoir du plaisir, ressente un vide existentiel et se sente étranger à eux-même (ce qui me ressemble). Ils se construisent sur des réalisations professionnelles. Je concidère être quelqu’un de bien et d’accompli, mais il me reste encore du travail à faire pour guérir.

        Pour résumer, mon empathie, mon esprit analytique, le mépris de comportements toxiques et mes accomplissements professionnels et académiques ont je crois permis de m’épanouir.

        Je tiens aussi à te dire qu’il y a toujours de l’espoir, mon grand-oncle a subit les pires crimes possibles durant son enfance (violence psychologique, physique et viole) et pourtant il était devenu une bonne personne, il a été un bon mari, un bon père et une fois à la retraite il a fait du bénévolat. La résilience doit avoir un grand rôle à jouer dans tout cela.

        Il y a aussi beaucoup d’espoir pour toi! Tu as compris très jeune le dysfonctionnement de ta famille ce qui est remarquable (beaucoup le réalise dans la quarantaine). Moi je l’ai minimisé jusqu’à la mi-vingtaine. Tenter de grandir avec un projet artistique pour aller mieux à seulement 16 ans, je trouve cela remarquable. Par contre, ce n’est pas une démarche facile, je te conseille fortement de chercher l’aide d’un psychologue spécialisé dans les abus durant l’enfance au cours de ce processus.

        À mon avis tu as la résilience et la capacité de devenir quelqu’un d’exceptionnel!

        J’espère avoir pû t’aider, si tu as d’autres questions, n’hésite pas.

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      • Bonsoir David… moi-même vécue 12 ans à pleuré chaque soir.. à cause d’une mère alcoolique, méchante, violente… qui n’a cessé de m’insulter, me cracher au visage, me donner des coups de pied, m’empêcher de dormir, de faire mes devoirs etc etc..
        La seule façon que j’ai trouvé pour survivre à tout ça, c’est de m’en échapper.. La fuir ne plus jamais la revoir.. mais 25 ans plus tard, un appel.. il faut s’occuper d’elle… je dois faire ses courses, ses papiers, l’écouter.. c’est insupportable ..au début je repartais dans ma voiture en hurlant « mais pourquoi!? pourquoi dois-je subir ça? qu’ai-je donc fais dans ma vie antérieure pour mériter ça… etc » maintenant 5 ans après je n’en peux plus.. j’ai enfin une dame du clic entourage demain qui vient chez ma mère.. avec moi.. pour prendre le relais.. enfin j’espère.. Donc pour moi la meilleure solution c’est de ne plus jamais revoir les personnes néfastes, toxiques même si c’est un parent…

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  5. Bonjour, merci pour cet article et ces témoignages qui mettent les mots exacts sur ce que je ressens …j aimerais moi aussi raconter mon histoire…
    Lorsque je suis née à Cannes mon père n est pas venu il était à un tournoi de tennis, apparemment ma mère a dit « merde c est une fille »… bienvenue au monde! Mes parents se sont séparés quand j avais 3 ans car mon père a commencé à devenir violent avec ma mère ils ont divorcés quand je avais 5 ans. L horreur a commencé mon père a pété les plombs s est mis à boire et à nous harceler c est a dire à nous suivre partout où on allait il avait une batte de baseball un flingue et une cross de golf dans la voiture. Ils nous attendait devant l école ou devant notre maison et faisait des scandales en hurlant des insanités, des insultes des menaces de morts. La police venait mais disait que tant que ma mère n était pas par terre en sang ils ne pouvaient rien faire. Des fois il passait par dessus le portail avec un cutter et fonçait vers la maison pour tuer ma mère on s enfermait dans la maison et je vivais dans l angoisse constante que ma mère soit tuée. Un jour il nous a entendu devant l entrée de l immeuble et il a arraché les cheveux à ma mère, ma mère a sorti une bombe lacrymogène et j en ai pris aussi plein les yeux. J ai eu peur de mourir à de nombreuses reprises. Un jour j étais à la maison et il est entré dans le jardin j étais terrorisée je me suis blotti recroquevillée jusqu à ce que ma mère rentre. Un jour il a menacel ami de ma mère avec un couteau de plongée. Nous avons déménagé plusieurs fois comme une fuite et à chaque fois l angoisse qu il nous retrouve. Un jour j ai appris qu il avait eue un accident de la route alors que il était complètement saoul et sans assurance alors il est allé en prison. Apparemment il y est retourné encore une autre fois pour conduite en état d ivresse.
    Du côté de ma mère elle était maniaco dépressive avec des très hauts et des bas énormes où elle ne dormait plus n était plus capable de sortir du lit pour s habiller travailler, faire les courses et toutes les activités ordinaires. Quand elle était bien javais toujours l angoisse qu elle rechute ce qui arrivait constamment. Elle a essayé de se suicider plusieurs fois. une fois je l ai vu dans la boignoire avec son ami qui essayait de lui faire vomir les médicaments qu elle avait pris. Une autre fois je l ai trouver en rentrant du lycée elle avait laissé une lettre et avait pris des médicaments. J ai appelé les pompiers et ils ont réussi à la sauver. Elle a eue un lavage d estomac. Ma mère pouvait être géniale gentille accueillante généreuse curieuse etc mais elle pouvait être horrible faisait de grosse colères, m insultait. Elle me racontait toute sa thérapie et surtout sa vie sexuelle lorsque j avais 11 ans. J étais comme son deversoir. Elle m a proposé un jour de venir voir ses ébats amoureux tellement » ils faisaient ça bien  » avec son compagnon. Heureusement ça n est pas arrivé mais j angoissais chaque fois qu il venait car ils hurlaient pendant leurs ébats et faisaient comme si moi et ma sœur n étions pas là. Un jour elle m a dit que elle avait demandé à une  » sorcière » de faire un sort pour que mon père meure ou alors elle pensait à payer quelqu un pour le faire tuer. La maison a pris feu, sa voiture a pris feu, le chien s est crevé l oeil. J ai cru vivre dans un film d horreur pendant de nombreuses années avec des angoisses de mort constantes. Lorsque je me mettais en colère ma soeur me traitais de folle ou parano et j ai cru devenir folle et parano. J ai quitté la maison pour prendre mon appartement et faire mes études à 21 ans, je suis parti en septembre et ma mère s est suicidée en décembre. On l a cherché pendant 4 jours. On a trouvé sa voiture dans la forêt, on a appelé les gendarmes ils ont fait une battue et l ont trouvé morte par intoxication médicamenteuses dans un sac de couchage. Je me suis écroulée. J ai tenue 2 mois puis au bout de 2 mois j avais des angoisses telles que j’ ai dû prendre des médicaments. J ai eu peur que mon père me retrouve et me fasse du mal. Même si quand il n était pas bourré il était gentil. J ai cru être comme elle mais mon psychiatre me dit que non. S en est suivi des années avec des rechutes d angoisses, des dépressions de grosses difficultes à m’ insérer professionnellement. J ai quand même réussi à faire 5 ans d étude, je suis psychologue, sophrologue et j ai réussi à avoir un fils fantastique. Mais je dois trop souvent me  » avec mes angoisses mes souvenirs traumatiques, mes sentiments d être nulle moins que rien « pute conne  » comme disait mon père. Je me sens incapable de faire quoique ce soit et même la réussite me fait peur. Je culpabilise constamment de tout. Et me sens extrêmement seule avec des peurs d être abandonnée, ou de ne jamais réussir à m en sortir. Mes émotions sont parfois complètement désordonnees et partent dans tous les sens. Colères, peur, tristesse, désespoir,je me sens incomprise..je passe par des émotions extrêmes qui me fatiguent et je culpabilise de ne pas être une maman stable et joyeuse tout le temps pour mon fils…et j ai énormément de mal à devenir autonome financièrement et professionnellent donc je me sens dépendante et c’est horrible…bref je me fais accompagné mais le chemin de guérison me paraît très trop long…
    Merci beaucoup de votre lecture , si quelqu’un veut me répondre ça me ferait énormément de bien !! Merci beaucoup 🌈

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    • Vous vous êtes drôlement bien débrouillée! C’est admirable. Ne vous comparez pas avec des standards (vous n’avez pas a être joyeuse tout le temps ni être déjà autonome). Allez à votre rythme; si vous progressez même à tous petits pas, bien; si vous ne progressez plus un temps, mais au moins évitez de régresser, bien aussi. Je crois qu’il ne faut pas se fixer trop d’objectifs à la fois. D’une certaine facon, je trouve que faire du mieux qu’on peut étant données nos circonstances, c’est déjà beaucoup, avec un droit à l’erreur; ne pas devenir une mauvaise personne ou ne pas reproduire sur ses enfants, les mauvais comportements recus, c’est également beaucoup. Vous pouvez être fière du chemin parcouru jusqu’à présent!

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  6. Merci pour cet article, qui est très complet et très explicatif.
    À 51 ans, j’ai enfin eu l’idée de me pencher sur cette période de ma vie et ses conséquences, et lire ces explications m’a permis de voir que je ce que j’ai vécu est malheureusement connu et fréquent, et de mettre des mots sur certains de mes réactions dans la vie et sur leurs origines.

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    • Bonjour, j’ai 26 ans et j’étais maltraitée et battue par mes parents jusqu’à 20 ans. La liste est beaucoup trop longue et triste pour que j’écrive ce qu’ils m’ont fait vivre. Mais, de plus en plus, je remarque ce que ça m’a causé comme des problèmes. Je n’ai aucun empathie ou presque, je ne comprends pas toutes les émotions et sentiments que les autres peuvent ressentir. Quand les gens sont en colère, cela me fait très peur. Je suis toujours en contact avec mes parents, mais lorsque je les vois, je suis incapable de les regarder dans les yeux, probablement parce que c’est mes abusers…
      Souvent, je me sens seule. Même si je le suis pas, je me sens souvent triste, et quand je pense à mon passé, j’ai envie de pleurer.
      J’aimerais tellement être normale, j’ai lu énormément des livres sur la violence familiale, et la seule chose que ça me conseille c’est d’aller voir un psy. Mais ça coûte tellement cher que je ne sais plus quoi faire. Puis je travailler sur moi même toute seule? Ou c’est une mission impossible?

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      • Bonjour Anna,
        je pense qu’il est important de libérer votre parole un peu comme vous le faites ici , peut être raconter cela à une connaissance ou une personne dont vous n’êtes pas très proche si le psy n’est pas dans votre budget, vous serez plus à l’aise pour parler sans craindre d’être jugée..
        Il faut ensuite sérieusement penser à vous éloigner des vos parents si être en leur présence vous fait du tort , voyez l’effet que cela vous procure sur du plus ou moins long terme et croyez-moi, vos tripes vous diront si il faut couper les ponts définitivement ou non , je pense qu’on gâche sa santé en pensant que nos abuseurs peuvent changer , réduisez au maximum vos visites chez eux .
        J’espère que mes humbles conseils vous aideront .
        Courage à vous .
        Jay81

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      • Bonjour

        Je te conseil de prendre RDV dans un CENTRE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE « CMP » les consultations avec un psychologue sont gratuit et pour moi c’est gage de sérieux… on ne ce fait pas de fric sur le malheur des autres.

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        • On ne se fait pas du fric sur le malheur des autres. On se fait du fric en aidant les autres à aller mieux en transformant l’insupportable en tolérable.
          Le soin est un métier et le fait d’engager un travail et de payer littéralement et symboliquement peut encourager l’investissement. Certes tout le monde n’a pas les moyens, hélas ce n’est pas remboursé
          Le système public c’est bien mais ça ne convient pas à tous et il y a de l’attente.

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      • Je suis loin d’avoir souffert ce que vous avez soufferts, mais des carences oui. C’est en faisant un test avec un psy pour une orientation professionnelle et de vie que c’est ressorti. Plus grave que je ne pensais. La psy m’a dit qu’il y avait 2 voies: a) la psychothérapie: une année pour chaque année traumatique passée; b) continuer d’avancer toute seule. C’est elle qui m’a recommandé le b). Je ne sais pas si dans votre cas, c’est la meilleure option, mais ne pas pouvoir recevoir une psychothérapie ne doit pas vous empêcher d’essayer, de votre mieux, de comprendre ce qui s’est passé, vous retrouver et vous construire. Il y a maintenant beaucoup d’information et videos disponibles sur internet, ce ne sont plus des sujets tabou. De mon point de vue, c’est une mission totalement possible, parce que ce qui compte c’est votre attitude et pourvoir évoluer dans un cadre qui vous redonne confiance aussi (personne(s) qui vous apprécient). Je connais d’autres cas de personnes qui ont soufferts des abus (psychologiques mais graves) et qui s’en sortent bien. Par contre, pour moi et pour ces cas, la distance avec les parents a été une des clés de la réussite (réussite, cela ne veut pas dire atteindre forcément la « normalité » mais je me demande si cette normalité existe vraiment en tant que telle…). En tout cas, n’hésitez pas, il vaut mieux travailler sur vous-même que rester sans essayer.

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      • les psychiatres sont remboursés, il y a des centres de santé où un accueil de psychologue est gratuit, il faut vous faire suivre.

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  7. Bonjour à tous ,
    J’ai 38 ans et j’ai également été maltraité, négligé et humilié étant enfant.
    Je subissais avec ma sœur les coups et les insultes de mon géniteur , aussi loin que je puisse m’en rappeler j’ai toujours su qu’il fallait se méfier et se tenir à l’écart de cette personne violente .
    Avant même de rentrer à l’école primaire, j’avais déjà reçu quotidiennement ; gifles et coups de ceinture, été étranglé à même le sol , tête cognée contre un mur , été forcé à me mettre à genoux et j’en passe …. tout ceci saupoudré de violences verbales où j’étais sans cesse rabaissé même en présence d’autres personnes.
    Ma mère qui elle aussi a subi le comportement néfaste de son mari ( Querelles conjugales permanentes donc cris et climat très toxique dans l’appartement ) a préféré rester dans le déni, son manque de discernement et le fait qu’elle ne soit pas assez autonome et forte de caractère pour faire ses valises nous a obligés à « serrer les dents » pendant de nombreuses années , ce qui bien sûr a laissé des traces indélébiles sur moi et ma sœur.
    Enfant j’étais complètement mutique et replié sur moi , c’était ma façon de me protéger, j’étais perçu comme ce mec -Chelou- , voire attardé qui n’ouvrait jamais la bouche et semblait toujours triste , personne ne pouvait me comprendre et je ne parlais pas des problèmes qu’il y avait dans notre famille si dysfonctionnelle.
    Même mes géniteurs pourtant responsables du mal être et de la vacuité qu’ils avaient créés en moi, se demandaient ce qui pouvait bien clocher… Ce qui en dit long sur leur capacité de réflexion et leur niveau d’irresponsabilité.
    J’ai découvert la pratique d’un sport collectif à l’âge de 12 ans et ce fut un vrai bol d’air qui m’a permis de m’évader de ce quotidien si oppressant.
    Les coups ont très bizarrement cessé lorsque j’ai eu un pic de croissance et pris 20 cm en très peu de temps à l’adolescence ce qui m’a fait culminer à pas loin d’1,90m , ma voix a muée, je commençais doucement à m’étoffer physiquement grâce à la pratique du sport , qui m’a grandement aidé à reprendre confiance en moi et à m’affirmer , choses que mes parents ne m’ont jamais apprises , les paroles blessantes et les négligences ne se sont pas arrêtées pour autant , à ceci s’est ajouté le fait que ma sœur extrêmement mal dans sa peau et enfermée dans sa chambre à tenté de me manipuler mentalement, de me créer des complexes , cherchait en permanence le conflit ne voulant pas voir son petit frère s’épanouir plus qu’elle ..

    Je me suis naturellement mis en marge de ma  » famille » en passant le clair de mon temps dans ma chambre lorsque que j’étais à la maison , heureusement que des amis rencontrés étaient là pour me faire découvrir la musique, le cinéma… , m’ouvrir plus sur le monde car la curiosité n’était pas du tout de mise chez nous , je déjeunais ou dînais seul dans ma chambre plutôt qu’à la table du salon avec eux , j’évitais au maximum de croiser ce géniteur belliqueux.
    Au niveau scolaire , même si je sentais toujours ce mal être chez moi , tout se passait à peu près normalement jusqu’en troisième, où j’ai fini par décrocher.
    J’ai ensuite vécu de petits boulots avant de passer l’équivalence du bac et rentrer à la fac quelques année plus tard.

    À l’âge de 21 ans , l’ambiance dans le logement était toujours aussi toxique , les provocations continuaient malgré mon attitude évitante envers cet individu, jusqu’au jour où des paroles mensongères déplacées et intrusives sur mes mœurs ainsi que l’ouverture des courriers qui m’étaient destinés m’ont littéralement fait péter un câble !!
    Toutes ces années à être violenté , insulté …
    Ce fut la goutte de trop ; j’ai procédé à un -cassage de gueule – en règle , j’ai dû quitter le domicile et je ne parle plus à cette personne depuis de nombreuses années .
    Après quelques galères de logement, j’ai réussi à me stabiliser quelque part et à faire mon petit bonhomme de chemin professionnellement dans le milieu de l’informatique.
    J’ai dû combattre beaucoup de démons seul , j’ai mis des mots sur mes maux , analyser ce qui m’étais arrivé enfant, j’ai aussi compris pourquoi mes parents avaient agi ainsi , mon géniteur à lui même subi des violences plus jeune sur son Île natale où l’éducation brutale est généralisée et banale mais cela n’est en aucun cas une excuse.
    Les comportements inappropriés de mes géniteurs n’ont pas eu le même effet sur ma sœur qui est toujours très proche de ses parents ,cependant, elle fonctionne très mal ,a arrêté l’école tôt , n’a jamais eu d’emploi stable, des grossesses non réfléchies alors qu’elle n’avait aucune ressources , elle doit élever ses enfants seule et semble être sous l’emprise et dans le déni total , je suis choqué par le manque de confiance en elle et la non prise de conscience qui l’a caractérise..
    Il y a peu de temps j’ai demandé à ma mère avec qui les rapports étaient déjà très distendus depuis des années et qui demandait sans cesse que je passe plus de temps à la voir ,de me rendre des comptes sur ce passé sombre , je l’ai confrontée pour avoir une vraie discussion et aborder ces sujets tabous , j’ai eu le droit à beaucoup mauvaise foi et d’amnésie sélective « J’étais au travail , c’était pour votre bien , je ne savais pas et j’en passe ) devant tant d’hypocrisie et de mauvais foi, je lui ai alors informé de vive voix que je ne voulais plus la voir , que je m’étais reconstruit loin d’eux et qu’il était préférable pour mon bien être personnel que les ponts soient à jamais coupés.

    Je n’ai donc plus aucun contact avec mes géniteurs ni avec ma grande sœur qui je l’espère saura identifier l’origine de ses failles et commencer le long travail nécessaire.
    J’ai toujours un grand plaisir à récupérer ma nièce et mon neveu pour des escapades en ville mais je ne remettrai plus jamais les pieds dans cet appartement où je vois mon petit corps d’enfant marqué à la craie sur le lino du salon.

    – On ne guérit pas dans le lieu qui vous a rendu malade-

    Aujourd’hui je peux dire que je continue à me reconstruire et à m’accepter de plus en plus tel que je suis , je suis toujours dans le combat intérieur, je suis conscient que je manque de certaines compétences sociales dûs à cette enfance douloureuse mais je suis tout de même fier du chemin parcouru et et j’ai soif d’en faire encore d’avantage , nous avons pour beaucoup d’entre nous cette résilience et cette force de tempérament qui nous aident à aller de l’avant face à l’adversité, devenir la meilleure version que l’on aurait dû être demande beaucoup d’efforts mais c’est tout à fait possible et il est primordial de ne plus avoir honte d’avoir été sous l’irresponsabilité de  » parents  » Incompétent .
    Tout va bien chez vous si vous vous questionnez , vous êtes normaux et maîtres de votre bien être futur.

    Jay81

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    • Bonjour Jay81,

      Je n’ai pas été maltraitée pendant mon enfance.
      J’ai rencontré un homme à mon travail qui a été maltraité pendant son enfance (rejeté affectivement par sa mère, battu physiquement par son frere ainé qui a « pris la place du père parti »). Il pratique des arts martiaux depuis son adolescence et du Feng Shui depuis quelque années.

      Cet homme est attire par moi et moi aussi je suis attirée par lui, j’ai fait beaucoup de recherches sur les trauma d’enfance pour mieux comprendre les choses.

      On a commence à sortir ensemble octobre 2019 ensemble mais cela a tourné au vinaigre, du coup cela a été un peu « on and off » entre lui et moi.
      car il avait un comportement bizarre qui font fuir les femmes…

      J’ai quitté l’entreprise et j’ai repris contact avec lui par email début mars 2020, j’ai senti qu’il était content, on parle de tout et de rien, beaucoup de spiritualité.

      Jay81, quels conseils donneriez-vous à une femme intéressée par un homme qui a eu un trauma d’enfance ?

      Merci

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      • Bonjour,
        je pense qu’il n’ y a pas de réponse universelle à votre question , tout dépend du travail que cette personne a déjà fait sur elle même pour briser le cercle .
        Quand vous dites que cela a tourné au vinaigre entre vous , j’espère qu’il n’en est pas venu aux mains … Si son comportement est vraiment dangereux envers vous , je vous conseille de vous en éloigner et de le laisser continuer son cheminement vers le mieux être , ou pas …

        Cordialement.

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    • Merci .. je comprends tellement ce que vous écrivez.. j’aurais aimé avoir un ami comme moi.. alors votre témoignage permet de se sentir moi seule.. comme si on était des amis de part ce chemin presque similaire… Que cela nous a t’il enseigner ? ne pas faire aux autres ce que l’on aime pas que l’on nous fasse.. donner de l’amour et constater que l’on en reçoit est impressionnant, c’est bon et surprenant à la fois..
      Mais je ne comprends pas que l’on puisse reproduire alors je n’aurais jamais te compassion envers nos parents maltraitants, il ne faut pas me parler de résilience. Je ne pardonnerais jamais mais ce que je sais c’est que je ne reproduirais jamais de telles violences. On sait d’où on vient et ce qui est fort c’est de casser ce cycle .. de faire partie de cette construction d’une famille (la notre, quand on devient à notre tour parent) dans l’amour, la tendresse, l’écoute et la protection..

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  8. Bonjour, je voulais vous faire part de mon témoignage : moi je suis issue d’une famille athée. Nous vivions en caravane nous étions mon père ma mère mes deux frères ma sœur et moi. Mes parents étaient des fêtards, l’alcool était au milieu des fêtes parfois une vingtaine de personnes y étaient. Mes parents avaient de mauvaises fréquentations. Aujourd’hui je suis une femme âgés de 37 ans et j’ai 3 enfants, j’ai voulu y faire mes propres recherches donc j’ai commencé à poser des questions à me renseigner à chacune et chacun et c’est comme ça que j’ai su que deux pédophile prenez au milieu de ses fêtes. Quand je pose la question à mon père où est-ce que nous étions pendant ces soirées il me répond: oh c’est vrai qu’on ne faisait pas trop attention à cette époque. Ma sœur était placée en foyer . Ma mère est décédée quand j’avais l’âge de 5 ans. Les services sociaux ont voulu nous récupérer car nous ne vivions pas dans de très bonnes conditions souvent dans la deux plus il avait remarqué des marques sur le corps de mon frère. Mon père si y est opposé à la condition qu’il trouve un logement pour pouvoir nous y loger et qu’il y trouve un emploi. Mon frère avait 8 ans et moi 5 ans quand nous sommes restés dans ce logement , mon autre frère était dans un foyer oui, ma sœur avait 17 ans et elle devait s’occuper de nous alors qu’elle venait juste d’accoucher de plus ma sœur fréquenté un homme qui lui faisait faire le trottoir . Jusqu’à l’âge de mes 8 ans je ne me souviens de rien. Dans cet appartement nous y avons vécu 3 ans pendant cette période j’étais scolarisé mais les professeurs qui me suivait voyez que ça n’allait pas. Ensuite nous avons déménagé un peu plus loin. Dans cette maison mon père a refait sa vie avec une femme qui avait de lourds bagages qui ne trouvait pas sa place parmi nous, mon frère a été placé en famille d’accueil. Quand mon frère rentré les weekends de chez sa famille d’accueil il a commencé à faire des trucs bizarres sur moi il a voulu me mettre son sexe dans la bouche j’ai été traumatisé, je ne pouvais pas en parler car je subissais la violence de ma belle-mère qui buvait beaucoup. Je pense que ça a continué mais je m’en souviens pas. Mon frère était violent avec moi il m’a tabassé. Souvent je me réfugier dans le garage il y avait une petite trappe je me cacher dedans avec une bougie je me disais que personne ne me trouverai et je pouvais y rester des heures. Ensuite nous avons déménagé dans la campagne dans une maison et là cela a continué jusqu’à mes 16 ans, je subis c’est d’un côté ça violence, il m’ettouffais avec des coussins, me couler quand nous étions dans un lac ou une piscine, me tabasser quand il avait besoin de se défouler, une fois il m’a planté la fourchette à travers la main, je ne pouvais rien dire tout le monde s’en foutait. Les nuits il venait me forcer à avoir des rapports sexuel avec lui il me mettait la main sur la bouche il faisait ce qu’il avait à faire il me disait ne t’inquiète pas je ferai attention. Ce qui est étrange c’est que des fois il avait des attentions gentil avec moi , je n’arrivais jamais à m’y retrouver. Je ne comprenais pas ce qui se passait dans ma vie, en plus de ma belle-mère qui passait son temps à me taper ou à me crier dessus ou à m’interdire des choses simples. Il y a pas longtemps un souvenir de mon enfance a ressurgi, je me suis vu vers l’âge de 5 ans à peu près peut-être moins , dans une douche avec un homme et je pleurais, je pouvais voir mon visage oui il était de dos mais je ne pouvais pas distinguer son visage. Quand j’ai demandé à mon père c’est quand nous étions en caravane est-ce qu’il nous avait fait garder à n’importe qui il m’a dit que oui 2 x ou trois fois je sais plus, Pour que mes parents puisse travailler en échange de l’héberger dans notre caravane. Alors j’en ai conclu que ça devait venir de là. J’ai appris que mon frère et ma sœur avait été violée par un pédophile ami de la famille qui faisait souvent des cadeaux à mon frère pour l’acheter, et ma sœur par un autre homme qui vivait pas loin de notre caravane. Plus tard avant d’avoir mes , je me suis mutilé, j’ai pris des drogues plusieurs, j’ai bu oui, j’ai été dans des raves partis avec le père de mes enfants et là se sont enchaînés d’autres galère pendant des années. Aujourd’hui je m’en suis sorti j’ai eu 3 merveilleuse fille j’ai accepté le Seigneur Jésus dans ma vie, il m’a restauré, guéri grâce à lui je peux en il m’a entouré de très bonnes personnes précieuses avec qui j’ai pu avoir un suivi prêt personnel cela fait aujourd’hui 5 ans que je vais mieux, alors je vous souhaite à tous de croire qu’il y a une solution pour chaque problème.

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  9. Bonjour connaissez vous une personne qui pourrait m’aider j’ai hu de la violence physique et mentale par mon père et des attouchements par mon frère depuis toute petite jusqu’à mais 16 ans aujourd’hui j’ai 46 an je vie seule avec mais 4 enfants que j’ai hu comme un viol et pourtant j’adore mais enfants et je suis en difficulté et jean n’ai jamais parlé à personne vous êtes la première a qui j’en parle en 46 ans je voudrais que l’on m’aide mairci de me donné de vaux nouvelles pour savoir qui peut m’aider.
    Merci d’avance.

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      • Bonjour c’est quoi info sociale et est-ce que 811 peut vraiment m’aider est-ce que l’appel coûte cher car je n’ai pas trop les moyens

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        • Le 811 est gratuit, anonyme et confidentiel, il s’agit d’un service de soutient exactement pour les situation tel que vous vivez. N’hésitez pas à appeler, ce sont des gens qui ont l’habitude d’écouter et comprennent très bien nos situations et nos vécus.

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    • je me suis toujours senti seul dans mon problème. Je vois clairement ici que nous sommes plusieurs. Ca fait du bien de se sentir compris quand personne ne comprend autour de vous. Jai 18 ans, adulte depuis peu, je suis présentement enceinte, jai peur, pas de lui faire du mal non cest certain que non mais de netre pas assez bonne. Jai 3 frère et soeur et tous on as été maltraité pendant environs 5 ans de notre vie. jai que quelque souvenirs de ma jeunesse se dont je ne comprend pas la raison. Javais peur dun monsieur de mon entourage étant jeune, il ma un jour obligé de m’assoir devant a la voiture et je pleurais je me rappel, il me chantais « embarque ma belle » je me rappel selement de quelques souvenir de lui mais dans chaqun javais peur de lui je pleurais et parfois je me cachais. Je suis presque sur quil m’a abusé ou faite quelque chose. il dit ici que quelqun peut vous dire comment vous étiez sans vous rappeller et bien cest souvent ce qui se passe dans ma famille, souvent ma soeur me dit « te rappel tu quand on etait jeune […] » mais je me rappel jamais et c’est irritant pour les autres. un jour ma tante ma raconter que mon père avait pris le bras du haut dun lit superposé pour le lancer en bas et que son bras ses casser! jai eue un choc en entendant cette histoire parce que je ne me rappellais pas, jai beaucoup pleurer parce que je ne me rappellais plus et jimaginais mon petit frère soufrir😢 aah oups désolé j’ai oublié de dire que je suis autochtones et a cette époque mon père nous as enlever du jour au lendemain a ma famille pour nous amenner a shawinigan la où on as habité 6 ans de notre vie. Aujourd’hui ma mère depuis notre retour ne sait plus comment nous aimer ounous montrer de l’affection on est plutôt des amies. En revenant a Sept-iles on as tous été placé en famille daccueil, aujourd’hui 3 de majeur et il reste notre petit frère de 17 ans encore placé. Aujourd’hui on est toutes un peu perdu dans la drogue l’alcool ou lautomutilation comme moi et j’espère que nous en sortirons vivant un jour sil vous plait dieux aide nous🙏🏽

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  10. Comme ce texte définit ce que j’ai vécu au sein d’une famille dysfonctionnelle. J’étais le mouton noir de la famille. J’ai été frappée, humiliée, injuriée. Ma mère me traitait de tous les noms désagréables qui lui venaient à l’esprit. Je n’étais jamais capable de satisfaire ses attentes. Je vis des problèmes de rage, je ne suis pas capable d’accepter l’injustice. Mes blessures remontent lorsque je vis des difiucultés.

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    • Bonjour je suis dans le même cas que toi ayant vécu la même chose. Je supporte pas l’injustice ni l’autorité. Un mélange de colère et d’incompréhension, pour parfois pas grand chose… Ça m’empêche d’avancer sur le plan professionnel. Je ressens beaucoup de stress et de tristesse. Sans qu’il y est trop de raisons… Tu as quel âge ? Bonne journée 🙂

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  11. Merci pour ces textes qui expliquent ce que j’ai aussi vécu et que je continue de vivre. Toute mon enfance j’ai dû composer avec les crises de ma mère qui me confiait souvent qu’elle voulait se séparer de mon père et, le soir venu, il fallait « faire voir de rien », c’était « notre secret », c’était « normal », « les femmes sont comme ça ». Quand je m’y suis objecté j’ai passé pour schizophrène, malade mental, homosexuel, etc. « Tout le monde a ses secrets de famille, on n’est pas obligés de parler des nôtres ». Le discours avec ma mère est devenu impossible. Au décès de mon père, ma mère s’est mise à me parler en « on » et en « nous » sans arrêt, malgré que je l’aie suppliée d’arrêter à plusieurs reprises. C’est un « nous » fusionnel de transfert et ostracisant à la fois. C’est sa façon de tenir la « menace » que je représente loin de l’environnement qu’elle contrôle. Mon entourage me conseille de couper les ponts, c’est ce qu’on lit à ce sujet. C’est très difficile car une partie de moi m’a été volée et me manque pour grandir. Je voudrais la récupérer mais il faudrait plutôt que j’accepte ce sacrifice et l’abandon que ça représente me terrifie. J’approche la cinquantaine, ma mère me dit que je « cause sa mort ». Ça sonne une cloche qui résonne trente ans en arrière quand j’allais me cacher pour éviter une de ses crises. Mon cœur affectif a cessé de battre depuis l’évocation de la Mort. Petit, je m’imaginais que j’aurais deux vies, une avec mes parents, l’autre sans. Résultante : aucun attachement possible, à rien ni personne. Heureusement, j’ai un bon travail et de bons amis qui sont ma bouée de sauvetage mais, tout mon environnement est empoisonné.

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    • Bonsoir je suis arrivée ici par hasard, j’essaye de trouver des réponses à mes soucis. Étant donné que nous sommes en confinement, je suis retournée vivre à côté de chez mes parents. Cet endroit est certes magnifique et beaucoup l’idéalise mais il est malheureusement pour moi source de stress et de profonde anxiété. Il me rappelle énormément de mauvais souvenirs que j’ai gardé pour moi et que je n’ai jamais trop réussis à extérioriser. En lisant ce document, je me suis rendu compte que j’ai énormément de soucis et que je dois effectivement le régler en suivant une thérapie, j’ai toujours eu peur de le faire . J’ai été adopté, et j’ai subis pas mal de mal traitance psychologique par ma maman et physique par mon papa, mais j’ai toujours pensé que je le méritais et que c’était une façon d’éduquer son enfant, je suis enfant unique mais je viens d’une très très grande famille que j’ai envie de rencontré . Ce week-end j’ai eu un énorme coup de stress en voyant mon papa s’acharner sur mon chien car il lui avait désobéit, sa façon de le punir en lui tapant dessus m’a provoqué une crise de panique et je suis partie me réfugier dans ma chambre alors que je vais sur mes 30ans. Voilà pourquoi je suis ici. Je me sens soulagé d’avoir pu écrire ces quelques mots.

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      • Salut, ta réaction est normal, beaucoup de personnes ayant vécu de l’abus en prennent conscience et décide d’y mettre fin lorsque l’abuseur fait du mal à leur animal de compagnie.

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  12. Bonjour,
    Croire que parler,fera du bien est un tort .
    Quand je l’ais fait j’ avais 41,42 ans,on ma fait croire,a de la peine qui c’est retourné vers moi en haine.C’était un beau-père violent,marié a une mère prof de français qui elle-même me jetait dans ses bras,cela a duré 10 ans jusqu’à mes 16 ans ou je me suis enfuit de la maison.celui-ci l’a reconnu par écrit,puis c’est suicidé et « elle » par la suite a tenté a ma vie en me laissant un soir de noël a quelque mètre de chez elle mourir de froid dans une voiture sous la neige,des frères aussi dans l’éducation national,dont un franc-maçon qui n’ont rien fait pour agir . Bravo la France

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  13. , bonjour, c’est un super article je n’ai jamais pensé à écrire un commentaire sur une page, bonjour c’est dur de voir ton vrai amour prendre une autre direction, je m’appelle maria luke je suis mariée depuis 20 ans et un jour mon mari m’a dit qu’il ne pouvait pas continuer notre mariage parce qu’il avait vu une autre femme décider de demander de l’aide et de trouver quelqu’un avec mon histoire similaire en ligne, comment son mariage a été rétabli et je pense que cela changera mon histoire, je vis heureux avec mon mari, tout comme lorsque nous nous marions, nous renforçons notre amour l’un pour l’autre et je découvre également que mon mari a eu une influence négative, je suis très reconnaissant à cette personne pour l’aide, si vous avez besoin de soutien, etc.

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  14. J ai 65 ans
    J ai été abusée par mon père pas longtemps après que ma mère m as surprise à m amuser avec mon corps . Je ne savais pas alors ce que qui se passait étant très jeune , 4 ou 5 ans peut être .
    Elle m a alors grondé très fort me traitant de plein de noms .
    Elle a tout raconté à mon père qui s en ai donné à cœur joies après cela pour m abuser,
    J ai été délivrée à 14 ans lorsqu il s est enfin donné la mort .
    Ma mère qui n a pas su me protéger vit encore et je lui en ai parlé seulement qu à mes 30 ans car les cauchemars revenaient me hanter maintenant que j avais des enfants !
    Ma vie je l ai pas eue facile , et je suis encore à ce jours partagée entre colère envers ma mère qui a minimisé l affaire à maintes reprises lorsque cela revenait sur le sujet, cherchant du même coup à se déculpabiliser.
    Alors que j aime ma maman , j ai toujours cette colère envers elle qui m habite .
    Je sais , lis et entend à ce sujet plein de gens qui ont vécus ces abus et cela me hante beaucoup
    Je refoule sans cesse cette colère .
    J ai essayé de consulter à ce sujets il y a bien longtemps et hélas , l investigation qu on me fesait subir relevait du martyr , j ai donc lâché prise .
    Je vois bien que rien n est réglé
    L absence de relations intimes depuis 5 ans me convient parfaitement.
    Les cas d abus relatés par les médias me mettent dans une infinie tristesse ainsi que dans un état proche de la folie .

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    • Micheline, comme je vous comprend ;
      J ai 46 ans…
      J ai été abusée sexuellement a l age de mes 9 ans, jusqu’a mes 16 ans par mon premier beau-pere , a l age de 11 ans,je l ai dit a ma mere qui m a repondu je cite » je ne mettrais pas mon homme dehors pour toi »….elle s en est séparée a mes 16 ans et a rencontrer mon second beau-pere, aussi maltraitant, mais seulement physique /verbal
      Avant cela ma mere avait deja « la main lourde » elle me frappait avec ce qui lui passait sous la main (brosse, raclette, écumoire ect etc)
      Elle a toujours été tres violente, et a ce jours,je me rends compte, indifférente a la douleurphysique/psychologique d autrui, meme de sa fille…
      J ai tout subi chez elle, la faim,les coups, les viols ,les humilliations, la cruauté mentale, la mechanceté gratuite, les violence psychologique , etre une petite bonniche a domicile, quitte a devoir delaissé ses etudes pour elever ses enfants ( j avais 11 et 12 ans ); le fait qu elle « rallie » a sa cause mes freres qui reproduisent ses actes ( a savoir, maltraitance verbales/physique,) dénigration/mensonges et j en passe….Je sais que cela n est pas réelement de leurs fautes; c est ce qu’ils ont vu/vecu, et n ayant recu aucune prise en charge, pour eux c est  » normal » de s en prendre a l’ ainée( moi) car l ainée ; « elle est mauvaise, elle est née du premier lit »
      A ce jour, je subi toujours sa violence, non plus physique,mais psychologique…. me dénigre aupres d autres membres de ma famille, de personnes inconnue (comme a ce reveillon, sauf que malheureusement la personne me connaissait et m a repeté les horreurs dites ) me fait passer pour quelqun de « trop special » ( ben oui, j ai essayé d etre tout le contraire de ce que j ai pu voir /vivre chez elle, j ai en horreur la violence,les disputes, des conflits; ma maison est tjrs propres et mon frigo plein )
      Elle et son epoux me font des coup  » foireux »et couteux a rattraper, mais meme avec les preuves, que c est eux; elle nie,je suis une menteuse, je suis la mechante, je suis differente; je suis la « fille De  » je ne vaux rien
      A tel point qu avant hier,elle a carrement laissé ,limite encouragé un gamin attardé de 17 et 120 kgs me foncé dessus pour me frapper….Alors qu elle sait que je suis cardiaque.
      A table 8 autres personnes, dont 4 hommes..Aucun n a levé le petit doigt..Si ce n est ma soeur, mon héro 🙂
      Il est a noté que ce schema s’est repeté apres mon depart a 17 ans, avec mes deux autres soeurs ( violence physique/verbale, cruauté mentale, et bien sur; bonniche de service !
      Et a present,,elle le fait avec sa petite fille ainée.
      J ai décidé ( enfin) de faire mon deuil de cette famille dégénérée…. meme si je sais que cela va etre dur; un enfant maltraité recherche toujours de l affection du parent maltraitant….

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  15. Je ne sais pas quoi faire pour aider mon fils, je subi la violence psychologique des mes parents depuis toujours. Après m’avoir rabaissé toute mon enfance, ils m’ont mariée de force puis m’ont écartée de mon fils à plusieurs reprise, lui faisant subir un double abandon, pour se faire passer pour leur parents. Après une dizaine d’année de vie stabilisée avec un nouveau père et une soeur, Il a, après le divorce, malgré mes efforts à le préserver, été happé par mes parents qui ne l’ont plus lâché (ça fait 15 ans), le faisant coucher par terre dans leur bureau pendant plusieurs années (il a maintenant un lit 90), appelant à son travail pour saboter ses emplois, lui faisant renoncer à des contrats d’intérim quand ils avaient besoin d’un larbin. Vieillissant, leurs besoins augmentant, ils en ont toujours demandé plus, prétextant qu’il lui font la charité. Il est aujourd’hui 24h/24 à leur service, est complètement coupé du monde, se réfugie dans les jeux en ligne et il a failli mourir d’un pneumothorax il y a deux ans de trop fumer. J’ai tout essayé pour le sortir de là, mais, avec la complicité du reste de la famille qui veut économiser le prix d’un hébergement en hépad, ils font du chantage à la maladie et me font passer pour la méchante. Mon fils a aujourd’hui 38 ans, ils lui ont volé sa vie, les salaires qu’il aurait du avoir, la retraite qu’il n’aura pas, l’amour de sa famille car ils nous éloignent au maximum.
    Et moi, j’ai 58 ans, ma vie est un champ de ruine, sans espoir isolée de mes enfants avec tous mes souvenirs d’enfance et de jeune femme qui me reviennent sous un éclairage nouveau.

    Je me reproche de ne pas avoir coupé les ponts après la naissance de mon fils, mais je sais aujourd’hui qu’il auraient remué ciel et terre pour en obtenir la garde et m’écarter totalement.

    Aujourd’hui, mon fils a beaucoup des symptômes décrits et il a besoin d’aide pour sortir de son esclavage, mais comment faire ? Je me bats seule contre toute une famille. Vers qui me tourner ?

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    • C’est ce qui m’a amenée à ne pas avoir d’enfant. On me rassure, car je ne vois plus mon père et sa femme. mais les grands-parents peuvent faire valoir leurs droits! J’ai encore l’âge d’avoir un enfant et je suis beaucoup plus forte mais ça fait peur!
      Votre fils a 38 ans, ne s’est jamais rebellé, il est conditionné depuis toujours ; ça me semble délicat! J’ai tenté de faire comprendre des choses à mon frère, il est resté totalement hermétique, et selon lui c’est moi qui ai un problème ; j’ai dû faire une croix sur lui aussi puisque devenu aussi pervers que notre père.
      Il faudrait que votre fils vive un « électrochoc », une situation, une émotion qui commence au moins à le faire douter pour arriver au choc traumatique en réalisant les manipulations, que son monde n’est pas réel depuis son enfance. Je ne suis pas psy mais je pense que ça pourrait aussi l’amener au suicide!
      Vers qui se tourner? La loi. Aujourd’hui, les violences psychologiques sont de plus en plus reconnues. Il faut avant tout un très bon dossier et un bon avocat, et demander des dommages et intérêts pour aider votre fils à se reconstruire. J’ai super bien préparé mon mari pour qu’il récupère la garde alternée de son fils (je ne suis pas non plus avocate!), il n’avait pas d’avocat, son ex si, et il n’y avait aucune preuve, juste la vérité et la conviction, et il a gagné. Tout est possible!
      Si j’ai un enfant, je préparerai avant sa naissance un dossier béton sur ses grands-parents pour le protéger et nous protéger. À 20 ans, j’ai avorté, j’ai senti dans leurs regards que l’embryon leur appartenait déjà. C’est une sensation très très étrange, effrayante même! Vous devez terriblement souffrir…Je vous souhaite de trouver la bonne personne pour vous aider, avocat ou autre.

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  16. J’ai mal au ventre à lire ca.

    J’ai 35 ans, a moins de 12 ans, j’avais déja été fouetté (fouet pour chevaux), recu coup de pied au ventre et cotes, battu a la ceinture (strap), frapper a la tete, derriere le coup et dos. par mon pere.
    J’ai été abusé d’innombrable fois par mes freres et soeurs que j’ai réalisé il y que quelques années.
    Ils ont ruiné ma réputation en m’accusant et partant des rumeurs de toutes sortes, j’en n’ai mal au coeur.

    J’ai réellement essayé de refaire ma vie et je n’arrive tout simplement plus a fonctionner ou à focuser sur ca depuis que j’ai appris certaines rumeurs apres plus de 15 ans.

    Quel est la meilleurs facon pour procéder, puis-je les poursuivre meme apres tout ce temps (les abus remonte àa l’enfance mais dautre abus et manipulation on eu lieu plus récement.

    Puis-je me défendre sans avocat, sinon, combien peu couter un avocat.
    Poursuivre au civil et non au criminel.

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  17. Bonjour a tous si je suis la c’est que je n’y arrive pas , voilà je suis un père de famille de 35ans j’ai deux enfants mais je crois que fais semblant d’êtres comme je suis pourtant jais rencontrer mon premier amour a 15 ans elle 14 ans et on et toujours mariée , mais c’est mon histoire qui pose problème mon passé cahotique mes parents se sont séparés quand je devais avoir 4 ou 5 ans et je me souvenais que j’étais une fois chez mon père une fois chez ma mère , chez mon père c’était des douche froides ou me mettre le nez dans ma pisse ou autre, tabassage au point de finir a l’hôpital aussi a chaque fois que je ne savais pas la date ou autre il me frapais et me tire sur le zizi pour que j’arrête de pisser au lit sans compter les atouchement quand j’y repense je envie de le tuer … Cher ma mère un alcoolique a qui je devais cacher les bouteilles ou lame de rasoir car elle se taillait les veines devant mous car dans ces fais il fallait que je m’occupe de mon petit frère en même temps , tous ça pour dire que toutes ces image atroce qui sont implantés dans même tête et qui me hante chaque jour chaque nuit me donne envie de me suicider j ai eu des problèmes de justice car je regarderai des image pedopornographique sur internet je regarde aussi des vidéo scatophile , j’ai eu un psy toute ma vie et j en vois encore mais je pense que pour moi c’est fini je n’y arriverai pas je crois que je suis bien que dans le malheur des autre ou dans la souffrance du mes visionnage je suis completement fichue du cerveau j’essaie d’avoir une vie normale mais a chaque fois ça revient cette envie de mourir de me lesser aller dans lhoreur pourquoi moi pourquoi moi la seule échappatoire que je trouve ces une balle et on en parle plus et puis je me dit mieux veux finir comme ça que de fais du mal au autres ou a moi même car je suis une merde comme on me l’a toujours dit je suis pourrie de l’intérieur voilà ce que mes parents on fais de moi un homme détruit qui fais semblant de vivre alor que je suis déjà mort a l’intérieur

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    • Bonjour, vous devez vous dire qu’il y en a d’autres qui ont subi des négligences. Que leur diriez-vous? Qu’ils ne valent rien à cause de la maltraitance de leurs parents ou plutôt qu’ils ne sont pas responsables de la méchanceté de leurs parents?

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    • Rassurez-vous, vous êtes normal, bien plus que d’autres personnes! Vous êtes conscient, vous voulez éviter de faire du mal (quitte à vous suicider pour ça), vous voulez changer! Vous êtes normal! C’est peut-être le plus difficile à comprendre et à accepter, vu que la normalité était et est encore la méchanceté, le sadisme, la cruauté, l’humiliation, les moqueries, les insultes…et la non-reconnaissance de son être!
      Je comprends ce que vous ressentez. C’est atroce, douloureux… et finalement, il n’y a pas de mots…!
      Il faut trouver la personne qui peut être à votre écoute, et ne pas hésiter à changer, si les premiers échanges ne se passent pas comme on veut. Rien ne sert de remettre la faute sur le psy (quoique! En sortant de chez une psy, je me suis dit « je vais bien en fait, elle est plus folle que moi 🙂 » donc elle m’a fait du bien ;), et j’ai moins regretté mes sous!). Dernièrement, je suis tombée sur une bonne psy, mais j’ai évolué aussi, toute seule, à mon rythme. Il faut accepter les « rechutes » qui font partie d’une future guérison. Ça fait plus de 20 ans que je vis comme vous! J’ai toujours vécu dans la maltraitance mais j’en ai pris conscience à 19 ans : alcoolisme, stress post-traumatique, spasmophilie, aucune écoute dans l’entourage, seule au milieu des fauves, dans le doute, les reproches, la culpabilité, la honte, la soumission, etc! J’ai souvent désespérée, mais j’ai tenu, j’ai persévéré, je cherchais des solutions, je cherchais un soutien, parfois ça empirait les problèmes, j’ai beaucoup lu, j’ai essayé de m’écouter…je suis toujours en quête de mieux-être, je suis toujours dans le combat, mais je ne désespère plus car j’ai commencé à faire de mes doutes de réelles convictions. J’ai gagné des années de souffrance à écouter les conseils des autres. Je savais que le seul moyen de rompre les liens avec mon père était de lui envoyer une lettre A/R! Psy, conjoint ont trouvé cela bizarre, violent, etc! Résultat : j’ai perdu 4 années, à l’éviter, et même plus, car après l’avoir appelé pour lui dire que je ne voulais plus le voir, j’ai culpabilisé quelques années supplémentaires! Les conseilleurs ne sont pas les payeurs! Je n’aurais jamais dû les écouter! Ils fonctionnent normalement, nos parents, non, et donc nous non plus puiqu’on doit s’adapter! Faites-vous confiance! Vous savez que quelque chose cloche, et donc vous avez déjà toutes les armes! Moi, j’ai confiance car vous analysez vos ressentis, vos comportements, votre passé. Le chemin va être long mais pas impossible. Aujourd’hui, tout doit aller vite, mais c’est impossible pour guérir de maltraitance. Il faut s’aider du temps qui passe!

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  18. Bonjour
    J’ai moi même subi un inceste de mon père et ma mère. A cause de cela j’ai passé 5 ans dans un orphelinat, plaçait par la Dass. Ensuite dans des familles d’accueils ou une avait, 2 fils qui me toucher mon sexe, tout les matins, j’avais 8 ans. J’ai maintenant 61 ans et bien ma vie na pas était rose …

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  19. Je suis une femme de 54 ans, seule, une vie détruite, des angoisses, des peurs….sans rien y comprendre…!
    Après un énième problème gynécologique qui était, entre autre, encore une fois une bartholinite avec une opération ratée et trés douloureuse, j’ai sombré dans une incompréhensible horreur!
    Je ne pouvais plus dormir, j’avais trés peur quand la nuit tombait, j’avais le corps qui devenait glacé, je me vidais urine et diarrhée, des tremblements dans tout le corps et une angoisse que rien ne calmait. J’ai failli m’ouvrir les veines tellement j’étais terrifiée et angoissée la nuit, sans comprendre ce qui m’arrivait, cela a duré de longs mois…
    Quand je m’assoupissais, je me réveillais souvent avec des gémissements de peur et impossible de savoir ce à quoi j’étais en train de rêver et surtout pourquoi après cette opération, je suis descendue en enfer???
    Mon enfance n’a pas été heureuse, une mère « bien sous tout rapport » à l’extérieur, mais une sacrée pervers narcissique à l’intérieur du foyer famillial qui m’a détruite psychologiquement. Un père indifférent qui se barricadait dans sa chambre pour éviter les disputes. Un frère qui avait 14 ans de plus que moi et qui ne m’aimait pas et un de 16 ans de plus dont je n’ai aucun souvenir à la maison!
    Mes parents sont morts de cancer quand j’avais autour de 16 ans et j’ai pris ma vie en main. J’ai tenu le cap envers et contre tout!
    Malgré tout, j’ai toujours eu l’impression de venir d’une famille de bonne éducation, aimante, catholique pratiquante etc…etc…
    Je n’ai pas fait ma vie, j’en étais incapable et je ne savais pas pourquoi.
    Après des relations trés toxiques d’hommes qui cherchaient à me détruire psychologiquement , un de ceux là, un jour m’a demandé si je n’avais pas été violée?
    J’ai enfin réalisé à 51 ans que ce que je vivais n’était peut être pas dans la normalité.
    Je me suis documenté et j’ai enfin découvert le mot « pervers narcissique » et ce fut une révélation, une grande prise de conscience!
    J’ai vu un psychologue pour essayer de comprendre également d’où venaient ces peurs nocturnes? Il m’a parlé de syndrômes post traumatique et m’a fait lire « Le livre noir des violences sexuelles du Docteur Salmona », un grand choc…je soulignais la plupart des phrases!
    Ce n’était pas possible, pas moi! Ma famille aux si belles apparences!!! Même avec une enfance maltraité, je les voyais encore comme des êtres bons.
    Beaucoup de chose me font penser à des abus venant de mes 2 frères, j’avais envoyé un mail avec un sous entendu à l’ainé, il m’a appelé et m’a terrifié, il était sourdement menaçant, j’ai pensé à un psychopate, ma belle soeur m’a appelée en me demandant si elle me plaisait bien cette petite maison qui était à vendre…!!!? Ils ont appelés plusieurs fois le psychologue pour savoir si on m’avait interné en hôpital psy…j’ai dû les menacer de porter plaintes à la gendarmerie pour harcèlements. Je crois que j’ai mis un coup de pied dans la foumillière et ils s’affolaient que je puisse enfin parler, car ce sont de bons petits bourgeois de province avec des enfants qui vont mal!
    Ma mémoire ne me revient pas encore vraiment, mais j’ai une haîne violente qui m’étouffe et qui m’empêche de me reconstruire! Je me demande parfois si tout cela est bien réel, si je ne suis pas dans un mauvais rêve.
    Quand je serai plus forte, j’irai les trouver pour qu’ils m’expliquent! Je veux savoir si c’est bien eux et pourquoi???
    J’ai l’impression que tous les humains sont mauvais. J’ai découvert la peinture et cela m’est d’un grand réconfort.
    Maintenant, je souhaiterais prendre part à des groupes de paroles, c’est trés important pour moi d’essayer de comprendre avec d’autres victimes, mais je ne sais pas où m’adresser. Je vais bientôt venir m’installer dans le sud de la France, si quelqu’un peut me renseigner, je le remercie par avance.
    Je vous souhaite à tous du courage vers ce lent chemin de la reconstruction et l’amour de soi!
    Plein de belles choses à vous tous!

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    • Bonjour Jollin, wouwou, j ai été bouleversé en vous lisant ,j en est les larmes au yeux ..je me retrouve dans beaucoup de choses ,j ai mis des mots et une prise conscience depuis peux..j ai du couper les ponts avec mes parents, mon père depuis toute jeune (papa très violent physiquement et mentalement et ma mère pervere narcissique , depuis quelques mois ,je vi un ouragan de sentiments actuellement, des émotions qui m envahises …..j ai 46 ans je suis une femme ,je réside dans le sud est ,j ai énormément besoin d en parler..a bientôt

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    • Bonjour Jollin,

      Vous m’avez touchée très profondément.

      Sachez que vous n’êtes ni seule ni la seule dans cette dure épreuve. Et oui, il faut rompre les ponts et apprendre (que c’est difficile pourtant) à se reconstruire et à vivre avec soi.

      Bon courage,
      C.

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  20. Je me considère aujourd’hui comme vivante et non plus survivante.
    Ça a été un dur parcours que j’ai commencée il y a 18 ans à travers l’art pour retrouver me mémoire, l’amnésie me « protégé ».
    Ma famille m’était en scène le même schéma afin que rien ne change, chaque rôle était attribué et la pièce pouvait commencer.

    J’arrive à me construire une vie sereine, m’accomplir et me réaliser dans mes projets professionnels. Ma vie amoureuse est ponctué de belles rencontres, je suis aussi tombé sur des cons, comme tout le monde ! Mais ça m’a appris qu’ils n’étaient pas tous bienveillants et je ne me suis jamais culpabilisé à cette égard.

    J’ai fini le deuil de l’ensemble de ma famille il y a une année, j’ai pris le risque d’affronter mes plus grandes peurs : moi-même. Le constat est le suivant : je vie et j’assume qui je suis.

    Je suis vigilante quand mes warning intérieurs s’allument, j’écoute mon instinct et je lui fais confiance. J’ai appris à poser des mots sur des maux, car non les individus ne sont pas tous hypersensibles, ni devin donc à nous d’exprimer nos limites.

    J’ai pris conscience que je devais me faire du bien avant de vouloir être « aimé » par tout le monde, quitte à perdre certains « amis », les vrais sont ceux qui respectent vos limites, qui sont bienveillants, ça existent mais il y en a peu.

    Je tenais juste à remercier ce site car effectivement chaque phase du processus de reconstruction est long, ils les décrivent extrêmement bien.
    Chacun trouve le rythme qui lui convient et ce qu’il pourra supporter dans ce cheminement pour enfin être en phase avec lui-même, vous avez le droit d’être heureux et de vous autorisez de la compassion, soyez doux avec vous même.

    N’ayez pas peur de faire ce travail, vous en avez la capacité sinon vous n’utiliseriez pas ce terme « survivant ».

    Vous avez déjà fait le 1er pas vers ce processus de construction, un jour j’espère que vous hurlerez à plein poumon  » VIVANT » car vous l’êtes et la vie vaut la peine d’être vécue.

    Courage à vous tous

    Je vous souhaite d’être bien avec vous même, bonne soirée /journée /année 😉 à vous tous.

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  21. Bonjour , j’ai 45 ans et après l’abandon par ma mère à l’age de 5 ans et une adoption à l’âge de 8 ans qui ne fut pas réussi, suite a des abus sexuels et un refus de me croire par ma famille maintenant je suis presque sans famille.Ma mère naturelle était maltraitante psychologiquement et possible physiquement.J’ai appris récemment qu’une nourrice m’a maltraité pendant 1 an physiquement et mentalement .Et j’ai une amnésie des 8 premières années de ma vie et aussi de certains moments de ma vie adulte.J’ai faits de EMDR et cela ma aider beaucoup .Je suis diagnostiquée depuis peut état limite ce n’est pas facile.J’ai aussi comme dans certains messages des angoisses qui arrivent d’un coup et c’est terriblement désarmant, comment vivre comme cela ? des envies de suicide car c’est vrai que vivre est souffrance mais j’ai eu la chance de connaitre un psychologue qui m’a beaucoup aider.Et j’essai de reprendre goût à la vie

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    • Bonjour Caroline,
      J’ai lu attentivement ton message. Reprendre goût à la vie se fait par de petites réussites au quotidien (pour ma part) et sur une longue période. J’ai confiance que tu peux y arriver malgré les anguoisses et la souffrance. Au début, je me battais contre mon anxiété extrême et ma souffrance. Mon Psychologue m’a dit un jour: Accepte ton anxiété et ta fragilité . Je ne le comprennais pas à ce moment, COMMENT peut-on accepter une souffrance aussi intense….hé bien aujourd’hui j’apprends à vivre avec mes souffrances, elles font parties de moi et de ma personnalité et j’accepte de plus en plus mes limites et je trouves des forces à travers tout ça. J’ai commencé par faire une petite liste de choses que j’aime faire et si parfois je n’étais pas capable de les faire je ne me tappais pas sur la tête. Par exemple: cuisiner, me faire un beau chez moi, faire des petites activités, me faire des petits cadeaux, boire un bon café….au début c’est difficile mais un moment donné tout simple comme ça tu commences à te dire wow! J’y arrive. Je sais que c’est facile à dire crains pas! C’est juste des suggestions. Pour le trouble de personnalité limite si tu as envie d’en parler, j’ai aussi des traits de ce trouble et ce n’est pas toujours facile. Félicitation d’avoir eu le courage d’écrire sur ce site.

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      • Bonjour Marie
        Merci pour ton message cela me touche.La vie n’a épargné personne, plus j’avance dans mes recherches et plus je m’en rends compte.Le plus difficile à vivre ce sont les hauts et les bas et ce besoin de comprendre le sens de la vie.
        Il y a toujours une petite lumière qui brille quelque part, il suffit de savoir la voir.

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  22. Bonjour,

    Je suis née sous le prénom d’emilie, que je ne supporte plus aujourd’hui. Je suis donc en plein changement d’état civil… J’ai aujourd’hui 35 ans. A neuf ans, j’ai été enlevée par un pédophile mais j’ai réussi à m’enfuir puis les gens qui m’ont donné la vie ont divorcée et cette femme à rencontré un autre homme. De mes onze ans à mes dix-neuf j’ai subit la torture ( on me faisait manger mon vomit, j’avais un bout de bois avec des clous dans le dos pour m’obliger à me tenir droite etc etc), battue et violée…
    On a souvent déménager, dés que des personnes commençaient à se poser des questions sur ce qu’il ce passait chez nous…
    J’ai commencer à me droguer, à boire sans que personne ne voit jamais rien.
    L’année de mes dix-neuf, cet homme désormais marié à la femme qui m’a mise au monde à attraper mon bras dans lequel je tenais un couteau car en train de cuisiner et c’est planté en plein cœur. Il est mort dans mes bras tandis que je tentais de lui sauver la vie…
    J’ai passé quatre mois en prison, moi la petite jeune fille sage et aimée de ses professeurs, qui ne faisait jamais parler d’elle et restait dans sa bulle.
    Puis le procès m’a déclarée innocente de sa mort mais ce jour là j’ai été incapable de dire devant ce tribunal les sévices sexuels. La honte … la culpabilité… je ne sais pas trop…

    J’ai grandi avec cette famille qui me faisait encore du mal? une génitrice passant son temps à faire des tentatives de suicide et à me voler l’argent que je gagnais, un frère qui m’a valu des points de suture aux lèvres et un nez presque cassé…

    L’horreur continuait…

    Je n’arrivait pas à construire une personne saine dans tout ça, je buvais encore et toujours et je me droguais. J’ai eu des petites amies sans que ça fonctionne réellement car je n’étais qu’une femme détruite et perdue sans confiance en elle-même et sans arrêt rabaissée, rejetée par un père après mon coming out…

    Puis un jour je me suis regardée dans la glace et j’ai dis STOP !

    J’ai commencer par arrêter seule la drogue et l’alcool, à travailler sur moi même en récitant des phrases devant ma glace genre  » tu es belle et forte » et ça a commencer à marcher un peu…

    Mais cette douleur était toujours présente en moi, je n’arrivais pas à controler mes ressentis et puis les douleurs encore présentes chaque jour à cause des coups…

    Puis il y a deux ans j’ai rencontrée une femme formidable. Grâce à elle j’ai couper les ponts avec cette famille, changer mon numéro de tel, mes mails etc pour devenir invisible à leurs yeux

    Petit à petit j’ai commencer à découvrir le sentiment d’être aimée et respectée et câlinée ( chose que je n’ai jamais eu avant dans ma vie)

    Mais parfois encore je n’arrive pas à contrôler ce que je ressens et c’est horrible, je ne sais pas trop comment gérer cela. Les psys ne savent pas comment aider face à ça en dehors de donner des médocs mais les médocs ne vont pas faire partir un passé horrible.

    Je dois me marier cette automne et je voudrais vraiment savoir comment faire pour guérir tout ça.

    Comment mieux gérer mes émotions, mon mal être qui parfois me submerge.

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    • Bonjour Sarah,
      Je suis en pleur à la lecture de l’article que je lis et vous êtes le premier commentaire que je lis aussi. Je consulte une psychiatre depuis juillet 2018 pour des trous dans ma vie : amnésie et parfois des souvenirs extrêmements douloureux refont surface.
      J’ai, il y a peu de temps, révélé à ma mère pourquoi je ne parlais plus à mon père car il avait été abusif et violent.
      Je crois que la première étape vers le mieux-aller, vous l’avez fait … c’est de mettre de la distance avec ces personnes qui ne méritent pas votre amour et d’avoir osé écrire, dire ce qui vous est arrivé…
      J’ai appris que faire sortir le sombre permettait de faire rentrer la lumière… un chemin certainement long, néanmoins vous avez le mérite d’avoir fait les premiers pas pour vous.
      Vous avez le droit à la lumière, à l’amour, au beau et à tout ce que la vie peut vous offrir….vous avez le droit de vivre la vie que vous souhaitez !
      Continuez avec douceur et amour à faire ce qui est bon pour vous, vous apprécierez certainement avec le temps à être bien avec vous…
      Je vous souhaite de réussir à surmonter vos épreuves et à vous réaliser dans la vie que vous choisissez !!

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      • Bonjour Sarah,

        Votre histoire m’a touché énormément ainsi que les autres ici écrites. Nous sommes survivants des violences subies dans l’enfance et l’adolescence. Nous avons arrivée à l’âge adulte avec une grande responsabilité, prendre soin de nous même toute la vie, nous soigner avec l’aide d’autres personnes bienveillantes et de professionnels qui comprennent bien nos souffrances.
        Les médicament sont utiles dans une période où l’angoisse est trop envahissante et incapacitante, mais ils ne sont pas le remède, les émotions remontent à la surface toujours et il faut les attendre, les élaborer avec l’aide d’un bon psychologue, un psy qui a des compétences sur le traitement du trouble pour stress post-traumatique, c’est très important. Pas tous les psy sont en capacité de traiter les traumas.
        La souffrance psychique est très insupportable et c’est normal qui on cherche quelque chose pour l’éviter, mais il faut que fur à mesure s’occuper de cette douleur avec l’orientation et le soutien du psy, penser à participer à des groupes de paroles et partager votre histoire.
        Il prendre longtemps à élaborer la histoire personnelle et à se reconstruire, à reprendre la vie plus libre et plus à laisse. Vous êtes capable et courageuse pour faire ce chemin de libération, pour vous donner l’amour et le respect.
        Je vous souhaite tout mon bonheur et courage pour continuer, pour vous soigner. Maintenant la vie c’est à vous.

        Excusez-moi les possibles fautes d’orthographie, je suis espagnole.

        Maria.

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  23. bonjour,

    Je me suis rappeler des abus de mon père qu’à l’age de 50 ans. Je me suis senti en colère contre lui, déçu et je trouve qu’il fait pitié en même temps …. Comment on peut abuser de la propre fille. Je me dit aujourd’hui que c’est pas sa faute .. il a un problème entre les 2 oreilles. Mais c’est moi qui souffre encore d’anxiété. C’est une souffrance terrible. Cauchemar et angoisse. Je vais bien finir mes jours avec ça. Je prend différente chose pour pouvoir dormir. Ce qu’on peut trouver sur les tablettes en pharmacie. J’ai appeler quelques fois des spy. mais on m’a dit que je ne suis pas un cas de spy. Alors je dois vivre avec ça.

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  24. Bonjour,
    J’écris de Paris (France) et suis surpris que ce soit une contribution du Canada qui me permet aujourd’hui (cette nuit plutôt) de mieux cerner le pourquoi de ma vie traumatique d’adulte, ayant été un enfant terrorisé psychologiquement et violenté, battu physiquement par un beau-père alcoolique et semble-t-il pervers-narcissique. Vivre enfant dans une quotidienne ambiance de terreur et de menaces, laisse des traces indélébiles.
    Pour répondre au commentaire de Moa juste avant, je pense qu’on ne se remet pas d’un passif où un adulte despotique a atomisé votre âme d’enfant, vous a terrorisé, menti, trompé et surtout — oui surtout — vous a sans cesse humilié.
    Aujourd’hui, je suis un homme âgé de 54 ans. Je n’ai jamais réussi à fonder une famille, en mon for intérieur, dans mon ressenti, mon rapport au sexe opposé, cela m’est totalement inatteignable.
    Je sais que : non, jamais je ne pourrais guerrir de ce passé traumatique. J’ai, en adulte qui essaie de vivre en bonté et « intelligence du cœur », opéré en moi un Pardon à mon beau-père. Mais quand je le vois lors de mes visites à ma mère, il y a ce gros malaise persistant en moi, qui me fais culpabiliser que mon Pardon n’est pas sincère et avéré, alors je ne cesse de le renouveller et le doute perdure. Une torture permanente qui, je pense, cessera au terme de mon existence.
    De façon froide et pragmatique : je souhaite que le terme de mon existence ne soit plus trop éloigné à l’heure où je termine ce commentaire. Après ce vécu d’enfance et cette vie d’adulte en « exil perpétuel », je ne tiens pas tant que ça à cette existence,même si la médecine française a ajoutée des jours à les jours en stabilisant le cycle expansif de deux tumeurs simultanée au cerveau. Vivement que je soit délivré définitivement de cette condition existentielle. Et je demande à Dieu que me soit épargné : autant les ténèbres que le séjour des sauvés ». Je demande à Dieu « de ne plus être », ne plus me souvenir, non, tout ceci n’a pas existé, je n’ai « jamais été »….

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      • J’ai été élevé dans la plus grande cruauté que l’on puisse imaginer mais je me suis rendu compte que rien ne vaut la vie .je prie donc dieu qui t’en donne encore plus mais cette fois dans le bonheur total. Gros bisous rongeur.

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  25. Bonjour tous ces témoignages me bouleversent Aujourd hui j ai65 ans et j ai subi de la maltraitance de la part de ma mère et des attouchements de la part d un prêtre Au décès de ma mère tout est remonté à la surface j ai commencé à avoir de terribles angoisses. J ai entamé une thérapie pendant 10 ans.J’AI arrêté il ya quelques années mais des questions resteront sans réponses. J aieu de la chance de rencontrer un homme merveilleux et j ai deux merveilleux garçons. Je leur ai raconté mon histoire lorsque j ai été un peu apaisée pour moi il était important qu il sache ce qui m était arrivé. J ai pardonné à ma mère mais je ne pourrais jamais oublier ce que l on m à fait .on a pas le droit de faire subir tout ça à un enfant .Courage à tous

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  26. Bonjour,

    En lisant cet article il y a pas mal de choses qui résonnent en moi. Tout d’abord en ce qui concerne « l’amnésie » je ne me souviens pas du tout de mes 8 premières années de ma vie. Ai-je occulté quelque chose? Ceci dit j’en souffre terriblement, je ne me suis jamais réellement sentie heureuse (plus souvent triste) mais sans savoir pourquoi. Il y a une espèce de traitre qui est tapit au fond de moi, une espèce de part obscure qui m’a empêché de m’épanouir. Je n’ai pas eu une enfance facile, non plus. Depuis que je suis enfant, je ressens des peurs sans savoir d’ou elles viennent et qui plus tard me donneront de profondes angoisses, des peurs irraisonnées, des peurs paniques et j’ai plongé dans l’agoraphobie la plus totale. Je me suis sortie de l’agoraphobie, mais je ne suis pas bien au niveau émotionnel et j’ai ressenti bcp de colères ses dernières années. J’ai 52 ans mais il y a toujours l’enfant tapit dans le fin fond de mon esprit qui voudrait s’exprimer mais qui n’y arrive pas. (j’ai fait de l’hypnose, emdr) sans résultat. Jusqu’alors je ne me posais pas de questions, mais plusieurs choses à la fois me sont tombées dessus et les mêmes schémas se répètent et même si je me suis toujours accrochée jusque là malgré de profondes détresses, chagrin je me demande si je vais savoir un jour pourquoi suis-je aussi mal depuis toujours et pouvoir enfin AVANCER. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai vécu pas mal de chocs traumatiques dans ma vie, ensuite je ne sais pas qui je suis et je pense que je ne l’ai jamais su. Je n’ai aucune estime de moi et pas confiance en moi. Je suis en vie, mais à l’intérieur je suis « morte ». J’ai souffert intérieurement durant toute ma vie sans savoir pourquoi, j’ai fais des thérapies qui n’ont rien donné jusque là. Bon courage à tous.

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  27. Maintenant que j’ai atteint l’âge adulte pourriez-vous nous guider vers des ressources ou les démarches à suivre pour poursuivre les proches pour les abus?
    Vous voyez, le métier d’une de ces personnes ayant causé abus est l’enseignement dans une écoles primaire et personne ne vérifie sont travail parce que c’est dans un quartier défavorisé. Je voudrais poursuivre cette personne pour m’avoir causé des dommages physiques, psychologiques ainsi que de la négligence. Il faut agir pour que ça arrête. J’ai pris cette décision pour conserver mom intégrité et pour également inciter les autres à le faire.

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    • Bonjour,

      Pour répondre à votre question, il existe le Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) si vous vivez au Québec. Vous pouvez retrouver plus d’informations sur leur site http://www.cavac.qc.ca/

      N’hésitez pas à écrire un autre commentaire si vous souhaitez d’autres informations.

      Cordialement.

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      • Cavac !! Ben oui!!! J’ai tout subi et meme plus !! J’ai fini par mettre une claque a mon pere qui m’a battu, abaisser psychologiquement du plus loin de ce que je peut me souvenir, la strap j’ai connu, le seul fait qu’il me regardais je me mettais a pleurer effrayer sans arret dans la peur et apprehension de la prochaine vollé pu claque dans lderriere de la tete, victime d’accident au debut de mon adolescense me fesais baisser mes pentalons pour montrer mes cicatrices sur mes jambes, une du genou a la hanche d’un pouce de large, se faire serrer les bras sur mon lit d’hopital clouer j’etais sous tractions a 13 ans 1 mois et demi sans me lever et a me faire dire n’importe quoi pour que je cesse de montrer que je souffrai physiquement et psychologiquement dna une chambre de 4 3 vieux entre 60-90 ans jen avais 13
        Jai subi 18 operations entre 13 et 20 ans , il me disais que j’allais rien faire de bon dans vie ! J’ai malgré tout essayer de reussir !! Ah oui a 11 ans la dpj wow un de ses copain d’enfance s’occupe du dossier!! Rien n’a cesser !! Je suis invalide depuis 2013 , saaq , superbe a 13 ans accident de la route avec un pere de merde profiteur en plus du systeme, je n’obtien a peu pres rien ! Je retourne au etude a 17 ans au adulte a 13 je n’allais qu’a l’hopital plus a l’ecole!! Jai eu mon equivalence de sec v, diplome au professionel de peine et de misere a realiser un reve mon travail parfait !! Pas durer longtemps, avce un genoux egrainer rebatis femur egrainner aussi 2 po 1/4 jambe trop courte d’un coté et aussi la hanche eclater , jai toujours travailler jai changer de job jusqu’a m’en acheter une j’ai du arreter 3 hernis discales avec mes jambes et tout c’etait trop !!! Jai demander a mon pere de l’aide a vendre ma job !! Aucune aide et il travaillais avec moi !!! Il m’a
        Nuis pour vendre ma job en plus je lui ai offert pour la balance des paiements 5000$ ca rapportais 65-70000$ par an !! Il m’a
        Regarder et m’a dit je payerai rien et jlacheterai rien arrange toi !! En passant a coté de moi je l’ai pousser pour me proteger j’ai ete encore a l’age de 0-18!! Ou il me battais ca parti rout seul par protection ! Je lui ai feler quelques cote et je lui ai donner quelques taloche ! Il a ete porter plainte a la police!!! Oui jai ete reconnu coupable
        De voie de fait avec lesion!! He oui ! Jai voulu porter plainte contre lui a la police a plusieurs reprise il n’ont jamais rien pris !!! Rien ! Justice il n’y en a pas !! J’ai essayer de me suicider 3 fois depuis jlai pu de vie ! Je me bat avec la saaq en plus !! J’en aurai a dire
        Et a raconter !! Il me fesais meme manger tellement il etait gentil je n’etait pas capable de manger de la
        Viandes etant jeune le coeur me
        Levais ! Pour m’aider il prennais dans ses mains et me rentrais de force dans la geule comme il me disais et il poussais pour que j’avale !! C rien si ca vous ecoeure dite vous que jai presque rien dit encore!!! Cavac lolll ah il battais ma mere aussi!! Elle a essayer d’aller
        Porter plainte aussi mais rien !!;) super police par chez moi !!!

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  28. Bonjour à tous,

    Merci pour ce texte cela m’a fait du bien. J’ai 43 ans je suis un homme. Tout remonte de mon enfance et je me rends compte aujourd’hui du désastre que ça a m’infligé à ma vie et les efforts constants que j’ai à produire pour ne pas sombrer. Pourtant je suis un homme solide, saint et équipé pour les situations bancales, mais plus je vieilli moins ça passe.
    Je suis un jumeau non voulu, mes parents se sont aperçus au milieu des années 70 qu’au lieu d’avoir un rejeton, ils en auraient deux. Le fait a directement propulsé ma mère dans une dépression. Elle l’a appris quelques semaines avant son accouchement, je le sais parce qu’enfant, elle m’emmenait voir des psychologues et racontait en présentation toujours cette histoire, arguant qu’elle m’avait rejeté avant même que je naisse. Bref mon frère Thomas avait été voulu, désiré, conçu, pensé, espéré, imaginé et façonné par ces deux jeunes parents cadres moyens de la région parisienne. En naissant évidemment Thomas n’était pas moi, je me suis retrouvé en couveuse près de 5 semaines, ce qui a encore plus coupé mes parents de mon existence, ma mère est reparti avec Thomas, lui a donné le sein, il avait sa chambre, sa salle de jeu, le sein de sa mère et moi la couveuse et le biberon des nourrices. Seule ma grand mère maternelle est venue me voir à la couveuse, mes parents faisant littéralement un rejet sans s’en rendre compte de ma personne. Je suis sorti de la couveuse et j’ai dégusté. Selon ma grand mère qui m’a élevé plus tard, j’étais le souffre douleur de ma mère, plus tard de mon jumeau et de mon père. Elle me mordait beaucoup au niveau des lèvres, je me souviens encore du gout de sa salive et de la douleur et de la peur. Elle m’étalait le contenu des couches sur le corps. A 5 ans j’étais bègue, gosse à problèmes, mythomane, bagarreur j’avais tout pour alerter les services mais au début des années 80, une famille comme la mienne n’attirait pas ce type de service. Nous étions trop ancrés dans la société et pas considérés comme des cas sociaux. Mon enfance à la primaire a été ponctué par l’échec scolaire, les psychologues, l’orthophoniste, j’étais bègue, pourtant, j’avais un charisme naturel qui fait que je n’ai jamais eu à souffrir de mon rapport avec les autres élèves. J’étais même charismatique, je foutait le bordel partout, j’avais trouvé mon identité. Adolescent ça a été le lâchage complet. j’ai été exclus d’un nombre records de collègues, 5 ou 6, je tapais les profs, surtout les femmes évidemment, j’étais une terreur. Je suçais mon pouce, que je suce encore d’ailleurs. Ma mère c’était le carnage. Mon surnom c’était « le Raté » ou la « Chiure », elle n’osait plus me mordre dés 10/11 ans, mais elle m’injuriait me répétait que j’étais moche, que personne ne voudrait de moi, qu’elle aurait voulu avoir deux chiens plutôt qu’un gosse comme moi, elle déchirait mes affaires, elle gueulait tout le temps. Elle s’arrêtait parfois en voiture lorsque nous étions tous les deux sans témoins, se garait dans les chemins et se mettait à se griffer le visage en hurlant. Me responsabilisant de tout, de mes résultats scolaires, de mon comportement de plus en plus borderline. Elle devenait littéralement folle dans ces moments et moi pour me protéger, je lui volait des pièces de dix francs en même temps dans son sac, dans ce huit clos démesuré. Je suis parti à 14 ans à Orly, chez mes grands parents, mais le mal était déjà fait. J’étais délinquant, dealer, voleur, défoncé aux cachetons, bisexuel complètement barré.Je suis retourné chez mes parents à 16 ans, ça a été la catastrophe. J’ai cambriolé tous mes voisins, j’ai foutu le feu partout, j’étais déscolarisé, toxico, corrompu, violent. Les gendarmes fouillaient la maison tous les 4 matins. Un jour à 17 ans je suis parti, je ne suis jamais revenu. J’ai élargi mon horizon, j’ai fait ma vie, j’ai voyagé hors de l’Europe, je suis sorti de cette condition de moi même. Bon j’ai vécu du trafic de stupéfiant, persuadé que je ne ferai que ça, que je ne savais faire que ça, jusqu’à 30 ans. A croire que je faisais bien les choses puisque les deux détentions que j’ai faite étaient pour violence, toujours cette violence. J’ai été tellement dégouté de cela que j’ai mis un terme à toute relation intime depuis plus de 12 ans. Il en a fallu de la volonté, j’ai été père à 20 ans. Vite séparé en drame d’avec la mère avec mon caractère explosif. J’ai continué les voyages et un jour j’ai changé de vie. Je me suis remis au sport il y a dix ans, je pratique la natation à haute dose puis le vélo. J’ai commencé à travailler normalement, à apprendre à avoir confiance en moi. J’ai revu mon jumeau 6 années de suite, les étés. Il a fait mine de découvrir notre passé, surtout le mien, qu’il avait vécu par procuration et dont il était certain que tout les problèmes étaient de mon fait. Ils ont d’ailleurs toujours fait une faute à mon prénom. Je m’appelle Cyrille c’est sur mon extrait de date de naissance, ils l’ont toujours écrit Cyril, c’est tout de même significatif. J’ai revu mes parents deux fois, ils n’ont jamais souhaité voir mon fils. Ils ont donné pas mal d’argent à mon frère près de 80 000€ en dix ans. Moi je n’ai rien eu, pas un copec. Mon frère qui pourtant possède un patrimoine immobilier conséquent et à fait un beau mariage. Moi je loue encore un t2 et gagne le SMIC. Aujourd’hui je suis célibataire depuis 12 ans, je suis équilibré, je n’ai jamais été toxico, ni alcoolique, je ne fume pas, je suis saint. Les gens me voient comme un type équilibré mais il y a truc que je ne digère pas. Je suis incapable de la moindre intimité avec une femme, j’ai parfois aucune confiance en moi lorsqu’il s’agit de se vendre ou de se montrer. Je suis seul, effroyablement seul depuis le début de la trentaine. Il faut que je nage tous les jours et que je fasse du vélo tout le temps pour être zen. Chez moi je nettoie tout le temps, je suis maniaque, stressé, j’ai des montées de violence très forte que je n’extériorise pas grace au sport. Je pense tous les jours à eux, à mon frère, mon père et ma mère qui est très diminuée par sa sclérose en plaque. On s’est embrouillé lorsque j’ai appris qu’ils donnaient beaucoup d’argent à mon frère et rien à moi. Pourtant c’était le schéma évident, mais vu que je mène une vie parfaite, où on ne peux rien me reprocher, j’ai un travail, je vote, je donne mon sang, je suis un bon voisin, un bon ami, un sportif, un exemple pour beaucoup et j’avais eu envie de reprendre contact avec eux. Mais ça ne l’a pas fait, ma mère à tout de suite repris les sales phases, mon père et mon frère ce ton paternaliste et réducteur qui te réduit à l’état de débile assisté qui ne peut qu’aller vers le trou. Du coup je me suis laché il y a deux ans, je les ai tous insulté, menacé de mort par emails répétés avec des phrases odieuses et d’une violence démesurée. Je l’ai fait en connaissance de cause et sans regret, en me disant qu’il n’y aurai à partir de ces faits, plus aucun retour en arrière possible et qu’au moins ils me détesteraient pour quelque chose que j’ai vraiment fait. Depuis ma grand mère est décédée, je ne suis pas allé à l’enterrement et ma mère qui avait toujours dt à ma grand mère que l’argent qu’elle bénéficierait lors de la succession serait « pour ses deux fils ». Evidemment la maison a été vendu et je n’ai rien eu, mon frère à acheté sa maison secondaire et moi que dalle. Maintenant j’ai 43 ans, je suis seul, je l’ai toujours été et nous le sommes tous plus ou moins, mais malgré mon équilibre, ma volonté d’être libre et affranchi, je suis encore dans l’émotionnel de tout cela. J’ai la haine. J’y pense tout le temps, tous les jours, je ne comprends pas comment toutes ces années, j’ai pu subir un tel acharnement. Je suis blessé, je suis à vif. Parfois quand j’entends un gamin pleurer et sa mère le gronder j’ai des montées. J’ai envie de saisir la mère par les cheveux et la cartonner sur place. Je ne le fait pas, mais j’ai une montée. Je suis équilibré par la force des choses car je hais le mélodrame et le laisser aller. Mes amis ne savent rien, tout le monde croit que j’ai fait l’école hôtelière que mon enfance fût normal et que je suis célibataire suite à ma séparation avec la mère de mon fils. Je dit d’ailleurs que mes parents sont décédés, comme ça je ne m’étale pas. Mais je me sens blessé et seul. C’est pour cela que je viens expliquer mon histoire ici. Je ne suis pas rentré dans les détails des agressions répétées, assénées pendant 15 ans, des mots, des sentences verbales, des humiliations, de la violation de mon intimité, de mon monde d’enfant. Je sens les carences affectives, émotionnelles que j’ai et qui me forcent à éviter tout contact sexuel ou toute intimité avec quiconque. Le pire est que je suis quelqu’un d’extremement joyeux et qui est vu par ses amis comme équilibré et super cool. Ils savent qu’il faut pas trop me pousser, une racaille, une embrouille, et je peux devenir chaud bouillant en deux secondes et être très impressionnant, moi qui hait toute forme de violence, si l’on me parle mal et qu’on me menace je sors vite, et je n’ai pas peur. Mais je contrôle. En ce moment donc je suis dans un état qui me pousse à exprimer tout cela, je ne pense qu’à mon enfance. Aussi je crois qu’accepter d’avoir été victime et accepter le fait qu’il n’y aura ni réparation des préjudices, ni reconnaissance de la souffrance est le premier pas vers l’excuse. Car c’est envers soit même que le jugement est plus difficile. Merci de m’avoir lu et au cas où, merci de votre réponse.
    Cyrille

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    • salut Cyrille , ton témoignage est bouleversant et parfaitement bien écrit .je comprend et ressent beaucoup de ton expérience de vie , car elle fait miroir a la mienne . en ce qui me concerne , excuser n’est pas un impératif , j’espère que tu trouvera la personne qu’il te faut pour partager ta vie car j’ai l’impression que c’est ce qui te manque le plus .
      sache que tu n’es pas seul , d’autre souffre des mèmes ressentiments .

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    • Bonsoir, je viens de vous lire et je suis traversée par un t’as d’émotions. Je pensais avoir les parents les plus défaillants qui soient notamment mon père, mais votre mère, c’est terrible ce qu’elle vous a fait endurer. Pour avoir toujours été rejetée par la mienne, je comprends ce que vous avez pu éprouver, je suis désolée pour vous sincèrement, désolée que nous ayons connu le rejet, l’abandon, l’humiliation, toutes formes de violences et d’abus, désolée pour les enfants qui endurent tout cela aujourd’hui encore. Vous pouvez être fière de vous car vous avez su trouver en vous la force de vous reprendre, de vous battre, et de vous reconstruire. Vous ne vous êtes pas lâchement laissé aller à vous considérer comme une victime, vous vous êtes battu et vous battez encore pour reprendre votre destin en main. Soyez fière du chemin que vous avez parcouru et continuez à prendre soin de vous. Essayez de trouver de l’aide aussi, un suivi en psychotrauma vous aidera certainement. Je vous souhaite le meilleur

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      • Salut Cyrille.
        Je sais pas ci cela pourra t’aider, mais je vais te faire un topo rapide de ma vie et comment je m’en suis sortie. je sais que chaque cas et unique et que chacun ressent sa souffrance à sa manière et de différents degrés. Pour commencer, désoler pour les fautes et les mauvaises syntaxes, mais je suis nulle dans ce domaine( il m’empêche qu’ écrire m’a beaucoup aider ).
        bref, j’attaque: je suis issue d’une famille de 4 enfants, de deux parents alcooliques, un père violent qui n’a jamais travailler et une mère folle dans incapacité intellectuelle d’élever des enfants ( elle même abusait, humiliait, violait et placer . Et une fois avec le père, frappait, violait encore et prostituer). je dis que nous sommes des enfants des allocations, comme notre père le disait pour répondre à notre question: pourquoi avez-vous fait des enfants? ( un bon revenue pour le faignant qui s’en sortent pas) nous sommes battus régulièrement à coup de poing, claques, bâton par le père qui nous traite de bon à rien et de minable ( premier souvenir dès mes 5 ans) et une mère qui insulte ses filles de putes, raté, qui finira violé et prostituée ( j’ai environ 8 ans) finalement jalouse de ses filles, le disant haut et fort: ci je suis malheureuse, vous devais l’être aussi, etc,etc,etc. sans allez plus loin dans mon histoire, car le tableau serait long, je m’en suis super bien sortie au final .
        les raisons sont nombreux. La première est que je ne voulais pas que mes parents gagnent. j’ai donc pris mon mal en patience ( refuser de fuguer à plusieurs reprise, de rentrer dans tout se qui est drogue et alcool qui m’empêcherai de n’être plus maître de moi et surtout partir le plus vite de cet enfer mais avec quelque chose en main). j’ai été une enfant du coup, seule, silencieuse, très discrète et un tontiné masculine pour pouvoir me défendre contre toute agression extérieur. Mais contre toute attente, j’ai eu des amies simples, intéressants , sans histoires et qui ne me juger pas. Mes premiers partages verbales m’on fait bcp de bien, car j’avais enfin le sentiments d’avoir le droit à la parole. c’était peu de choses :  » mes parents sont cons, méchants, ma mère est un peu folle »mais rien que ça s’était bcp, la honte me semblait moins grande. et oui, j’avais honte! honte de tout.
        à 16 ans, me voilà en apprentissage en restauration avec des premiers revenues pour obtenir afin ma liberté après deux ans d’un métier très éreintant . ( mon dieu, j’y suis toujours dedans après 20 ans ^^) horrible soit se métier, j’ai appris à m’exprimer et j’ai surtout rencontrer bcp de monde qui sortaient eux mm d’une famille difficile. j’ai pu commencer à parler de mon histoire avec un peu plus de détailles, et plus j’en parlais, plus je m’en sentais délivrer. Mon premier petit copain a fait littéralement sauté la carapace et nos de dieu le passée était devenue le passée.
        bien sur les blessures du temps, on fait revenir à la surface certains sentiments: la mort de mon père, la naissance de mon premier garçons, son handicap et mon métier de plus en plus difficile, sans parler du divorce qui m’a achevé.
        et Quand ça ne vas pas , et bien comme tout le monde je jette la faute à mon passée, alors que mon vrai problème c’est que j’ai peur d’être une minable du au dire de mon père, alors que je sais au fond que faut mieux que ça ; A se jour, se qui m’a vraiment aidé après analyse, c’est véritablement mon entourage à qui j’ai toujours tout dis, sans gêne, sans tabou sur mon passée. ils ont été pour moi mes psy d’une certaine manière. enfin, j’ai écris mon histoire pour mes enfants en allant chercher le passée de mes propres parents; en l’écrivant au final, j’y ai trouvée plus de réponse et de positivité que je n’aurais imaginer. alors , je sais que chacun marche différemment, mais parler et pour moi le premier pas à solution, et tu l’as franchie, continue. et nous sommes se que nous avons décidé d’être.
        ah et entre nous, être parents, c’est super dur, mm si je déteste ça, je peux te dire que je hurle bcp contre mes garçons, après c’est toujours suivie d’une discussion.je suis loin d’être une bonne mère, mais j’essais d’être juste et de trouver de nouvelles solutions, mais c’est pas facile.mais sache que ta mère ne sera jamais les autres femmes,
        se que je retiens de tous ses témoignages au fond, c’est qui à un vrai mal être de la sociétés et va falloir se plancher sur la question .
        courage, t’es pas seul;

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    • Slt Cyrille j’ai été captivée par ton histoire dans laquelle je me retrouve.Mathilde, 43 ans ta vraie jumelle :)..Bon, moi aussi je suis dans la solitude la plus profonde pour mieux porter le masque de la normalité, et bien conscientiser toutes les atrocités MALTRAITANCES vécues… question de survie, et je ne chercherai pas à te rencontrer, nous finirions par nous poignarder, car en tant que bon survivor « it can be only one »!!!.Bon, pragmatiquement, il va falloir que tu les butent en très bonne et due forme.parce qu’il y a une justice et c’est aujourd’hui que tu dois préparer ton coup fumant…Tu dois te souvenir à quelle période ton frère a touché, cet argent, consigner tout.Interroge la publicité foncière (tu as juste besoin de son état civil et 12 euros!)pour savoir quels sont ses biens immobiliers.Ainsi, quand tes parents seront morts, tu pourras prouver que tes parents se sont recelés eux même (c’est possible!) que ton frère est complice de ce recel.Ainsi, il va perdre ses droits sur ses biens qui te reviendront direct! (faudra qu’il prouve qu’il les a acheté à la simple sueur de son front, ce qui ne sera pas gagné), il pourrait même perdre sa qualité d’héritier, « SA LEGITIMITE » (celle qu’on t’a volé ça te parle!?), pas de raisos que ce soient tjrs les mêmes qui soient à tous niveaux servis à la louche qd d’autres se la prennent à travers la gueule 🙂 faut être juste…se battre intelligemment… et si tu te débrouilles bien, tu pourras même avoir son entière part.Profite en pour bien te faire suivre sur le plan psychiatrique, ça ne te fera du bien et tu auras des attestations.Psychiatrie et justice font de plus en plus bon ménage…Crois moi…en tant que que petite poubelle psychique il y a matière à rendre la merde sans grand couteau dans ton cas…Quand on a été une VICTIME et que l’on a survécu…il faut s’inspirer de la vipère, faire preuve de sang froid et être sans affect comme un vil calculateur pour mieux étrangler ses proies… et dans ton cas il y a matière…Je te souhaite du fond du cœur tout le meilleur que tu mérites..PS:je pense également que tu pourrais écrire car tu as un sacré talent, l’écriture pour exutoire, c’est bon aussi, et c’est dans tes clous!)

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    • Bonjour Cyrille,

      Je n’ai pas le même parcours que toi.
      Mais, je suis la petite-fille d’une manipulatrice perverse qui se faisait passer constamment pour la victime. L’ensemble de la famille sous emprise est restée toujours muette.
      Des deux côtés de la filiation, j’en ai bavé : mes parents étaient impulsifs, malheureux.
      Je n’ai connu qu’une grand-mère. Un grand-père muet et passif, sous la coupe de sa femme, une autre violent et veuf.
      J’ai eu un grand-frère méchant également.
      Après le désespoir, vers l’âge de 8 ans, j’ai fini par haïr mes parents, mon frère. J’étais livrée à moi-même, totalement négligée psychologiquement, laissée à la méchanceté de mon frère.
      Avec le recul, je sais qu’ils ont reproduit, que j’ai été un fardeau bien qu’ils disaient « m’aimer »!
      J’ai été par la suite violée car je cherchais à fuir. J’ai réussi à rompre. Mais j’ai sombré dans des addictions sexuelles pendant quelques années.
      Je me suis mise en danger extrême.
      J’ai subi les hospitalisations psychiatriques, les médecins qui te font culpabiliser, l’enfermement qui rend fou et les médicaments qui rendent dépendante et qui te font devenir un « légume. »
      J’ai travaillé quelques années, j’ai été harcelée au travail.
      Je me suis adonnée comme toi au sport en y allant à fond, pour ne pas penser.
      Ma vie n’est pas tout rose, j’ai connu des personnes dont j’ai vu la vie dérivait encore plus que la mienne, d’autres que se sont données la mort.
      Je pense que comme le dit l’article, tu devrais pleurer et t’autoriser à être triste.
      Car au final, derrière la haine et la colère, il y a l’effroi, la terreur, le désarroi de l’enfant qui subi des maltraitances à répétition.
      Et je voulais ajouter que toutes les femmes ne sont pas ta mère. Ce sera un travail constant pour toi d’essayer d’avoir une clarté d’esprit à ce sujet. Et de reprendre une à une les pensées qui te viennent quand tu penses à ta mère et aux femmes.
      C’est ce que j’essaye de faire, j’essaye de décortiquer, de ne pas projeter car l’être humain a des neurones miroirs et fait des projections par rapport à son passé.
      Parfois, j’y arrive, parfois pas du tout!
      J’ai choisi la vengeance que je pouvais après la lucidité de nombreuses années et à la lueur d’un procès en justice : j’ai coupé les ponts, ai déménagé sans laisser aucune nouvelle, essuie des épisodes de désespoir, suis soutenue par mon compagnon qui est moins conscient des violences qu’il a subies dans sa vie que moi mais reste plus solide par divers aspects. Il est aimant.
      Essaye de te focaliser et rester avec des gens qui ont une attitude bienveillante, soutenante.
      Je me juge encore beaucoup, reste très violente avec moi-même mais ce n’est pas évident de faire autrement. C’est un très très très long cheminement et c’est souvent épuisant! Le conditionnement est difficile à évacuer!
      Pour l’intimité, malheureusement, je crois que les coups et les cris de notre enfance voire les agressions sexuelles et les viols pour celles et ceux qui en ont subi pendant l’enfance (j’en ai subi à l’âge adulte) ont des effets dévastateurs sur l’intimidité et que mis à part, vivre avec, je ne connaîs pas d’autres solutions, même si cela ira mieux si tu noues des relations bienveillantes déjà au travail ou dans les sports que tu pratiques.

      Quant aux autres, j’espère que nos écrits nous soutiennent à défaut de nous guérir car finalement, nouer des relations authentiques et de compréhension et compassion mutuelles nous maintient en vie.

      Ce monde est fou concernant les enfants et les violences que subissent les femmes en grand nombre, aussi j’espère qu’un jour, les femmes et les enfants ne subiront plus aucune violence et seront protégé.es (comme les animaux qui eux peuvent tant nous aider aussi!)

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    • Je prépare un dossier pour la cour d’assises et je lis les articles et leurs commentaires.
      Tous ces enfants humiliés, maltraités, privés de leur vie me hantent.
      Il faut un plan de lutte contre les violences envers les enfants, C’est un devoir de civilisation. Ce que vous décrivez sont des actes de torture et barbarie. Je suis époustouflée de votre capacité à être un vivant malgré tout.
      Vous êtes une réponse cinglante au malheur.
      bien à vous
      Isabelle D.

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      • Bonjour et merci à tous de vos réponses. Je n’ai pas répondu, mais j’ai lu et j’ai été touché par vos expériences et votre chaleur. Cette capacité de plonger en nous même et de comprendre la souffrance des autres est certainement liée à notre enfance. Bref. Je me doute que les périodes de Noël sont difficiles pour vous et que comme moi finalement être seul et ne pas y penser vous rend plus ou moins distant. Avec toutefois cette sensation amère de passer toujours à côté des choses, comme ci nous étions maudits. Pour moi tout va bien, toujours célibataire, toujours le sport, la musique, en reconvertion pro et la pêche. L’année passée jai eu une relation de trois mois avec une jeune femme et nous avons passé de bonnes fêtes ça m’a fait du bien. Ça n’a pas tenu mais je suis parti au Vietnam 1mois pile après la séparation. Ça m’a aidé. Je vous embrasse tous, vous les enfants blessés et meurtris j’ai lu et relu vos commentaires vous êtes de la patrie des forts et des justes, ne glissez pas vers l’ombre, là où gisent nos bourreaux. De bonnes fêtes, du fond du cœur. Cyrille C.

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  29. Je remercie infiniment toutes les personnes ici capables d’écrire leurs larmes …
    Je venais cherchais une réponse au traumatisme, la torture et la peur que mes deux neveux ont hélas pu connaître …
    Le pourquoi, le comment ?
    Comment un monstre peut entrer dans une famille et tout détruire …
    Ma méfiance, mon angoisse constante échappaient à l’entourage, qui me faisait me raisonner et me calmer ..
    Les deux enfants , deux enfants magnifiques ,sidérés et muets, coopérant avec une ordure pour survivre au pire !
    Ils m’ont demandé un jour ! s’ils pouvaient quiiter leur foyer et vivre avec moi !
    jE NE COMPRENAIS ..Je n’aimais pas ce type qui était sous leur toit, ni leur silence à table, ni leur docilité à tous …mais je ne comprenais pas..J’ai évoqué avec leur grand -mère un signalement ! refus catégorique ; pourtant je sentais que qq chose n’allait pas .. vraiment pas !
    C’est maintenant que je sais, la parole est libérée mais nos coeurs sont brisé à tout jamais ! et je n’ai pas protégé ces enfants d’une ordure ! gradé à l’époque de l’&rmée française, qui jouait de ses galons ! je n’avais à l’époque que mépris pour ce type qui venait se pavaner comme un nouveau papa ! il n’a même pas été dénoncé ! il fait surbir un véritable enfer à une famille au départ , paisible et normale, ma soeur est tombé sous sa coupe et ne dénonçait pas ! les enfants précoces et doués à l’école devenaient phobiques et dépressifs .. je n’ai jamais pu comprendre l’étau qui serrait mon coeur lorsque je le voyais, lorsque je prenais mes neveux en week end, je m’en voulais d’avoir des angoisses face à ce beau frère si prévenant à mon égard et si respecteux ..
    Avant leur mariage( qu ne s’est pas fait !!! dieu merci ) j’ai tout de même refusé d’être son témoin! et j’ai parlé à ma soeur en lui disant  » la seule chose que je te souhaite ! c’est qu’il te quiitte, car tu n’as pas le cran de quitter un type comme lui qui n’a rien pour lui ! maisà cette époque j’ignorais tout de leur vie !!! et pourtant je haissais le fait même qu’il puisse rester ! je préssentais ! c’est tout ! Aujourd’hui nous sommes tous bien loin de cette ordure ! une plainte est déposée ! Il à refait sa vie xxx fois et à fait de xxvictimes

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  30. Alors quoi dire?
    Elle m’a laissée à 9 mois. Revenue triomphante quand j’en avais 5 le jour de son mariage…
    Un frère est venu l’année suivante et à partir de là…
    Celle de trop est devenue invisible, sauf à soulager ses nerfs et sa frustration d’avoir un mari pas assez ambitieux selon elle à grands coups de règle en fer, de pelle, de tout ce qui pouvait être projeter. ..
    Elle a toujours été assez rusée pour que personne ne le voit, sauf son mari muet et envoûté par son charisme et l’amour qu’il lui manifestait.
    Finalement, elle a tout essayé pour me faire céder ou briser (quelques os mais ça va…)
    Je suis devenue de plus en plus coriace et j’ai coupé les ponts avec elle et ceux qui ont cru ses mensonges.
    Deux enfants magiques et un divorce plus tard, je ne suis pas si mal lotie, j’ai refait ma vie depuis.
    Du courage et de la confiance en vous tout plein.
    Tout passe .
    Je vous chéri mes compagnons d’infortune !

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  31. Bonjour,
    Merci. En lisant cet article je me suis reconnue de façon systématique dans chacun des symptômes/ chapitres détaillés. Je crois que cela fait juste beaucoup de bien de voir que je ne suis pas seule et qu’au final comme vous dites « c’est une réaction normale à des événements anormaux ».
    Je suis suivie depuis 15 ans maintenant et le travail sur l’ estime de se soit est toujours aussi difficile et penible…
    mais je comprend mieux je crois ce qu’essaie de me dire ma psy quand elle insiste sur le fait que je ne suis pas malade.
    Bref, merci vraiment de publier ce genre d’article. Je suis fille d’un pervert narcissique (il a été diagnostiqué il y a quelques années maintenant) et les articles sur les enfants de PN sont trop peu nombreux. Nous trouvons beaucoup de choses sur les femmes emprisonnées dans des relations malsaines, mais il est rare de parler des enfants. Comment se construire « normalement/sereinement » quand un parent est maltraitant (et que l’autre est dans le déni) ? Je suis « soulagée » de constater que les articles sur les enfants victimes d’abus répondent tout à fait à mes questions.
    Merci encore

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  32. Quel soulagement de lire ce genre d article.
    J ai subit la violence physique et psychologique de mon père et je me retrouve dans tout cela il m as fallu attendre de devenir moi même maman pour ouvrir les yeux et voir que j avait été une enfant maltraitée, battu.
    Il m auras fallu 31 ans pour le dire et l admettre sans honte.
    Aujourd’hui je me soigne du passé et de ma fibromyalgie qui est liée et ce genre de lecture m’aide énormément dans les moments de doutes.
    J’ai réussi à écrire mon histoire dans un libre…. Une victoire en quelque sorte même si je n arrive moi même pas a le lire.
    Bon courage a tous

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  33. Bonjour

    et merci pour cet article clair et lucide.
    Tant de gens sont concernés !
    J’ai moi aussi eu une enfance de ce type, maltraitance psychique, rejet, négligence….(mère glaciale et père absent)
    résultat= 20 ans de thérapies, de rejet de moi-même
    pour essayer d’améliorer mon estime de moi (tjs très basse), ma dépression chronique, mes relations aux autres chaotiques, l’enfermement chez moi (pas le droit à l’existence et besoin +++ de sécurité)…j’ai toujours eu des pb au boulot (2 burn out), avec la hiérarchie, les collègues….donc je fuis les relations sociales , du coup je survis et je ne vis pas. C’est comme si ma croissance s’était arrêtée à cette époque, je suis restée une enfant , j’ai choisi il y a 3 ans un homme (une sorte de papa même s’il a mon âge) et c’est ma 1ere relation stable et non abusive….même si je ne suis pas capable d’habiter avec lui pour le moment.Mais je ne suis pas toujours tendre avec lui, je me rends compte que je lui fais subir ce que j’ai subi. Pour toutes ces raisons, je n’ai jamais voulu avoir d’enfants, je ne voulais pas rendre un être qui n’a rien demandé, en faire un malheureux de plus…
    j’ai beaucoup écouté de vidéos de devt personnel sur YT, mais sans réelle avancée.
    Juste l’approche de Cyrinne Ben Mamou m’a semblé intéressante car elle parle des victimes atteintes du SPT qui ne touche donc pas que les victimes d’attentats, accidents, violences physiques…..mais les médecins sont peu formés, ils diagnostiquent sur vos symptômes et non sur les causes, du coup ils vous enferment sous camisole chimique sans vous comprendre ni vous laisser une chance de guérir en profondeur.
    La résilience, tout le monde en parle , certains font des access bar consciousness,
    je crois qu’il n’y a pas de solution magique, c’est un long chemin
    mais il passe par la reconnexion au corps, par la respiration (le stress chronique met en apnée), par l’amour de soi (se faire du bien, se protéger soi même, et trouver sa sécurité à l’intérieur de soi et non à l’extérieur)….et aussi fréquenter des gens positifs, qui ne vous jugent pas…s’aérer, marcher, faire une activité qu’on aime…tout ça pas à pas, pour petit à petit guérir.

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    • Tant de souffrances dans tous ces témoignages mêlés de tristesse et d’espoir.Mon passé d’enfant abusé sexuellement, physiquement et psychologiquement est là, il me détruit encore mais avec l’aide de spécialistes , j’essaie d’en sortir.Malgré une amnésie de ma naissance à 12 ans dûe sans doute aux traumatismes répétés et infligés par mes deux parents, j’ai réussi à mettre des images et des mots à partir de 46 ans( j’en ai 65 ans)et coupé les ponts avec mes bourreaux pendant 8 ans.Au décès de mon père, ma mère m’a sollicitée et je l’ai prise en charge , étant fille unique, pendant 10 ans mais je suis vite retombée dans un enfer psychologique.J’ai coupé avec elle il y a 6 mois pour me protéger mais je vis à nouveau avec angoisse , culpabilité , peur, méfiance à l’égard d’autrui et surtout plus de goût de vivre.Je ne m’autorise pas à être heureuse, je reste marquée par le fait qu’ils ne voulaient pas de moi à la naissance et qu’ils ont tout fait pour me détruire et gâcher mon existence.L’angoisse de la mort m’habite et je voudrais malgré tout m’en sortir.Je sais que je ne guérirai pas mais les épreuves renforcent , je sais que je suis quelqu’un de bien et je garde un tout petit espoir d’être un jour heureuse.Merci de me permettre d’exister en me lisant.

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      • Je vens d’une famlle dont le père faisait parti d’une oganisation criminelle. Ma mère a eu 5 enfants sans savoir comment les aimer et on a subit diverses violences jusqu’à mes 4 ans ou la justice a démentlé notre famille et dispersé les enfants(nous étions 5) dans des foyers différents. De 4 ans à 6 ans et demie j’ai fait 13 foyers nourriciers ou mon frère jumeau et moi ont été maltraités avant d’attérrir dans un orpholinat . J’ai la chance de rencontrer deux êtres magnifiques qui sont devenus mes parents. J’ai été séparé de mon frère à l’adoption car mes parents étant un jeune couple pouvait qu’adopter un emfant. Je sais que j’ai effacer ces années passées dabs ces foyers anisi que certains souvenirs de ma famille biologique. Dans ma nouvelle famille j’ai développé mon potentiel intellectuel pris de la confiance en moi et finalement réussit mes études universitaires. Évidemment ces blessures sont revenues sous formes d’anxiété et de diverses formes de dépendances dans ma vie apres mes 25 ans. À 44 ans j’ai fait une dépression mageure. J’ai eu un bon suivi et compris qu’il fallait repartir de zéro…oui j’aimais les gens et faisait tout pour leur plaire et exprimait du bonheur quand eux étaient heureux…dans le fond c’est la petite fille triste et abandonnée que je n’aimais pas au fond de moi. J’avais honte de mes origines et je voyais cela comme une humiliation ce qui augmentait la peur du reget, On avait beau me démontrer de l’amour je ressentais toujours un manque à l’intérieur de moi. À 46 ans je me suis divorcée car j’avais l’impression de ne plus exister… Finalement aujourd’hui à 50 ans je suis heureuse pour la premièere fois…je veux dire vraiment heureuse …J’ai pris conscience que mes parents biologiques ne pouvaient me donner ce que eux-mëme n’ont pas reçcus…je les ai remercier de m’avoir gardé en vie dans ce milieu hostil dans lequel on vivait…j’ai renouer avec cette petite fille triste qui demandait au fond que je la serre très fort dans mes bras en l’aimant de tout mon coeur en lui promettant de ne plus abandonner, car elle est la plus belle partie de mon ëtre d’ailleurs aujourd’hui elle est guidée par une soif de vivre et ne subit plus sa vie…Il faut aimer ses parts d’ombres autant que ces parts de lumières sans se juger et se culpabiliser car nos faiblesses peuvent se révéler à être nos plus grande force. J’ai pris conscience que le jour ou j’ai pris en charge cette petite fille triste que j’avais laissé derrièere je guérissais peu à peu cette blessure d’abandon en l’aimant de plus en plus à mesure que l’on accueillait ensemble ces émotions tant refoulées dans le passé…dans le fond ceux qui vous ont fait du mal par le passé n’ont plus de pouvoir sur vous, ce qui a été fait est fait…vous ne pouvez rien changer à part accueillir les émotions au lieu de lutter contre…si vous bloquer vos émotions et lutter contre ses souvenirs vous resterez coincé dans ce passé et redonnerez du pouvoir à ces gens du passé qui certains même sont décédés. L’abandon au moment présent , aujourd’hui à 40,42 ou 50 ans …que vous ressentez le ou la seul(e) responsable de cet abandon c’est vous…retournez chercher l’enfant qui s’est séparé de sa joie de vivre à un certains moments et donner lui tout l’amour qu’il mérite et ne lui lachez plus la main. Croye-moi , il n’y a pas de mots pour décrire la sensation que cela procure…donnez-vous le droit de vpus aimer tel que vous êtes maintenant , vous êtes cette complétudes que ce manque a causé depuis tant d’années…retrouver-vous et aimez-vous à part entière et découvrez que le bonheur n’Étaient pas autour de vous mais bien à l’intérieur de vous. Le miracle c’est vous qui prenez conscience de cet amour.

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    • Je me vois tellement quand je vous lis. Avez vous pu trouver une solution face à vos relations professionnelles ?
      Comme vous, le seul endroit où je me sens vraiment en sécurité c’est chez moi et dans la nature
      Merci pour votre commentaire et cet article qui est tellement juste

      Répondre
  34. Bonjour,
    J’ai 40 ans et je suis née avec une malformation congénitale sévère au visage. Je suis suivie par une psy et ça fonctionne. Seulement, je ne rentre dans « aucune case » et j’ai dû mal à comprendre ce qui m’arrive. En effet, petite, j’ai toujours été très proche de mon père qui m’a beaucoup soutenue (surprotégée) et j’avais une mère froide, pas affectueuse, maniaque… Et bien mon père protégeait ma mère de ses maltraitances psy envers moi. J’ai eu des interventions chirurgicales.
    Quand je pleurais (ce qui arrivait souvent), elle demandait : « Mais qu’est ce qu’elle a encore Patrick » (le prénom a été changé). Mais a ton avis, qu’est ce que j’ai ??????? Moquerie, harcèlement… J’aurai voulu qu’il lui dise : « maintenant tu t’occupes de tes gosses » (j’ai 1 petit frère). Pour moi, il a cautionné la négligence de ma mère mais sa réponse est « elle est comme çà ». Il est comme un petit garçon qui fait tout ce que ma mère veut (nouvelle peinture, nouveau carrelage..) et n’a lui aucune envie propre. Il me fait pitié et je les vois le moins possible. Pourrais-je obtenir, de votre part, un éclaircissement sur la non dénonciation des maltraitances insidieuses de ma mère à mon encontre ? Il m’a protégé de l’extérieur mais pas des scènes de violences domestiques d’une mère sur une enfant porteuse de handicap. Elle était pareil avec mon frère (qui n’a aucun handicap et est beau) mais lui pouvait s’évader chez ses copains. Mais il est « perdu » malgré tout. Merci, Stéphanie

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  35. Bonjour.. Ne sais pas trop par ou commencer.. concernée totalement par ce qui est dit toutefois moi cetait moccuper de parents mamade psychologiquement et séparés, une mere bipolaire et un père skyzophrène. ce que je ne comprends pas c’est que plus jeune notamment a l’adolescence quand ces choses terribles me sont arrivées je me devait de faire face et de surmonter parceque si je ne le faisais pas mes 2 parents se fouttraient en l’air et jai fait je pense ce quon appelle de la résiliance. Tout en ayabt quand même des terreurs nocturnes et de la boulimie mais je le vivait plutot bien enfait. Et puis après plus tard me suis tournée vers le cannabis qui m’a beaucoup aidée un temps mais dernièrement j’ai du arrêter car cela me faisais + de mal que de bien.. Et la la descente aux enfers a commencée. . Crise d’angoisse, Phobie d’impulsion et maintenant a la limite de la paranoïa et dépression. Je ne comprends pas parceque plus jeune ( j’ai 24 ans la, mais on pourrait croire que j’ai plus en disant ça haha ) je surmontais ça et j’avancait. Chose que maintenant je n’arrive pas à faire comme si ce que j’ai vécu me défini et je n’ai plus qu’à subir.. alors que j’ai un job ou j’évolue justement en ce moment, un ami depuis 5 ans qui est la pour moi.. Je suis un peu perdue et ne me reconnaît plus. Je ne sais pas comment me relever cette fois ci car apparament jenfouissais + que je me souvenais alors affronter tout ça ? Ou l’essayer a une résilience consciente et prendre ça comme le combat de ma vie.. Si quelqu’un peu m’aider à comprendre même ne serais ce qu’un tout petit peu. Merci beaucoup

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    • Bonjour Sarah,
      Ce qui t’arrive présentement c’est une prise de conscience de ce qui tes arrivés ton corps ton esprit te fait sentir que des choses sont enfouis, pourquoi tu consommais c’étais pour éviter de ressentir les émotions tel que angoisse et terreur nocturne, tu prenais les substances pour t’autorégularisé.

      Présentement en vivant a  »froid » ton vécu, ta vie bien tous remonte comme un volcan, un suivi thérapeutique peut très bien te faire passé cette étape après la prise de conscience y a l’acceptation réel de ton passé, et le lâché prise.

      C’est plate a dire mais c’est une étape crucial de ton rétablissement et tu peux très bien allé voir un médecin pour avoir de l’aide médicamenteuse pour passer ce cap, au lieu de replongé dans la consommation.

      Allé cherché de l’aide professionnel ou via les médicaments n’est pas un signe de faiblesse bien au contraire cela prend une force incroyable pour faire toute ses démarches ton ami est la oui pour t’aider au quotidien mais seule un professionnel peu t’aidé a passé ce cap crucial de ta guérison… je l’ai toujours dit ce n’est pas facile meme voir très difficile mais la démarche en vaux la peine puisque l’étape d’après sera la connaissance de son soi reel, qui vise a augmenté l’estime de soi, la confiance et nous rend plus forte pour découvrir le monde différemment.

      Une étape a la fois et tu vas y arrivé tous comme nous. Ces sur que l’inconnu fait peur mais dit toi que le ciel peu être chargé de nuage gris et menaçant mais le soleil reviens toujours il est tous simplement caché derriere.

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  36. Bonjour,

    Je suis également très surprise par cet article qui résume en tous points ce que j’ai vécu. Ca fait beaucoup de bien et permet de comprendre plein de choses.
    J’ai 28 ans et j’ai enfin décidé de couper les ponts avec mes parents, je n’y arrivais pas par peur de ne pas m’en sortir seule, et par culpabilité. J’ai commencé une thérapie EMDR il ya 5 mois, à raison d’une à deux fois par semaine. J’ai essayé plusieurs thérapies depuis 7ans, c’est la seule qui semble vraiment me faire du bien. Je voulais votre retour sur l’expérience, votre thérapie a-t-elle duré longtemps ?
    Je suis phobique sociale, et je vois bien que je reprends confiance en moi, que tout se transforme et s’améliore, en revanche mes attaques de panique sont toujours autant présentes.. C’est assez rageant de ne pas voir d’amélioration de ce côté.

    Merci !

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  37. Je viens de lire ce texte après une recherche sur le thème. Il me fait tellement de bien, je vous remercie vivement.
    Enfin je peux pleurer, un peu. Je ne détaille rien, ici chacun sait ce que c’est.
    Tous les commentaires me laissent entrevoir le nombre de mes frères et soeurs d’enfance saccagée. Et notre lutte plus ou moins efficace pour l’empêcher de définir toute notre vie. J’ai réussi à acquérir un travail stable où je suis appréciée et reconnue, un petit appartement où je me sens bien, quelques amis de longue date. Aucun ne sait vraiment l’ampleur des dégâts, je reste floue sur tout cela. Essayer de partager le beau, plutôt. J’ai toujours trouvé évident que les survivants d’Auschwtiz n’en disent rien. C’est impartageable si on n’y était pas aussi.
    J’ai trouvé refuge dans la lecture, la musique, le sport, la cuisine et le ronronnement de mes petits chats. J’ai eu la chance de ne jamais développer de troubles, de déviances, d’addictions, ou d’envie de me faire du mal d’aucune sorte. Je suis partie tôt, et loin, dès que j’ai pu. Oscillations entre détermination et effondrements. Je me solidifie au fur et à mesure. En somme, à 39 ans, je « fonctionne » assez bien au regard de ce que ça aurait pu être avec les cartes désastreuses de départ. Mais malgré les tentatives répétées, je n’accède pas à une union durable et stable avec un homme. C’est ma recherche de toujours, convaincue que l’aboutissement de la réparation entreprise depuis que je me suis « enfuie » passera par cette relation. Je fais de mon mieux, mais mon mieux est insuffisant. La vulnérabilité est forte…c’est le seul domaine où je suis rattrapée par tout ça. Puis-je y arriver un jour? Comment font ceux qui y parviennent ?

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    • Bonjour Marie,

      Je crois qu’en couple, plus on n’a d’attentes, plus on fait porter à l’autre le poids de ses attentes, et plus on a de déceptions.

      Je ne crois pas qu’il faille faire de son mieux dans ce domaine. Je pense qu’il faut juste être soi, se montrer tel qu’on est vraiment.

      Ensuite trouver quelqu’un avec qui on dure en couple, ce n’est simple pour personne.

      Je pense qu’il faut repérer d’abord les problèmes d’une personne : sa nocivité, ses dysfonctionnements, son instabilité, ses lourds défauts. Une légère instabilité est supportable pour le/la conjoint/e, une forte instabilité est fatigante. De petits dysfonctionnements sont supportables. Un gros dysfonctionnement quotidien est pénible à vivre au quotidien.
      Ce sont des choses qui n’aident pas à faire durer un couple et si le couple dure malgré tout, l’un est peut-être heureux mais le second j’en doute sérieusement.

      Je pense qu’il ne faut pas croire qu’un couple vous aidera à panser vos plaies.
      être en couple n’est pas une méthode de guérison psychique. Je crois que plus les deux conjoints vont bien psychologiquement, plus c’est facile de réussir un couple. Car on vit moins d’épreuves et on est plus armés pour les surmonter. Cependant je pense que si on est mature sur le plan affectif, faire un couple durable n’est pas une nécessité car, dans ce cas, on ne craint ni la solitude ni le manque de tendresse.

      Bien sûr, je vous fait part de mes avis/idées. La vérité, je suis comme nous tous, je ne la connais pas. Je connais juste ce que j’ai appris de mes propres expériences et que pense vrai pour moi.

      Bon courage !

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      • je suis complètement d’accord avec votre belle réponse
        j’ai cru toute ma vie qu’être en couple allait me guérir !
        plus je cherchais ce graal moins je le trouvais,
        je mendiais des miettes d’amour à des connards ,qui ne me respectaient pas et me jetaient comme une chaussette sale…
        ils étaient mon miroir = JE NE ME RESPECTAIS PAS
        car je croyais être indigne d’être aimée, je me sentais désespérée, seule au monde, au fond du gouffre, moche (alors que j’ai toujours été jolie ), honteuse et dépressive +++
        la solution n’est pas à l’extérieur (psy, amoureux, bouteille, drogue…) mais bien en NOUS, il faut arriver à se reconnecter à soi (son corps, son souffle, son identité) par la méditation, la marche , le yoga ou toute autre chose qui peut vous faire du bien…
        c’est long mais ça vaut le coup, vous êtes unique, vous n’êtes pas seul, car vous serez toujours le meilleur compagnon pour vous même d’abord
        si on est en déséquilibre on rencontre le mm type de personne
        plus on est bien avec soi même plus on trouve qqn qui sera bien aussi (le miroir encore)
        les autres ne sont jamais que le reflet de notre intériorité, il faudrait presque les remercier de nous montrer ce qui cloche, puis partir (si relation toxique) en ayant la ferme volonté de se dire qu’on mérite le MEILLEUR.
        Plus on est bon avec soi mm plus cela rejaillira sur vos relations.
        Regardez aussi des vidéos sur YT, ça aide beaucoup.

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      • Bonjour Corinne,

        Je pense que vos réflexions pourraient être applicables à celles et ceux qui n’ont pas eu une enfance saccagée.
        Les autres sont fortement marqué.es dans leur chair et souvent à vie.
        Nous nous maintenons en vie car des êtres humains nous ont tendu et nous tendent la main.
        Toutes celles et ceux qui témoignent ont de terribles souffrances et des difficultés d’attachement et nous pouvons bien les comprendre.
        Quand celles et ceux qui ne vous ont pas aimé(e) ni protégé(e) ni permis d’être équilibré(e), comment ne pas développer des difficultés relationnelles profondes?
        C’est impossible d’être « comme les autres » avec notre enfance, à moins de soi-même se délivrer petit à petit de son passé et chaque parcours est très individuel.
        Il y a des personnes qui par honte mourront sans en avoir parlé.

        Nous sommes des accidenté(e)s de la relation humaine, de l’amour, de l’équilibre.

        Connaître quelqu’un qui vous accueille dans vos propos, vos émotions, vos sentiments, vos souffrances, pour moi, c’est une des clés majeures pour pouvoir continuer à vivre. Sans un soutien long et inconditionnel comme aurait dû être notre enfance, nous resterons très bancales, bancaux.

        Tisser un lien de confiance avec une personne solide et aimante, bienveillante (compagne/compagnon, ami/amie, thérapeute, professeur(e)…) qui manifeste de la compassion à notre égard, dont le comportement permet donc de délivrer sa parole, pour ma part, je considère que c’est la première étape pour s’affranchir des violences que nous avons subies. Pour exprimer nos émotions de peine, de désarroi profond, de haine, de colère. Pour en parler et être cru(e).

        Car bon nombre de personnes sont choqué(e)s ou n’ont pas sauvé les enfants (voisin(e)s, ami(e)s, famille…) de la maltraitance familiale et nous devons gérer aussi les réactions d’autres personnes qui pensent que cela appartient au 19ème siècle et ne veulent pas que l’on perturbe leurs vies si tranquilles et paisibles !!!

        Heureusement, il y a de nombreux sites en ligne qui partagent des articles afin que nous comprenions ce qu’il se passe en nous et qui reconnaissent la maltraitance familiale et l’héritage transgénérationnelle.

        Les maltraitances altèrent nos gènes mais si nous vivons dans un environnement sécurisant, alors le cerveau malléable se modifie, même à l’âge adulte.

        La compréhension est très importante car beaucoup de psy peuvent juste dire que nous sommes délirant(e)s, voire folles/fous alors que nous avons des réactions normales face à des situations anormales et qui resurgissent dans notre présent.

        Je vous souhaite beaucoup d’amour, de paroles réconfortantes et de trouver plusieurs personnes de solides qui vont garderont en vie, malgré un passé de violences subies, Cécile et Corinne!

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        • Merci pour ce commentaire, merci pour ce billet. Enfin un site où on ne dit pas « soyez grands, passez à autre chose ». Ces personnes là n’ont pas enduré la maltraitance. Je suis grande, j’ai construit ma vie. Je n’ai pas arrêté d’encaisser les coups durs. Généralement je ne reçois pas d’aide on s’extasie « ce que tu es/vous êtes forte »… à quel prix… ben le passé revient de plus en plus comme un boomerang et moi qui étais contente du chemin parcouru, je prends tout en pleine tête et je me demande comment continuer de serrer les dents…
          M’autoriser enfin à lâcher prise ? à pleurer… je ne sais pas.. j’ai tant à porter… tant de proches à soutenir…
          merde au connard qui m’a tuée enfant

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  38. bonjour

    timidement et parce que vous tous vous avez osé en parler, je crois que je devrais aussi un jour ouvrir les vannes de tout ce passé qui m’étouffe qui m’oppresse et détruit ma vie avant même que quoi que ce soit commence !!
    oui depuis toute petite depuis très très longtemps, j’ai des souvenirs précis de situation d’actes complètement choquant traumatisant après quand tu grandis et que tu vois que tu comprends que tout ça ressemble à une partouze géante où l’actrice principale est … je te le donne en mille.. ta mère (le seul parent qu’il te reste) et oui défilé d’hommes, mensonges aux trop-curieux qui voudraient savoir s’il y a quelqu’un d’autre, etc tout ça pour glâner un câlin un sourire un compliment que ta mère pourrait te donner … Mais non elle te traite de traînée à 14 ans parce que tu as mis un coup de crayon sous tes yeux… elle te regarde comme un rivale dès qu’un homme rentre dans l’appartement alors que tu as tout juste 12 ans mais tu es déjà formée alors !! tu es une rivale pour elle!! et moi je pensais n’être qu’une enfant
    aux yeux de ma mère j’étais tout sauf son enfant : j’étais sa complice dans ses tromperies, le témoin de tout ce défilé d’hommes à la maison, sa rivale, etc
    et son rôle de mère vous me direz ? je ne sais pas … je n’ai pas de souvenirs sauf parfois ses doigts sur mes cheveux rarement!!
    et aujourd’hui où j’en suis? nulle part !! je détruis tout ce que je touche …surtout les relations affectives ou amoureuses .. ou ce sont mes petits amis qui me détruisent ! je ne m’attache qu’à des rustres des hommes manipulateurs destructeurs odieux mais j’y vais parce que je déteste être seule, les hommes trop mous trop doux!!
    je veux sentir cette force cette puissance destructrice ce côté animal chez eux et espère au fond que la relation sera surtout torride très torride puisque c’est ça la relation avec l’autre

    bien sûr et heureusement je n’ai pas que des phases comme celle-ci j’ai aussi des phases sans rien personne même pas d’amis parce que je crains les relations … je sais que je suis paramétrée pour le mal! toujours!
    heureusement je les ai sauvés mes enfants je cache tout ce qui se passe je ne leur ai jamais parlé de rien de peur que ça les poursuivent Pitié!! non !!
    j’ai essayé de m’enfuir mais il était déjà trop tard à 20 ans quand je suis parti!!oui trop tard!! en fait le mal était là et a surgi de nulle part à mes 39 ans quand j’ai divorcé!! tout m’est revenu en pleine face et là j’ai changé : aventures consommation etc mais puissance dix!! je ne sais pas si vous pouvez comprendre ou imaginer à quel point je me mets en danger parfois dans ces aventures!! j’en ai le vertige et après parfois la nausée mais à peine!!
    heureusement ce passé d’enfant a développé chez moi une force dans le travail dans la vie hors relation humaine qui me fait avancer oui et qu’en tant que mère j’avance avec deux enfants anxieux oui apparemment mais qui en veulent..
    mais si je pouvais me poser et construire cette vie dont je rêve avec des relations normales et pas en surconsommation….
    tous mes filtres sont faussés aujourd’hui et j’en souffre là maintenant alors que j’ai 48 ans et que je pensais que le plus dur était passé… Mais en plus de ce passé j’ai une histoire de vie horrible :la perte d’un enfant oui comme si j’avais pas assez souffert!
    alors oui aujourd’hui si une méthode existe si une personne peut m’apporter des solutions pour avancer personnellement je prends oui
    je ne veux pas revivre ce cauchemar

    Répondre
    • Guy, avez-vous, depuis ce dernier message, trouvé de l’aide auprès d’un psy, quelque soit sa méthode ? Ce que vous portez comme lot de souffrance est trop lourd pour une seule personne, vous avez besoin d’un endroit, d’une personne neutre qui vous laissera poser vos « valises émotionnelles » chez elle le temps de reprendre votre souffle.
      Donnez-nous de vos nouvelles…

      Répondre
  39. Bonjour

    Enfant battu et témoin de violence conjugale (c’est mon père qui nous faisait vivre l’enfer ) traverse à l’âge adulte de son période d’angoisse et d’anxiété. En particulier lorsque cela touche ma santé.
    Le moindre truc suspect et je cogite. J’ai une tumeur, j’ai ceci ou cela..etc..En d’autres terme je suis devenu je crois hypocondriaque. Comme si il y a avait cette peur que quelque chose m’arrache à la vie. Un enfer!
    Peut-il y avoir un lien de cause à effet avec la maltraitance?

    Brièvement, tout a commencer en 2009 avec notamment la naissance de mon fils.
    Notre couple battait d’une part de l’aile et était voué à l’échec mais parfois je pense que d’être devenu père m’a « fragilisé ». Dans ce sens où cela m’a peut-être fait remonter des tas de choses en surface.
    A l’époque s’en est suivi 1 an 1/2 de dépression. Avec traitement et suivi psy.
    Je n’étais pas bien dans ma vie. je n’étais pas heureux.

    A l’heure actuellement j’ai l’impression de sombrer à nouveau.
    J’ai refait ma vie. Famille recomposée et son lot de difficulté. Je suis à mon compte et son lot de stress. Un problème à l’œil jumelé à une grosse période de stress dernièrement et bim me revoilà tomber dans mes travers de malade. j’ai fait part à mon médecin de ma fatigue lui réclamant un substitut en vain. puis finalement après l’avoir relancer je suis sous Xanax pendant 10 jours. j’ai honte mais j’en sentais le besoin.
    Je le précise car aucun des témoignages que j’ai lu jusqu’à présent ne fait part de ce côté des choses. (je ne les ai pas encore tous lu).

    Je ne supporte plus ces périodes où je ne sens pas heureux.
    Chez ma psy je ne m’autorise pas à craquer je n’y arrive pas.
    J’ai le sentiment que mon mal être grandit avec le temps aussi curieux que cela puisse paraître. J’ai l’impression de ne jamais faire les bon choix pour moi ou tout du moins de ne pas y arriver. j’ai l’impression de ne pas être à la hauteur avec mon fils et je me trouve parfois dure avec lui..

    Je ne suis jamais plaint et je n’ai jamais été une victime
    Pourtant je crois que les choses me rattrapent et je me rends compte peu à peu à quel point il m’a brisé.
    Bien qu’ayant conscience de cela je n’arrive pas à me libérer et à lâcher prise..

    Enfin je suis entrain de mener des démarches pour retrouver cet homme là.
    je souffre malgré tout de ce manque d’un papa.
    Je ne sais même pas si il m’a serré dans ses bras. A 4 ans je disais parait-il que je le tuerai. Biensur je suis rempli de rage mais peut-être est-il pris de regret.
    J’ai ce besoin de comprendre et ce besoin de lui dire à quel point il m’a brisé et à quel point il manque à vie.
    J’ai bien lu qu’il ne fallait peut-être pas retrouver ses abuseurs mais c’est à lui que je veux tout dire. Je veux que ce soit lui qui entende…

    Merci pour cet article qui permet une meilleure compréhension de nos fonctionnements.

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    • Bonjour xj,

      J’ai lu avec attention ton témoignage. Je souhaite rebondir sur ta volonté de vider ton sac à ton père. As-tu pensé à lui faire parvenir un courrier si tu as connaissance de son lieu d’habitation? Je l’ai fait de mon coté et ça ma soulagé un temps. Seulement, pour le manque, il n’y a hélas rien à faire…
      Cordialement,

      Coussin

      Répondre
  40. J’ai lu chacun de vos commentaires et je suis surprise de voir à quel point l’homme peut être néfaste pour autrui. Pour mon témoignage, je suis issu d’une famille de huit enfants et j’ai été placé à 13 ans au titre de la protection de l’enfance.
    Avant cela j’ai grandi dans un climat d’insécurité et de violence physique et psychologique venant de ma « mère ». Niveau environnement, ce n’était pas mieux ! Je vivais dans une tour de 15 étages et mon appartement était infesté de cafards ! ( vous verrez que ce détail à prie un sens bien particulier par la suite.)

    La vérité sur mon histoire m’a éclaboussé au visage à mes 10 ans. Où étant la dernière de ma famille, il ne restait que ma grande sœur de cinq ans d’écart et moi au domicile. La police s’est rendu chez moi pour informer ma « mère » que mon « père » était incarcéré pour abus sexuel et ma sœur a été placer quelques semaines plus tard.
    J’ai subi, l’emprise et le rejet de ma « mère », ses insultes et ses coups jusqu’à mon placement en urgence qui s’est déroulée ainsi. Mon « père » libéré avant sa peine pour « bonne conduite » mon audience a été avancée. La juge ayant mis ma « mère » face à sa réalité entre protégés son enfant et divorcé de son mari. Elle a exprimé le fait qu’elle ne peut vivre sans son mari et j’ai été placé le lendemain en urgence en foyer départemental.
    L’histoire hélas une s’arrête par là ! J’ai su par la suite que mon « père » avait déjà été condamné pour mes autres sœurs et que de surcroît ma « mère » l’avait ré accueilli chez nous malgré cela et qu’elle nous avait condamnée à vivre le même sort. J’ai compris aussi pourquoi chaque nuit elle nous enfermait dans notre chambre jusqu’ au matin. Mais que bien sûr cela n’a pas suffi pour nous épargner.
    Cette vérité mettait insupportable et je ne cessais de culpabiliser envers ma sœur car nous partagions la même chambre. En y pensant je me rendais compte que malgré mes efforts, je ne me rappelais de rien, d’aucun souvenir dans cette chambre. Cette amnésie dans cette chambre me suis encore et encore… qui signifie aussi le doute à jamais pour moi. Seulement un souvenir est revenu à ma majorité dans la salle de bain lorsque j’étais enfant et s’arrête lorsque mon « père » a ouvert la porte avec un tournevis (vu qu’elle était fermé à clef) et me dévisageait à travers le miroir en se rasant et mon souvenir s’arrêtent.
    Résultat, à 14 ans, mon mal m’a amené à m’automutiler, comme si ce geste me permettais de me rappeler que je suis vivante. Mon mutisme, ma poussée aussi a l’hôpital où j’ai voulu en finir avec la vie. Sans est suivi une vraie difficulté à avoir une relation amoureuse jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Je n’ai pu mettre des mots sur mon histoire qu’à mes 21 ans, ce qui m’a coûté une rupture sentimentale très douloureuse.

    À mes 18 ans je suis parti en MAJO= un 9 mètre carré jusqu’à mes 20 ans car bien sûr je n’avais aucune situation. Avec l’aide de mes éducateurs j’ai pu bâtir une vie professionnelle dans un premier temps comme AVS. Seulement, j’ai rencontré bien des difficultés dans cette piaule. Ayant découvert la liberté due à la majorité, je suis devenu complètement toxico. Entre cannabis, ecstasy et tout ce que le monde de la nuit pouvait me procurer. C’était une manière, ayant le recul maintenant de mettre de coté ce mal que je ne pouvais affronter car je devais me sortir de là et prendre mon indépendance pour ne pas finir SDF.
    J’ai fini par arrêter la drogue dure et mener une cure dans ce neuf mètre carré, seul bien sûr qui m’en laisse un goût amer. Cette piaule mon fait ressentir beaucoup de rancune car cette « cellule de prison » ce n’est pas moi qui aurais dû y vivre !
    J’ai fini par arrêter la drogue dure et j’ai mené une cure dans ce neuf mètre carré, seul bien sûr, ce qui m’en laisse un goût amer. Cette piaule m’a fait ressentir beaucoup de rancune car cette « cellule de prison » ce n’est pas moi qui aurais dû y vivre !
    Après beaucoup d’échec d’un point de vue sentimental et cette fameuse rupture. J’ai du vire seul pendant trois ans ou j’ai dû affronter mon mal, sans thérapie, juste avec moi. J’ai alors été confronté à ces crises d’angoisse incessante qui tord le ventre. À mes crises de panique à chaque fois que je prends ma douche, à me brûler les yeux pleins de savon pensant que quelqu’un allait entrer. À ce vide qui est toujours présent et qui ne partira jamais. À affronter ma peur de tout insecte rampant qui me donne des sueurs et des cauchemars. J’ai dû apprendre aussi à me protéger en coupant les ponts avec toute ma famille dans son intégralité et tout ce que cela implique en matière de colère, de culpabilité et de manque. D’accepter les conséquences de ses « parents défaillants ». Il m’est impossible de maintenir un lien avec mes sœurs car chacune d’elles traîne son propre boulet et chacune d’entre elles et marqués à vie. Si je veux survivre à ça je ne peux rester figé dans le passé qui a prie le pas sur leurs présents. Quant à mon seul frère, « mes parents » l’ont rendu . J’ai donc dû faire le deuil d’un frère que j’aimais beaucoup et qui est complètement zombifié actuellement et qui en plus est encore sous l’emprise de « mes parents ».

    À présent j’ai 29 ans, je vis enfin une histoire seine avec mon compagnon depuis deux ans. J’arrive à lui laisser sa place et j’arrive enfin à vivre avec quelqu’un en partageant un bien commun. ( il m’a été très difficile de franchir ce cap car cela implique de ne pas pouvoir tout contrôler. De vivre éventuellement encore mon pire cauchemar celui de l’abandon.) Je suis également monitrice éducatrice car bien sûre comme on voit dans cet article j’ai développé des compétences qui me permettent de faire ce métier sereinement et avec beaucoup d’investissement. Malgré le pas-de-géant que j’ai franchi, le plus dure que je vis actuellement est le manque. Je rencontre actuellement quelques troubles alimentaires en lien avec le manque affectif que j’ai vécu. Je me bas et me battrais toujours pour être avoir une vie « normal ». Aussi, « mes parents » vieillissent à présent j’ai si peur qu’un jour au titre de l’obligation alimentaire on me demande de m’occuper d’eux. Je ne m’en remettrais pas !
    Surtout, je commence à penser à la parentalité et j’ai si peur de faire comme ma « mère ». Beaucoup de mes neveux ont été placé…
    À vous tous, merci de vos témoignages qui m’ont donné le courage de partager mon histoire de vie. N’oubliez jamais toute la force qui vous anime et qui fait la merveilleuse personne que vous êtes à présent. J’espère que chacun d’entre vous arrivera à apaiser son âme. Ce combat est le nôtre, à nous seul d’en sortir victorieux.

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    • Coussin,

      Nous avons beaucoup d’expérience de vie en commun toutes les deux. De cheminement … de rage de vivre, de vaincre, de mieux, et d’ouverture aux autres, au beau… Je suis également M.E. Je suis sure que nous gagnerions à nous rencontrer. Comme j’aimerais que nous, filles et femmes victimes d’abus, nous nous unissions, et nous nous portions les unes, les autres par nos regards compréhensifs et bienveillants. Cette compréhension qui me manque parfois tellement. Si forte et si fragile à la fois. Peu me connaissent intégralement, et peuvent m’imaginer dans toute ma complexité, d’un extreme à l’autre.

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      • Bonjour Stecha,

        je voulais te remercier pour ta réponse qui me fais chaud au cœur. Le fait que quelqu’un ai pu vivre des expériences de vie similaire au mienne me navre au plus au point. Merci de souligner ce cheminement, cette recherche perpétuelle de compréhension et d’ouverture au autre qui m’anime également dans ce que je suis. Nous faisons un métier merveilleux grâce aux compétences que nous avons pu développer. Comme on dit, on ne se retrouve pas dans le social pour rien…Pour ma part, je ne suis pas prête à unir mes forces pour échanger entre nous pour le moment. je suis consciente que mon équilibre est fragile et que la guérison de mon âme se fera sur toute une vie. Je ne souhaite pas échanger sur le passé surement de peur qu’il prenne le pas sur mon présent. Cette démarche de témoignage m’a déjà coûté hélas. Mais je suis fière d’avoir pu poser ces mots. Je te souhaite le meilleur Stecha.
        au plaisir de te relire bientôt peux être.

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  41. Bonjour,

    Votre article a eu une grande résonance, j’ai le sentiment d’y lire ma vie. J’ai un long passé de suivi psy à seulement trente ans : le premier fut à six ans pour énurésie, le second vers 9 ans, le troisième à 17 ans pour un mal être général, le quatrième à 18 ans puis un suivi en hôpital pour TCA… Je ne parle pas des hypnothérapeutes, des magnétiseurs et autres dans une éternelle quête de comprendre ce mal de vivre qui m’habitait et me poussait dans des comportements auto-destructeurs, dans de l’anorexie émotionnelle, une dissociation du corps et de l’esprit ; la liste serait incroyablement longue, et vous les résumer tous tristement à merveille.
    Après une année de thérapie suivie assidûment (une première) et relevant d’une démarche intime (à la différence des soins obligatoires en l’hôpital de jour), j’ai fini par comprendre et accepter la réalité : avoir été une enfant abusée. Je n’ai pas été battue, je n’ai pas été touchée sexuellement, je n’ai pas été abandonnée ni négligée physiquement. Et pourtant, j’ai grandi dans une famille incestuelle (au sens de Racamier, j’ai d’ailleurs lu son livre avec intérêt) avec des parents eux-mêmes issus de ce type de famille. Une espèce de longue lignée de gens cassés qui se sont tous reproduits pour perpétuer cette atmosphère tordue sans tâcher d’y mettre d’un terme. J’ai grandi avec une mère morte à l’intérieur d’avoir subi des violences sexuelles et des carences affectives violentes. J’ai grandi avec un père lunatique et colérique n’étant capable d’aimer que par intermittence. J’ai été une enfant précoce, tellement autonome et indépendante que je suis devenue une mini-adulte comprenant trop rapidement les problèmes d’adultes et leurs angoisses, devenant le réceptacle de leurs carences et devant rapidement assumer mes choix (exemple : tu as choisi d’être anorexique, tu choisis de fumer et de te mettre en danger etc.). J’ai grandi dans une famille fusionnelle où le monde extérieur était vu comme méchant et dangereux. Le foyer était secret et personne ne pouvait rentrer dans notre univers. L’intimité n’existait pas puisque nous n’étions qu’un individu malgré notre famille de quatre (parents et deux enfants). Bref, il serait tellement long de faire l’état de ma vie et l’acceptation de poser ces mots sur mon histoire fait ressortir un tas de souvenirs qui ne s’avèrent finalement pas si « normaux » que cela. C’est finalement le classique schéma de la victime qui adhère à la théorie de ses bourreaux.

    Malgré cela et le choc que je vis actuellement, j’ai apprécié la partie sur les compétences que vous mettez en évidence. Après avoir eu le sentiment d’être brisée pour toujours, incapable de construire une relation et incapable de pouvoir fonder une famille, j’ai pris conscience que dans chaque trauma naît aussi une force incroyable. J’ai développé une grande intelligence pour compenser, une curiosité insatiable et un goût pour les études qui n’a cessé de me sauver lorsque j’étais à deux doigts d’abandonner pour me laisser sombrer. J’ai effectivement ce don fou de cerner les gens à une vitesse incroyable et de réussir à m’entourer (du moins pour le professionnel et l’amitié) d’individus bienveillants qui m’apprécient voire m’aiment vraiment pour qui je suis malgré mon « étrangeté sociale » qui guette parfois. J’ai une endurance à la difficulté et aux situations anxiogènes très forte, et si je finis parfois dans des états nerveux violents, je m’en remets toujours. Je n’ai peur de rien ni de personne puisque rien ne peut être pire que la personnalité de mon père et qu’aujourd’hui, j’ai la capacité de me protéger et de me sauver quoiqu’il arrive (même s’il faut que je touche quelques limites). Je possède un optimisme extraordinaire et suis convaincue que je m’en sortirais toujours, une intime conviction n’a jamais cessé de me quitter.

    En somme, même si j’apprends aujourd’hui à me redéfinir avec cette acceptation d’avoir été une enfant abusée (cela reste compliqué à dire malgré tout) par des parents eux-mêmes abusés, je tente de me focaliser sur les qualités et les compétences que cette éducation et cette vie m’ont donné, et ce, grâce à votre article. Alors, un grand merci pour m’aider à choisir, une fois encore, l’optimisme et le bon côté de la vie !

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    • Bonjour,

      Votre histoire ma beaucoup touchée, bien que la mienne soit différente.
      Je souhaitais vous raconter ma propre histoire de mère. J’ai eu des jumeaux que j’ai eu la chance d’élever et de voir grandir, ils sont adultes maintenant.
      Mon histoire de parents violents avec un père alcoolique a laissé des séquelles et à un moment donné j’ai voulu m’en prendre à mes enfants. je sentais bien que mes réactions n’étaient pas normales alors j’en ai parlé à mon médecin qui m’a donné un traitement pour gérer mes crises de « rage » j’avais vraiment peur de faire mal à mes bébés que j’aimais tant.
      je ne voulais surtout pas ressembler à ma mère alors à chaque fois que je ressentais le besoin de m’attaquer à eux je sortais de leur chambre, je m’éloignais et la crise passait. j’ai lu tous les livres du professeur Marcel Rufo qui a été mon guide et j’ai également puisé les recommandations d’un livre de poche qui s’appelait SE FAIRE OBEIR SANS CRIER.
      Je pense qu’il faut faire confiance dans l’homme qui sera le père de vos enfants pour vous aider.
      IL ne faut surtout pas avoir honte de parler de vos problèmes s’ils apparaissent et demander de l’aide.
      Mes fils sont forts et en pleine santé, je suis fière d’être leur maman.
      Bon courage

      Répondre
    • Que tu arrives à te voir si positivement malgré ce que tu as vécu m’inspire grandement. Merci d’avoir partagé ton histoire; je suis rassurée dans mon éternel choix de toujours garder l’espoir que je pourrais me construire une vie différente de celle dans laquelle je suis née.

      Répondre
    • Bonjour,

      Je me reconnais mot pour mot dans votre récit.. Il est également difficile pour moi d’admettre que j’ai été abusée, tant nous vivions dans un cocon tous les 4, tant mes amies me admiraient mes parents de l’extérieur. La réalité était tout autre.. Et j’ai enfin réussi à sortir de leur emprise et couper les ponts. Je suis des thérapies depuis 8ans maintenant et me suis mise à l’EMDR qui me fait beaucoup avancer, qui m’a aidée à améliorer mes relations amicales, ma vision de la vie professionnelle, l’estime que j’ai de moi.. Néanmoins le corps est toujours bloqué, j’ai une phobie sociale très forte et ne peux sortir de chez moi sans médicament.. Je me bats pour calmer ces paniques, ces tremblements, la taquicardie, mon corps réagit encore comme s’il était en alerte permanente, pour se protéger du danger.

      Votre histoire est très encourageante, je suis moi-même quelqu’un d’optimiste et visualise un bel avenir, mais la colère est encore là et j’essaye de trouver les conséquences positives d’une telle éducation.

      Merci à vous !

      Répondre
    • Bonjour
      Je vous lis et retrouve cette famille fusionnelle, où le monde extérieur est représenté comme hostile.
      Dès l’age de 5 ans, j’avais conscience de ne pas être d’accord avec le système de pensée de mes parents.
      À 9 et 10 ans, des agressions à caractères sexuels ne m’ont forcément aidé. Mes parents ne m’ont pas cru ou voulu entendre ma 1ère agression ( ami de la famille)
      J’ai lu cet article qui a séché mes larmes ce soir.
      Comprendre le processus de ce qui fait notre personnalité est très utile.
      Je suis maman et notamment d’une petite fille.
      J’ai très peur pour elle.

      Répondre
  42. Il y a de sa plusieurs année ou je me disait que c’était moi qui était faible et que je devais avancer et oublier ou juste passer a autre chose mais la je me suis rendu compte que déjà beaucoup plus de personne que je ne le pensais se retrouve dans une situation similaire a la mienne et en plus de constater que se n’est pas moi mais les épreuves de la vie qui m’on rendu ainsi grâce a cet article merci beaucoup.

    Répondre
  43. Je me retrouve dans toutes ces blessures de l’âme et le pire c’est qu’il n’y a pas de prothèse pour une âme brisée alors que cela existe pour les membres manquants d’un corps physique ! On ne guérit pas de cela, on fait comme les rescapés des camps de la mort, on survit, on sourit même (faut forcer hélas) mais on doit vivre avec en essayant que les autres ne s’aperçoivent de rien, pas de prothèses non mais obligation de vous construire des façades acceptables question de survie ! J’ai tenté de me confier à des personnes que je croyais dignes de confiance hélas trahison sur toute la ligne ! Consolation, je les contemple en train crever la gueule ouverte eh oui ma compassion s’est envolée …pour toujours ! Ah ils avaient une belle jeunesse pleine de richesse et d’amour, ah ils chantaient alors des lendemains qui chantent mais la vie a de ces revirements parfois bien étranges mais qu’ils soient contents car moi j’ai été condamné à vie à un Auschwitz psychoaffectif, enfant non désiré mais accepté dans l’indifférence en plus dans une famille trop nombreuse ex.devoir dormir à 4 dans une même chambre garçons et filles ensemble, pas d’intimité à l’adolescence, rabaissement psychologique, énorme difficulté à nouer une relation avec une fille et ce jusqu’à l’âge adulte avancé ensuite traité de puceau, d’attardé, fais-toi pd m’a dit un jour une de mes soeurs; et donc obligé d’apprendre les rudiments du sexe chez une professionnelle puis l’alcoolisme qui a failli me tuer et d’autres personnes, culpabilité sans fin ah qu’elle est belle la vie …

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  44. Bonsoir,

    Merci pour cet article très détaillé. J’ai été élevé par une mère négligente (peu de câlins, pas de discussion, pas de contact physique etc), elle n’est pas très évoluée intellectuellement et a des problèmes psy et par un père extrêmement égoïste et manipulateur. Extérieurement c’était la famille normale, c’est ça le pire ! Du coup j’ai encore du mal à me considérer victime de leur négligences à tous les deux. J’avais à manger, je n’étais pas frappée, j’avais des jouets. Mais j’étais le jouet de mon père (il aimait me manipuler, m’avoir à lui seul, me culpabiliser), ma mère, elle ne me montrait aucun amour. Un exemple qui la caractérise bien : j’ai 7 ou 8 ans, ma chatte a fait des petits dans mon lit en pleine nuit. Je me réveille toute contente et les câline, là elle arrive et les voit. Elle les embarque tous pour les mettre dans un seau d’eau. Je m’oppose en colère et triste tout en la traitant d’assassin. Elle se fiche totalement de ce que je peux ressentir, pas un mot, pas de compassion. La seule chose qu’elle avait retenu c’est que je l’avais traité d’assassin…

    Aujourd’hui à bientôt 40 ans j’ai réussi ma vie de couple (enfin j’ai trouvé un homme génial qui est l’opposé de mon père) mais ma vie personnelle est un ratage complet.
    – aucune confiance en moi
    – impossible de nouer des liens amicaux très longtemps
    – peur atroce que mon mari me quitte ou meure du coup je me sens en insécurité permanente
    – agoraphobie
    – phobie sociale qui m’empêche de sortir seule
    – attaque de panique
    – crise d’angoisses
    – insomnie
    – idées noires
    – incapacité à m’affirmer (à presque 40 ans je ne sais pas me défendre quand on m’attaque)
    – dépression régulières
    voilà ma vie de m…. grâce à 2 inconscients qui ont décidé de se reproduire. Perso je pense qu’il faudrait faire passer des tests à tous les futurs parents, ceux qui auraient des risques de comportements négligents ou violents devraient être stérilisés d’office
    J’aurais aimé ne pas naître !

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    • l’accident des chatons est effectivement ignoble… c est dur de regarder objectivement ses parents , même adulte… votre mère est manifestement une psychopathe et doit être traité et considéré par vous-même comme tel (et votre père un pervers narcissique)… cela vous libérera en partie je pense.
      Cette société est une machine a produire des malades mentaux. (Voyez l’état de la planète) vous l’êtes vous même par voie de conséquences.
      Vous devez guérir pour briser ce cycle infernal (…vos enfants)
      J’ai moi été victime de négligence émotionnel et ai mis 50 ans à regarder le réalité en face avec ces conséquences.
      Bon Combat (…seul l’amour inconditionnel et la réponse), bon Courage.

      Claude.

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      • Bonsoir Claude,

        Merci de votre réponse, je pense aussi que c’est très long de guérir de nos parents, il y a toujours cette culpabilité qui plane (je suis une mauvaise fille de penser qu’ils sont mauvais etc) et quand ce n’est pas visible c’est pire puisque l’entourage dit et même eux « t’as manqué de rien » etc.
        J’ai le sentiment de lutter contre moi-même aussi parce que j’ai peur d’être comme eux, heureusement je n’ai pas eu d’enfants (la nature n’a pas voulu et j’ai décidé de la laisser décider justement) je ne sais pas si je leur aurais refilé mes problèmes mais ils n’auraient pas eu une mère stable ça c’est sûr donc aujourd’hui je suis soulagé de ne pas en avoir eu. A 20 ans j’en pleurais mais plus maintenant.
        bravo à vous pour votre travail sur vous-même j’espère un jour être sereine aussi par rapport à tout ça.

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  45. Merci pour la publication de cet article je me suis retrouvée dans tout ce qui a été dit et depuis que j’ai commencé à lire je n’ai pas arrêté de pleurer car cela m’a fait remémorer tout ce que j’ai vécu ,mais cela m’a permis un peu de comprendre pourquoi je ressentais tout ce mal être!

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  46. Merci du fond du cœur, je ressens pleinement l’ensemble des éléments décrits.
    Je suis pleinement d’accord sur le fait que guérir demande d’accepter ses émotions ou sensations.
    La tristesse est notre amie en ce sens qu’elle nous montre le chemin de l’acceptation de notre condition d’enfant « anormal ».
    Pour tous ces enfants qui vivent ou ont vécu la même chose que moi, ce dont je suis sûre c’est que nous avons développé une force qui est aussi « anormale » et qui nous permet d’accomplir de grandes choses.
    « Ce qui ne tue pas rend plus fort »

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  47. Quand quand j étais enfant j’ai été abusée par mon cousin j’ai tout fais pour me protéger et le faire comprendre à ma mère qui était assez négligente quand j’ai eu 13 ans je les dis, il y a eu enquêté il avait faits ça aussi à une autre et malgré ma parole envers les psys qui m’épluchait comme une vraie banane pour être sûr que je disais vrai et devoir répéter et répéter cela c’est fini en non-lieu. la juge ma quand même certifié que tout ce que j’avais dit n’était pas faux ils savaient que je disais la vérité mais n’avait pas assez de preuves pour le commdané aujourd’hui il, a une famille ma famille ne lui parlent plus mais tout le monde n’était pas au parfum du couq il arrive que j’entends des putains de potins j’ai toujours le sentiment d’avoir été impuissante la mort c’est tout ce qui mérité mon père était pret à le faire mais comme c’était frayé il ne l’a pas fait. Avec tout ce que j’ai traversé et aujourd’hui la femme que je suis-je tenté d’être vendeuse d’avoir ma propre famille mais il y a ce parasite qui est encore là même en l’ignorant je me dis « merde mort cela aurait été mieux » je sais pas si j’aurai des commentaire mauvais ou bons mais je cherche juste a m’en sortir mais c’est pas facile de garder un masque a ses proches

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    • Avec du recule je me rend compte que ce site ne nous fait pas sortir la tête de l’eau et tente pas de trouver des solutions ou conseille pour allez de l’avant comme ci la misere des gens étai plu excitant que guérissable comme le nombre de pourcentage sur le braconnage mais pas sur la solution d’en sauver, pff la preuve, on ai mieux aider que par soi-même. Même, si la guérison n’est pas la même pour tout le monde.

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  48. Cet article est touchant. Ce qui m’a amené sur ce site, c’est mes difficultés à réguler mes émotions et ma colère. J’ai un jeune enfant d’âge pré-scolaire, que j’adore et que j’aime plus que tout au monde, mais je me sens très souvent anxieuse durant la journée quand je m’occupe de lui. Mon enfant est difficile, fait des crises de hurlements interminables, s’oppose à tout, ne m’écoute pas, etc. Des comportements normaux à cet âge-là, mais moi cela me rend très mal à l’intérieur, même plusieurs heures après ses crises. J’ai une boule de stress sur l’estomac et il m’arrive de lui crier après et ensuite je culpabilise, et je le prend dans mes bras et lui dit que je m’excuse et que je l’aime. Je crois que je suis une mauvaise mère et que j’ai tout ratée dans ma vie, même ce qui est le plus important pour moi, mon enfant. Il va être traumatisé par ma faute. Quand le stress m’envahis, c’est tellement insupportable, je ne sais pas comment m’en débarrasser. Je n’ai jamais battu mon enfant physiquement, mais je cris souvent et je suis incapable d’arrêter, même si j’essaie.

    J’ai été diagnostiquée pour un trouble d’anxiété généralisée après la naissance de mon enfant. J’ai toujours souffert d’anxiété avant, mais pas à ce point-là. J’ai l’impression de n’avoir aucune résistance au stress.

    J’ai aussi un diagnostic du « trouble de la personnalité évitante ». D’ailleurs je n’ai aucuns amis. J’en ai déjà eu, mais ils me laissaient tout le temps tomber, la plupart du temps sans aucune explication. Ma dernière amie m’a laisssée tomber il y a 5 ans, à la naissance de ma fille, sans aucune explications. En général, les femmes ne sont pas amicales avec moi, ou carrément hostiles et méchantes sans même me connaître et je me méfie d’elles, car ce sont des femmes qui m’ont le plus maltraitées dans ma vie. Je me méfie de tout le monde en fait, et je ne me crois pas aimable. Les femmes m’ont toujours traitées comme si j’avais la lèpre, d’aussi loin que je me souvienne.

    Et finalement, je crois que tout cela est dû à mon enfance.

    Je n’ai pas été battue par mes parents, mais il y avait beaucoup de violence psychologique, de froideur affective et de négligence. Mais ma fratrie ma battait physiquement, et ma mère ne faisait rien pour qu’ils arrêtent de me battre. Elle n’intervenait pas et me laissait livrée à eux comme une charogne sur qui toute la famille se défoulait. Elle disait que je méritais d’être battue, parce que c’est moi qui les « provoquaient » à cause de ma « langue sale ». Cela a duré jusqu’à l’âge adulte. Ma mère ne me battait pas, mais elle criait aussi.

    Le climat chez-nous était constament stressant.

    Ma mère croyait que j’étais folle jusqu’à tardivement dans ma vie d’adulte, elle m’a répétée que j’ai un « problème mental » et qu’il va falloir m’enfermer en psychiatrie. Elle est même allée à des réunions pour parents d’enfants qui ont une maladie mentale, pour qu’on la plaigne elle. Mais elle ne se remet jamais en question, sur son propre comportement. Ma mère joue toujours à la victime et n’assume jamais ses actes, ne s’excuse jamais.

    Alors, je suis allée voir plein de psy qui m’ont dit que je n’ai pas de maladie mentale grave, et que je suis seulement traumatisée de mon milieu familial. Je ne suis pas bipolaire, scizo, borderline. Je suis juste traumatisée! Je me suis cru folle et anormale toute ma vie.

    Concernant mon père, il s’occupait pas de nous et il n’était jamais là. Il ne nous laissait pas d’argent non plus, pour nous acheter des vêtements. Je ne portais que des vieux vêtements démodés qui nous ont été donnés. À ma puberté, ma mère ne voulait pas m’acheter de soutient-gorge, ni d’anti-sudorifique, ni de rasoirs. À l’école je subissait de l’intimidation, car je sentais mauvais et j’avais les jambes pas épilées. J’aurais du demander de l’aide pour ce problème à des amies ou mes soeurs, mais je me repliait sur moi-même et j’avais trop honte d’avoir des poils et je n’en parlais à personne. Je marchais le dos courbé vers l’avant pour cacher mes seins. De toute façon mes soeurs ne m’auraient pas aidée, car elles ne faisaient que se moquer de moi et me rabaisser. L’une de mes soeurs a été particulièrement cruelle, toute ma jeunesse. À l’adolescence elle me disait que mon corps n’était pas normal et que je ne devais pas mettre de jupe, pour cacher mes genous qui sont de travers, et que ma lèvre d’en bas est trop grosse par rapport à ma lèvre d’en haut. Et que je suis folle et que je dois consulter. Et que c’est mieux que je ne dise rien en présence de ses amis (qui étaient aussi mes amis), car je ne dis que des stupidités. Ma mère m’a évidement livrée à cette soeur cruelle, sans m’aider. Mais pourtant j’étais très belle: je ressemblait à Angelina Jolie.

    Justement, j’étais trop belle pour cette bande de folles à la maison. Mon père me complimentait trop et ma mère haissait cela. Quand mon père partait, elle me disait que je ne suis « pas si belle que cela. Je suis très ordinaire ». Longtemps après, j’ai analysée cette situation et je l’ai mieux comprise. Mon père était presque amoureux de moi. C’est fou. Mais il n’est jamais passé à l’acte, sauf me toucher les fesses. Et ma mère plutôt que de me protéger, elle était jalouse. Et elle me livrait en pâture à ma fratrie violente.

    Je suis partie de là à 17 ans, mais lorsque je retournais les voir pour Noël, ils me gâchaient la soirée avec du harcèlement psychologique. Ils ont arretés seulement lorsque je suis venue accompagnée d’un homme. Ce fut long car j’ai été « célibataire chronique » jusqu’à 30 ans. J’ai passée un jour de l’an en psychiatrie, car ils s’étaient beaucoup acharnés sur moi pour me démolir à Noël, et je n’arrêtais pas de pleurer et je voulais en finir avec la vie.

    J’ai fait des terreurs nocturnes jusqu’à 30 ans aussi, comme une forme de somnambulisme. Je hurlais durant la nuit, je croyais qu’il y avait quelqu’un dans ma chambre qui voulait me violer ou je ne reconnaissait pas mon bref copain du moment couché dans son lit et je ne reconnaissais pas où j’étais et je cherchais la sortie. Souvent, je ne m’en souvenajs pas le lendemain et je me le faisait raconter, passant pour une cinglée. Il m’est arrivé de m’en souvenir si je me réveillais sur le moment.

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    • bonjour Rose,

      tes mots me touchent. ton passé ressemble terriblement au mien.

      (Re)-suivie en psychiatrie et en thérapie actuellement – cadeau pour mes 40 ans -, j’ai toujours pensé que j’étais « folle », du moins, que quelque chose ne tournait pas rond dans ma tête, j’ai des sautes d’humeurs atroces similaire à la bipolarité, mais elles découlent probablement de mes troubles anxieux, ma personnalité obsessive-compulsive.

      bref, je suis sur le cul en lisant cet article. constater que mes comportements ou réactions incompréhensibles découlent de mes traumatismes de l’enfance.

      À l’inverse de toi, ma mère banalisait mon état psychique. J’ai été boulimique 10 ans, de 14 à 24 ans. Quand je lui disais que c’était à cause d’elle que j’étais boulimique et tout son lot de commentaires dévastateurs à mon égard, elle me disait que je me racontais des histoires pour avoir l’air malheureuse, je créais mon malheur… que tout se rapportait à mon père. Bref, quand l’école lui avait téléphoné pour lui mentionner que je devrais consulter en pédiatrie, qu’ils avaient besoin de son accord, elle leur a dit qu’elle n’en avait rien à cirer de mes pseudo états mentaux.

      Du plus loin que je me souvienne, elle me criait après, peu importe ce que je faisais ce n’était jamais correct. Soit je devais faire comme tout le monde, soit je devais arrêter de faire comme tout le monde pour me forger une personnalité. Je n’avais pas le droit de pleurer, manifester aucune émotion, sitôt le déluge d’insultes coulait à flot. Je devais être forte, me fier sur personne pour survivre, sinon ma vie serait un enfer!

      Mon père, cocaïnomane, m’a promis ciel et terre tellement de fois… pour finalement n’avoir jamais vraiment été là pour moi. Après les rares périodes où il me voyait le weekend dans l’année, il téléphonait systématiquement ma mère pour lui dire de me dire que je n’étais plus sa fille.

      À 8 ou 9 ans, il m’avait dit qu’il viendrait me chercher pour habiter chez lui (il était dans une « bonne période ») et je l’aimais tellement mon père … ma mère m’a laissé sur le perron toute la nuit avec mes valises, évidemment il n’est jamais venu. Elle m’a dit, tu l’as choisi, vis avec les conséquences…

      Comme toi, j’ai eu le malheur de naître avec un joli visage. Subir la jalousie de ma mère, de femmes, filles que je croyais mes amies… elles m’ont fait les 100 coups. C’est facile, je ne disais jamais rien. une éponge qui absorbe, jusqu’à ce que j’éclate en sanglots et que je mette fin à la relation.

      Ensuite, je crie à l’injustice… mais en lisant ceci, je me rends compte que c’est l’injustice que m’ont fait mes parents et mes mécanismes de défense qui font que je perpétue cette fichue ritournelle qui accentue mon mal de vivre toujours davantage.

      Je suis d’accord avec toi, la femme est le pire monstre qui existe… avec quelques exceptions bien-entendu. J’ai de supers amies depuis longtemps, mais je n’en laisse plus entrer aucune.

      « Je crois que je suis une mauvaise mère et que j’ai tout ratée dans ma vie, même ce qui est le plus important pour moi, mon enfant. »

      Rien est perdu, tu n’es aucunement une mauvaise mère. Tu reconnais une légère incapacité à gérer ton stress actuellement, tu es consciente de ton être.

      Un truc que j’ai acquis depuis plusieurs années, lorsque je sens que je vais « péter les plombs », car j’ai été franchement cruelle verbalement à une époque, je vais prendre une bouffée d’air dehors… peu importe qui, même un patron.

      Ce simple geste me permet de reprendre mes états… avec mon conjoint, quelquefois c’est plus long avant que je décompresse, je vais prendre une marche pour me calmer.

      Ce sont des trucs qu’il te faut pour gérer ton anxiété générer par ses hurlements, tu trouveras les tiens, j’en suis convaincue.

      J’ai été aidante-naturelle pour des personnes Alzheimer avec démence… lors des crises, soit j’essayais l’humour pour leur faire changer de « mood » ou je disais vraiment quelque chose hors-contexte…

      N’est pas peur d’être créative dans tes méthodes d’intervention, plus tu seras créative, plus tu prendras de l’assurance, moins ton enfant sentira ton anxiété, plus ça ira.

      même si elle sont d’une originalité exubérante, « SO WHAT » si elles sont extravagantes, tu as une personnalité colorée « hors-norme » depuis ton enfance, ça l’a quelques avantages 😉

      fais-toi confiance ma belle, je suis convaincue que tout ira bien.

      le passé ne s’efface jamais.
      il nous donne une force incroyable, de la persévérance malgré la souffrance.
      ne jamais réprimer ses émotions, les accepter simplement.

      bianca

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  49. Pour avoir été maltraité physiquement psychologiquement du plus loin que je me souvienne quand j’étais en maternelle jusque 17ans pour la violence physique je peu dire que malgré mes 37 ans je souffre encore et peut être même plus que quand je subissais .quand je voi mon père je suis comme pétrifiée encore aujourd’hui et je subie encore ses remarques rabaissantes du genre tu es une merde , untel est bien ou un tel est bien mais moi il me regarde encore avec un certain dégoût il y a quelques années il a même u tellement envie de me frapper parce que je refusais d’adhérer à sa façon de voir l’éducation qui est de battre les enfants et d’être craint qu’il a essayé de convaincre mon mari de me battre .je suis passée par beaucoup d’étapes la fuite à 18 ans ,combler mon manque affectif en donnant tout pour mes enfants ,recherche de reconnaissance période très longue ,crises d’angoisses recherche de moi memme ,jalousie excessive du à ma peur d’abandon certainement parce que ma mère nous a abandonnés quand j´avais 13 ans nous laissant dans ses griffes ,puis j’ai essayé de faire disparaître tout sentiments aussi à l’égard de mon mari qui pour moi ne me protégeait pas ,je me suis longtemps enfermée chez moi et petit à petit de plus en plus peur de sortir d’être confronté à ces gens qui voient en moi quelqu’un de normal que je ne suis pas aujourd’hui à 37 ans j’ai pris des distances depuis quelques années et je ne pensais plus à toute cette douleur mais le passé me rattrape les parents vieillissent et veulent se rapprocher me reproche de ne pas m’intéresser à eux et je ne veux pas leur jeter la pierre ça ne servirai qu’à se battre et jai plus la force mais les flash back ces images de mon enfance qui m’apparaissent comment un cauchemar éveillé ça me hante encore et je ressens cette envie de vite disparaître de cette vie qui m’a l’air de ne pas être faite pour moi chaque jour je survie je ne vie pas j’attend que le temps passe inutilement et je me sens incapable de tellement de choses .je reste forte pour les enfants mais je commence à fatiguer et quand je me retrouve seule c’est dur de ne pas sombrer je suis une femme inutile une mère qui fais beaucoup d’efforts .jai consulté un temps mais rien de concluant je ne tiens jamais longtemps dans un boulot et pour en chercher c’est la misère tellement tourmentée qu’un rien me paraît insurmontable et je suis très très mal dans ma peau .je suis fatiguée et franchement j’aimerai un jour pouvoir vivre ça fait tellement longtemps que je le veu sans y arriver j’attend et j’espère toujours un jour vivre et m’aimer et être normale .

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    • Salut Katyli

      Je crois que la vie attend que tu dises : « non ».

      Tes parents te reprochent de ne pas t’intéresser à eux : « qu’ont-ils tant d’intéressant à te proposer à part des récriminations et des reproches ? ». Non, mais sans blague ! Quand les gens vous évitent, on se pose les bonnes questions !!!

      Et bien non, c’est non. Ta fatigue vient du fait que tu as à faire à des manipulateurs. Ils te boufferont jusqu’à la moëlle sans aucun remord, ni pour toi, ni pour tes enfants. Dis-toi qu’ils ne peuvent pas vivre sans toi à tourmenter, alors que toi, tu vis très bien sans eux. C’est ça qu’ils te reprochent.

      Ta fatigue vient du fait que tu refuses de te battre pour toi et j’en parle à bon escient. Ils jouent sur la peur que tu as d’eux. Tu n’as aucun intérêt à les fréquenter, donc basta. Tu peux même leur dire.

      Qu’est-ce qui est le plus important pour toi ? Que tu penses du bien de toi ou que tes parents pourraient penser du bien de toi ? Ils n’en penseront jamais du bien parce que tu ne leur es juste qu’un faire-valoir, pas plus. Moi, des gens comme ça, je me contrefous de leur avis…c’est pas comme si on le leur demandait d’abord. Qui les autorise à le donner d’ailleurs ? Personne ! Ils s’arrogent un droit de jugement par la force et non par la légitimité.

      Ils vont te arguer qu’ils sont tes parents ? A mon avis, ils n’ont jamais su ce que voulait ce que voulait dire le mot parent. Mais après tout, chacun est libre d’avoir son avis sur un sujet, et comme chacun est d’accord là-dessus, la discussion est close avec eux.

      Allez, on arrête d’être victime, on consulte et on lit des bouquins sur le harcèlement et on travaille là-dessus (les parents manipulateurs d’Isabelle Nazare-Aga).

      Avec tout mon soutien !!!

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    • Bonjour Katyli,

      ton témoignages me touche beaucoup et me confronte à cette peur qu’on me demande un jour de m’occuper de mes parents ou qu’il reviennent dans ma vie. Je pense qu’il serait bon pour toi de couper vraiment les ponts avec eux. Il ne t-on jamais rien apporté et il en sera toujours de même.
      C’est le choix que j’ai fais et même si je récolte un terrible manque. Je préfère cela plutôt qu’être encore sous leurs emprises. Je sais que le travail de deuil de ses parents encore vivant est très difficile. Mais c’est le prix pour ne plus être confronté constamment a ton passé et à cette manipulation. Et en plus il te font culpabilisé!
      Pense à toi!!

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  50. Moi je suis incapable de prendre soin de moi. J’ai des difficultés financières et de santé à cause d’une incapacité normale à faire des choses pour moi. J’attends toujours qu’on vienne enfin me chercher. Et je suis incapable de dépasser cela. Je viens juste d’envoyer balader mon psy car il me confrontait trop durement à cette réalité. J’ai fui. Je fui. Je me sens très démunie face à moi-même. Il y a un mur que je ne suis pas capable de franchir pour me libérer. Le plus terrible c’est d’avoir l’impression de décevoir ton psy car il te demande quelque chose de trop difficile. Et je suis partie, moi la combattante. Un comble. Je me sens doublement en échec. Je suis très triste. j’ai l’impression que je ne m’en sortirai jamais.

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    • Bonjour Evelyne, je ne suis pas térapeute, juste une femme de 41 ans qui a fonctionné avec beaucoup de perte d’énergie et de souffrance . J’ai souffert de trouble du comportement alimentaire . J’ai vu plusieurs psy depuis 20 ans dont une pendant 7 ans à qui je n’ai pas su faire mon transfert. Ce que je veux te dire: c’est que ce qui t’arrive est formidable avec ton thérapeute, si maintenant tu arrives à retourner le voir et lui parler de ta peur de le décevoir, de ne pas être à la hauteur, de ne pas être aimée Si tu y arrives, tu vas faire un bon de géant, voir t’approcher de la lumière !!!! Je te le promets !!!!
      C’est comme cela que tu vas t’en sortir!!!!!!!! C’est le faeux transfert

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    • Change de thérapeute, tout n’est pas de ta faute, il faut accepter l’imperfection, tout est imperfection, le monde et toutes les personnes que tu croises aussi, ou elles failliront un jour, c’est certain, donc sois indulgente, ne culpabilise, rien n’est de ta faute, tu n’es pas responsable de tout, des autres, de chaque situation, chaque réaction, mais refuse qu’on te fasse endosser la responsabilité. Change de thérapeute. C’est peut-être lui le nul… ça arrive souvent.

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  51. Quel est votre premier souvenir de conscience terrestre ? moi, je suis devant ma mère qui repasse des vètements et qui me dit mets tes mains à plat en l’air je dis non elle insiste, malgré mon jeune âge (3-4 ans) je sais ce qu’elle va faire ….elle a passé le fer bouillant sur mes mains. Souvent ce n’est qu’un seul parent qui est abuseur moi c’était les deux. Des parents si parfait aux yeux de tous et nantis. La dernière fois que ma mère a levée la main sur moi j’avais 21 ans, fendu la lèvre supérieure avec un support en bois. je porte mon héritage sur mon visage qui est couturée de 15 cicatrices puisqu.à leur mort je n,ai reçu que dalle. J’ai dü me faire opérer 3 fois le nez les cartilages était en miettes et la machoire qui s’était mal resssoudée, je n’avais jamais été capable de garder ma bouche fermée. N’en pouvant, plus je suis parti de chez moi à 17 ans. Jai coupé définitivement les liens familiaux qu’à 45 ans donc il ya 10 ans. Ma force de caractère m’a sauvé n¨empèche qu’à dix ans je voulais en terminer avec la vie avec le poignard qui trainait sur l’établi, à 22 ans je le fais pour vrai comme vous voyez j,ai échoué. En cherchant sur le web je suis tombé sur cet article intéressant, en fait ce que je voulais en venir c,est que j,ai développé mes 5 sens au maximum et une intuition à toutes épreuves, mes capacités d’observations et d’analyses sont d’un niveau nettement supérieure à la moyenne des humains. Par la force des choses et avec le temps, je suis devenu misanthrope. Étant franche, honnête et intègre, il m’est impossible de côtoyer mes semblables puisque je vois à travers eux. Malheureusement ici-bas je n,ai rencontré que très peu de mes connaissances qui ne m’ait trahis. Chaque jour, j’apprends. Je peux vous parler de n’importe quel sujet que ce soit intellectuel ou manuel. J,ai fait des études poussées dans différents domaines. Des métiers de tout acabit et habité partout au Canada sans jamais me poser pour toujours.Je sais pratiquement tout faire dans toutes situations. Mon niveau d’empathie se situe encore au-delà de la norme ce que vous ne voyez ou ne détectez pas moi je le vois. Ma forteresse n’a que très peu de failles. Je crois qu,avec les années j’ai voulu être invincible et intouchable. Personne au cours des ans n’a eu l’incongruité de lever la main sur moi, au-delà de tous ça je crois aussi que personne n’a jamais vraiment cru à l’étendu de ma maltraitance, ici dans un pays civilisé c`est carrément impossible et pourtant …c’était là devant vos yeux et vous n’avez rien fait. Ce bagage nous le portons tous les jours, il fait parti de notre vie inévitablement et ne s’effacera jamais. à vous de voir ce que vous voulez en faire. moi je cherche toujours où est ma place, quelle est ma définition du bonheur, à quoi ressemble la sérénité, pourquoi tant de malheur pour un temps déterminé ici bas, pourquoi les valeurs morales ont tendances à disparaitre… bon je mets le point parce que j’en aurais encore bien long à dire.

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    • Je te comprend. Moi je n ai pas vraiment eu de mal traitance. Par contre je voie que sur cette planète regarder ailleurs est plus facile. L énergie divine est présente ici . Présentement peut d élus mais ça change . Je sais c est long . Il faut comprendre aussi que chaque individu à son lot de change et de mal chance . A un certain moment on passe d un extrême à l autre . Oui la vie est dure par moment mais il faut passer à autre chose . Je sais c est pas facile. Je vous souhaite bonne chance et la vie va sûrement vous rendre le positif .

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  52. Je vous comprends Jung, parfois je ressens la même chose, l’idée de la mort comme une délivrance et comme si l’autodestruction était une façon de mourir, de se punir, comme si nous ne méritions pas d’exister puisque c’est ce que tout le monde nous a renvoyé ou bien comme si la mort seule pouvait mettre fin a cette souffrance.

    Une fois cela compris, pouvons nous au contraire nous dire que cette sensation doit appartenir a ceux qui nous ont agresse, nous accroupir en position de méditation, mettre une musique apaisante de sophrologie, de relaxation, ouvrir nos bras vers la vie, vers tout ce qu’elle a de beau a offrir et nous promettre a nous même que nous allons tout faire pour avoir ces bons moments aussi enfin ?

    J’essaie de faire cela.

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  53. Bonjour,
    Je vis actuellement avec les conséquences de maltraitance et d’abus que j’ai subis tout au long de mon enfance et mon adolescence. J’ai maintenant 19 ans et je dois réapprendre à vivre dans un monde nouveau, sans violence,sans torture, un monde où je dois apprendre à diminuer ma peur de l’abandon qui est présente à chaque jour de ma vie. Ma souffrance fait partie de mon quotidien. Je suis souvent en état d’alerte et l’insécurité prend toute la place. Ma colère est dirigé contre moi….j’aimerais tellement avoir une vie normale

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    • ne baisse pas le bras
      tu rencontrera d autres gens qui on vécu des parcours similaire
      inspire toi de leurs force et n’oublie pas d’être fière de qui tu es
      on a survécu quand même ! la vie a son lot de marde et de bonheur a donné. ..
      nous on a commencé par manger la marde…sa fait juste que la crème glacé est
      meilleur!!

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      • Bonjour Cynthia,
        Merci pour ton commentaire, c’est très apprécié, être fière de moi….quel grand travail , il y a une amie qui m’a dit, tu sais, les petits efforts constant finissent toujours par porter fruit.

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    • Bonjour Maude,
      si tu le désir vraiment tu pourras retrouvé une vie normale faut juste que tu es le courage et la détermination de trouver une aide et t’engager a fond dans le processus de guérison. Chaque personne a droit a son bonheur malgré leur expérience de vie et malgré les conséquences qu’on vie dans notre vie une fois adulte. Oui il est difficile d’atteindre une vie normale mais ce n’est pas impossible… Faut savoir ce faire confiance et s’Écouter et se mettre en premier plan dans tous ce qu’on fait… la démarche est certainement pas facile mais tres salutaire, nous sommes plusieurs a avoir été un jour dans les meme craintes que toi, mais petit a petit on a appris a savourer la vie, savourer chaque minute sans toujours craindre la minute suivante…. Courage et crois que tu mérites mieux, crois en toi, en tes potentiels… Bonne Chance, permet toi de cogner a des portes pour avoir de l’aide c’est la meilleur facon de ten sortir, parce que malgré tous ce que tu as pu vivre ou voir il y a des gens merveilleux qui ne veulent que nous aider et ce sans rien attendre de nous… seulement nous accompagné dans notre cheminement et nous voir heureuse en bout de ligne est leur seule préoccupation.

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      • Allo Daphnée,
        Merci beaucoup de m’avoir répondu. Mon objectif cette année c’est d’apprendre à me connaître, apprendre à faire des choses pour moi avant tout, me passer en premier et aussi m’exprimer même si je suis en désaccord. Je le désire vraiment avoir une meilleure vie mais parfois je sens que je ne fais pas partie de cette vie, mes peurs prennent le dessus et je fais des crises d’abandon. Ça fait tellement mal, mon psychologue me dit que ce sont des crises relié à l’anguoisse d’Anéantissement. Heureusement j’ai la chance d’avoir des personnes qui m’accompagnent dans mon cheminement, des personnes patientes, et aimantes. J’ai un papa formidable (adoptif) qui répond à mes besoins et qui veut, plus que tout au monde me voir heureuse. Mon objectif aussi c’est d’aller à toutes mes rencontres avec mon paychologue. Elle est belle ta phrase Daphnée……ne pas toujours craindre la minute suivante, parce que c’est difficile pour moi. Papa dit que lorsque j’ai une minute à moi , elle est le plus souvent dans la crainte. Si jamais tu veux me répondre, c’est quoi la conséquence que tu as eu le plus de mal à gérer, moi c’est l’abandon. Merci ?

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        • Bonjour Maude,
          La conséquence que j’arrive a moins bien géré c’est aussi la peur de l’abandon, mais aussi la peur de perdre ce que suis arrivé a construire.. Présentement je recommence un suivi avec une thérapeute pour essayer de travailler sur cette attitude d’angoissé que je vais tous perdre alors que lorsque j,analyse toute ce qui est autour de ma vie, rien mais rien n’indique que je subirai une perte.

          L’autre conséquence prédominante dans mon cas c’est la peur de retomber dans les addictions sexuelles … je vais bien présentement mais j’ai toujours cette épée sur la tete qui me rappel qu’un jour j’ai perdu le controle et que j’ai eu tellement de difficulté dans ce temps la… dans la remonté des enfer que j’ai peur de retomber… mais cette peur est bénifique puisque je reste vigilante et alerte des moindres signes de compulsion mal saine.

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  54. Bonjour,

    Existe-t-il une méthode consistant à effacer l’ensemble des souvenirs douloureux que notre cerveau conserve des époques noires de notre enfance?

    J’ai toujours fui les personnes et lieux qui me rappelaient les coups et les injures supportés durant l’enfance et l’adolescence mais ils me rattrapent constamment et je ne parviens pas à les affronter!

    Pour vous donner un exemple, aujourd’hui j’ai eu un entretien d’embauche dans la commune de ma naissance (là où j’ai passé une partie de ma toute petite enfance) et celui-ci s’est très mal déroulé : j’ai tout fait pour y échouer!

    Hier, je me suis endormie à trois heure du matin alors que cela faisait plus d’une heure que je tentais de trouver le sommeil!
    Habituellement (cela, peu importe les événements), je m’endors au bout de cinq minutes …
    Lorsque je suis arrivée dans le quartier où se déroulait mon entretien professionnel, ce sont tous les souvenirs d’autrefois qui ont ressurgi …J’avais l’impression de remonter le temps et revivre cette époque où la violence régnait dans mon foyer familial…de croiser toutes ces personnes qui voyaient, entendaient et n’ont jamais rien fait…tous témoins, tous complices! J’avais l’impression de ressentir le poids de ces regards remplis de curiosité et d’indifférence de jadis…j’avais envie de vomir!
    C’est dans cet état d’esprit que j’ai abordé mon entretien.l Avec la ferme intention de ne pas revenir ici!

    J’ai vécu une sorte de « crise mentale »!? (ce n’est pas la première fois d’ailleurs)
    Je ne sais pas ce que c’est! Je n’ai jamais été consulter un pro! Peut-être par crainte du jugement ou par déni car dans mon milieu …ce genre de problèmes n’en sont pas ou on n’en parle pas!

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    • Existe-t-il une méthode consistant à effacer l’ensemble des souvenirs douloureux que notre cerveau conserve des époques noires de notre enfance?

      Malheureusement il n’existe pas de méthode pour effacer les souvenirs, mais il existe une façon a mieux vivre ses souvenirs. Il n’y a pas de remède miracle faut faire face a la musique et changé notre façon d’écouté flash, et les intégrés en profondeur… exemple ce que tu décris comme sensation et une immerge de souvenir c’est normale puisque tu n’as pas réglé intérieurement tes émotions que ce soit la peur, la culpabilité, la terreur, la douleur physique… La seule façon que j’ai trouvé moi, c’est une immersion dosé au endroit qui me rappelais des mauvais souvenirs mais faut être bien accompagné et en confiance par un thérapeute qui comprend et sais écouter, et qui sais accompagné sans diriger la séance, c’est une étape difficile mais malheureusement nécessaire pour intégré et accepté ton vécu et le rendre moins douloureux. Moi ce que j’ai eu recours a l’hypnose éricksonienne pour revivre des événements sans avoir les moyens de défense que je m’étais habitué.

      Ce que tu parle de crise mentale,ca ressemble beaucoup a ce que je fessais lorsque j’étais en état détresse permanente il appelais ca une dissociation psychologique… moment ou je devenais une personne automate qui ne fessais que ce qui était normale sans m’impliquer émotionnellement. Je perdais la notion du temps, aucun souvenir de ces périodes de temps, un black out le mot plus utilisé.

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  55. C’est sur quatre jours que j’ai vu toute ma vie défiler et s’expliquer.
    Depuis la colère la rancoeur la haine les angoisses quotidiennes les tocs et les terreurs nocturnes m’ont quittée.
    Je suis enfin entrée dans le bonheur.
    Simple et tellement bon!
    Il me reste à me faire à ce sentiment de décalage total avec les gens avec qui je communique.
    Ou à continuer le changement.

    En fait je me sens seule même si cela ne m attriste pas. C’est une question de temps.

    Merci pour cet article.

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  56. Je ne sait pas comment dire à mon frère que j’ai été abusé de mon papa vers 7 ou 8 ans jusqu’à 11 ans mais je ne le savait pas. C’est vers 40 ans et plus que j’ai eu comme une image. car tous les samedis après-midi je devais monter dans une chambre isolée, il voulait me parler de mes notes d’école j’étais pas bon, ilt me baisait le pantalon et me donnait une fessée mais aussi d’autres attouchements.j’ai aussi le souvenir que mon papa avait le pantalon à ses pieds.J’ai 66 ans et il me semble que cela est encore plus pesant qu’avant . Mon papa à été en prison de 1961 à 1963 env. et à la maison personne en parlait, comme un secret. J’ai aussi une sœur 5 ans plus âgé que moi et mon frère 3 ans. Ma sœur est malade sclérose en plaque et n’arrive plus à avoir de discussion. (Alzheimer un genre) Que pouvez- vous me conseiller de faire, j’ai aussi peur que mon frère pense que j’invente cette histoire.Par avance merci.
    Avec mes meilleures salutations.

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    • Bonjour désolé d’apprendre que tu as vécu tous ca… c’est jamais facile mais encore moins dans votre situation. avant de parlé avec ton frere a tu réfléchis au bien fait de parler ? que t’attends tu de cette conversation ? La loi d’omerta est telle tellement ancré que les gens ne parle pas des petites choses plate de la vie concernant ton pere? Une famille qui a vécu de la violence narcisique comme tu semble avoir vécu sont tous avec un vécu (pas tous au meme niveau, je connais une personne ou il est le seul a avoir vécu la situation et ne peux pas en parlé a personne de sa famille, parce que les gens on la mentalité de si on en parle pas ca na jamais existé)
      Avant de faire une approche de la sorte faut vraiment te poser les questions du pourquoi, et ce que ca changerais pour toi … et si jamais tu entame la discution et que la porte se referme comment tu réagiras ? comment te sens tu présentement c’est quoi tes attentes …
      Soit en paix avec toi meme avant d’entamé une discution avec ta fraterie et choisi la personne que tu te sens le plus pret et le plus compris. je n’ai pas de truc pour en parlé parce que chez moi ca été toujours dit mais jamais accepté …

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    • Bonjour,

      déjà vous pouvez faire une enquête auprès de la police pour demander et trouver pourquoi votre père a été en prison. C’est peut être lie a ce que vous avez subi. Ou a t il lui même été agressé de cette manière en prison ou dans son enfance et a reporte sur vous cette terrible agression ? Malheureusement c’est probable. Et puis pourquoi mentiriez vous ? Parlez en a votre sœur et a votre frère pourquoi pas, les secrets de famille ça existe, les années 60 on enterrait ce genre de chose.
      Regardez le site internet la parole libérée des enfants scouts victimes de prêtres pédophiles, ça ne sort que maintenant et nous sommes en 2016 !
      Vous n’êtes pas seul dans cette situation, loin de la malheureusement, l’inceste est encore un tabou très puissant.
      Voyez peut être un psychiatre sérieux pas parce que vous seriez malade, vous ne l’êtes certainement pas, mais pour pouvoir enfin déposer ce fardeau qui vous pèse de plus en plus et pour qu’il vous guide dans votre démarche de parole retrouvée envers votre famille et pour les bouleversements émotionnels que cela crée chez vous.
      Amitiés.

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  57. Bonjour,

    Cela ne me tante pas vraiment, d’expliquer mon parcours ici. Cependant je suis une survivante (je vis à Québec ) et je vis avec un État de stress post traumatique, flashback en se moment très présent, hypervigilence à l’occasion, crise d’angoisse parfois, je ne peu pas dormir la porte de chambre fermée sensation de danger imminent voir mort, cauchemars, paralysie du sommeil avec hallucination visuel et auditive, parfois effrayant. Trouble d’identité je ne sais pas qui je suis vraiment, ce que j’aime, ce que je veux dans la vie. M’adaptent au personne qui m’entoure, je m’impreigne de ce qu’il aime parce que s’est comme ça que j’ai été conditionné à fonctionner.
    TPL peut être aussi..
    Inceste par mon frère et forte emprise psychologique (soumission, rabaissement) tentative de meurtre de sa part également, attouchement d’un membre de la famille. Abus sexuel autre. Un père difficile il fallait anticiper ses réaction il me soulevait par les cheveux et me secouait quand il était en colère..
    On me renvois comme une balle de ping pong d’un organisme à un autre, une psychiatre ne sachant pas si j’étais TPL ou ESPT m’a envoyé consulté un organisme de TPL (urgence ambulatoire) qui on refusé mon cas car dépendance à l’alcool et voulais que je suive une thérapie avant, ce qui étais déjà en cours. Thérapie complétée et je suis abstinente depuis 4 mois environs cette organisme s’occupe de la dépendance et la psychologue me fait un suivi pour le maintient de l’abstinence. Elle n’est pas spécialisée dans les cas de survivant à la maltraitance et elle sait que cela ne serait pas bénéfique d’aller dans une thérapie plus approfondie. Ce qu’elle me propose s’est d’aller à un CLSC sauf que, le première édifice où on m’a référer TPL (urgence ambulatoire) on envoyer une demande de suivi au CLSC en me diagnostiquant un TPL (diagnostique qui n’aurai pas lieu d’être, car 30 minutes en parlant d’un TDA et en me disant de continuer ma thérapie pour traiter la dépendance, fin du rdv) pour en venir au fait que la psychologue du CLSC refuse de me voir pour faire un diagnostique car un diagnostique à déjà été déposé. CAVAC s’est pas la peine j’ai la double nationalité et je vis ici depuis environ 2 ans tous les événements ce sont passé à l’étranger mon pays natal. Thérapie privée pas possible car je travail et vis seul, pas les moyens.. Donc la question vers qui est ce que je peu me tourner ?
    J’ai 24 ans et probablement encore la vie devant moi, (seul s’est difficile) j’apprends à vivre avec tous ça et ça fera partie de moi toute ma vie.
    Quels sont les antidépresseurs qui répondent le mieux à ses symptômes ? Y’a y-il une classe de médicaments qui est reconnu pour être « efficace » dans ce genre de probléme bien sûr accompagner d’une psychothérapie)

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  58. Bonjour à tous,

    J’ai lu et relu toutes vos histoires à chacun et ce super article dans lequel je me reconnais à tous niveaux. Je vous explique mon histoire, j’ai 34 ans, papa solo d’une petite fille de 4 ans qui m’a sauvé la vie.
    Aujourd’hui je souffre beaucoup et ce depuis la naissance de ma fille d’ agoraphobie, autoroutes, avions, vertiges … Enfin le rêve absolu !!
    Je fait une psychothérapie depuis 2 ans, je m’en suis aperçu qu’en fait tous ses symptômes venaient de mon enfance, comme vous j’ai eu une enfance chaotique, j’ai ramassé ma mère faisant des tentatives de suicide, mon père venait me chercher pour me faire partager les raclées qu’il infligeait à ma mère, humiliation et j’en passe…. Pourquoi ??? Je sais pas non plus…enfin pour dire qu’au début de mon travail avec la psy, j’ai du mettre 8 mois pour m’apercevoir que mon enfance avait été traumatisante car je suis parti très tôt de la maison, a 15 ans pour m’échapper de cette maison de dingos, de 15 à 25 ans drogue à fond, tout se qu’il passait (maintenant je comprends mieux) bref, situation extrême au bout du fil en permanence, en fait j’avais envie de mourrir je pense !! Bien sûr j’ai eu des tas de relations amoureuses avec des filles superbes que j’ai tout de suite stoppée, l’amour ça fait mal, regarde tes parents…jusqu’au jour où je suis tombé sur la mère de ma fille, le number one de la folie et elle est tombée enceinte et depuis la naissance de ma fille, toute mon enfance est ressortie puissance10. C’est l’anarchie dans ma tête, des phobies pour tout, je ne peux quasiment plus rien faire, pourtant je suis très connu et reconnu car je suis profession libérale dans la finance et les assurances. Bref, aujourd’hui c’est compliqué car toutes ses émotions que je n’ai jamais pu sortir sont là prêtent à exploser en permanence.
    Donc pour finir, oui c’est difficile, je sais de quoi je parle croyez moi, mais ne baissez jamais les bras, au contraire nous avons eu cette chance d’avoir ce genre de parents, en tous cas pour ma part, je le prends comme ça aujourd’hui même si parfois je suis au bord du suicide !! (Comme me l’a montrer ma maman) il faut continuer à se battre ….
    Courage, vous n’êtes plus seuls…

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    • Jaimerais faire part de mon histoire que jai garder depuis plus que 15 et hier sir jai recu une invitation a noel pour aller visiter mon pere jai fait attendre que je me sentais pas a laise de me presenter apres tout cest anner je me suis eloigner de lui a partir de 14 ans depuis mon lage de 5 ans jetais abuser osychologiquement par ma belle mere et mon pere jai fait mention hier il ma dit que je jouais a la victime pcq jai exprimer pour la premier fois ce que je ressentais . Il ma dit de me chicaner seul mais cetais pas de la chicane cetais juste de faire part de kon opinion

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      • Bonjour Jessica
        Tous les abuseurs nient toujours (ils ne vont pas admettre qu’ils sont des nuls et des lâches pour s’en prendre a un enfant ou qu’ils ont eux même de gros problèmes pour se comporter comme ça).
        Si vous avez des exemples clairs et précis de leurs abus émotionnels passés évident à leur renvoyer dans la figure faites le, ça veut dire les confronter si ça vous fait du bien.
        Eux nieront de toute manière mais vous vous avez le droit de penser et de ressentir ce que vous voulez, c’est vous et votre personnalité.

        S’ils nient ce qu’ils ont fait je pense que comme le suggère l’article il vaut mieux prendre vos distances, garder contact mais ne pas les voir trop souvent et refuser systématiquement leurs abus (brimades déguisées, petits humiliations et autres sous couvert de soit disant humour qui ne marche que dans un sens bizarrement).
        Les belles mères jalouses et mauvaises ou dingo et les maris sous emprise et lâche ça existe malheureusement, l’histoire de Cendrillon de Blanche Neige et de peau d’âne ne sont pas que des mythes. Malheureusement pour de trop nombreux enfants. Le positif c’est que si votre belle mère ne vous aime pas c’est que vous avez certainement plein de qualités qu’elle ou ses enfants n’ont pas.

        Pensez à vous et a votre avenir : vos études votre travail un conjoint, des enfants un foyer heureux pour vous, des vacances des loisirs intéressants, du sport pour évacuer ces chagrins et le stress qui va avec, des amis des vrais pour parler,e changer et rire aussi.

        amitiés

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  59. Chers tous,
    Merci pour vos témoignages, votre empathie, votre compréhension et vos combats.
    Pouvez-vous imaginer que dans une vie (j’ai 44ans) on aie pu vivre tout ce que vous avez vécu??? l’inceste, l’abandon, la maltraitance, les parents irresponsables, le viol,l’indifférence, l’humiliation, l’insécurité tout ce dont l’homme est capable de faire de plus terrible à un autre je l’ai subi, à différentes périodes de ma vie par différentes personnes parents, petit ami, femme, homme..).
    Les rares personnes a qui j’ai pu raconter mon histoire ont eu du mal soit à me croire soit à écouter jusqu’au bout.
    Mes seules questions sont pourquoi s’est-on acharné comme ça? où commence ma responsabilité où finit-elle? Comment fait-on pour vivre après ça??
    La seule réponse que j’ai acceptée c’est la vengeance: chaque douleur que j’ai ressentie méritait une sensation de bonheur. Chaque échec recevait une réussite éclatante.Toute ma vie est basée sur le challenge, le défi et la réussite.
    Aujourd’hui, l’homme que j’aimais depuis 26 ans m’a abandonnée car il m’avait demandé d’être moins forte, d’être plus ordinaire et de partager ma souffrance et lorsqu’il a entraperçu mes démons, il a fui, il a abandonné, il m’a abandonnée.
    Aujourd’hui le défi est de trouver un sens à une vie de batailles et de victoires. Mais si je me bats on me dit intimidante, si je montre mes faiblesses, on m’abandonne…
    Bien à vous tous.

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    • J’aimerais répondre a tes questions selon mon vécu, et tout en sachant que chaque vécu est différent mais chaque bataille est sensiblement pareil.

      Pourquoi s’est ton acharné sur toi comme ca… tu ne trouveras jamais de réponse tu sais pourquoi parce que rien n’est logique dans la situation, l’agresseur ne sait même pas que ca ta fait du tort pour lui ou eux tous ce qui avait besoin c’est le envie viscérale de plaisir ou de domination.

      Ou commence ta responsabilité ? Nul part, tu n’as aucune responsabilité face a ce que les gens ton fait subir, tu n’as fait que ce que tu pouvais avec les moyens et l’éducation que tu as eu. Ta responsabilité est dans ton rétablissement et ta façon de vivre avec ton passé.. le reste les actes subit tu dois arrivé a accepté que tu n’étais que l’objet et que tu n’aurais jamais pu faire autrement. Leur redonné leur responsabilité et aimé l’enfant que tu as été est ta responsabilité

      Comment vivre avec tous ça ? Le mieux possible et faire un pied de nez a tous ceux qui ton fait du mal en étant heureuse et fessant ce que tu as envie, en fessant des projets les plus beaux possible et en t’aimant le plus possible. En  »pardonnant » (je le met entre parenthèse parce que c’est pas pardonné dans le sens propre du mot,mais laissé tombé ce qui ne t’appartient pas,tel que la vengeance) En te pardonnant dans le sens du terme, en fessant la paix avec ton passé en te disant que le passé que tu as eu a fait de toi la personne forte que tu es aujourd’hui… oui oui tu as de quoi être fière parce que survivre a tous ça sans sombré complètement c’est une victoire en soit.

      Je te souhaite vraiment de trouvé la paix intérieur c’est primordiale pour ta vie et pour retrouvé ta joie de vivre… un bon suivi thérapeutique est nécessaire pour apprivoisé ta nouvelle réalité et te découvrir autre que dans ton couple … partir a la découverte de soi est le plus beau cadeau qu’on peux se faire pour la vie entière. Bonne chance et bonne rencontre avec toi meme

      Répondre
      • Merci Daphnée, je découvre votre réponse et elle me fait du bien.
        Merci pour vos encouragements, vos conseils mais j’imagine que comme nous tous si vous êtes là sur cette page c’est bien aussi que vous avez souffert (l’ai relu votre histoire). Nous sommes des battants, des résilients mais à quel prix, parfois la
        mort semble si douce, si délivrante…
        Je suis une thérapie, c’est ma seconde et j’encourage toutes les personnes à le faire, le plus difficile est de trouver SON thérapeute mais lorsque vous le trouvez alors s’opère en vous un chemin vers soi qui est salvateur.
        Soyez forts, ne lachez rien, accrochez vous car après la pluie réellement il y a le soleil.
        Il faut le croire, il faut se le promettre.

        Répondre
        • Je viens a mon tour de découvrir que vous avez répondu a mon message (manque l’option ‘avis par émail, avis au modérateur)

          Je te lis et je sens qu’en toi tu as beau écrire que la mort semble si douce et si délivrante… mais d’un autre coté je lis une détermination de vivre comme si tu avais l’intention de tenté ta chance une autre fois, et bien c’est ma philosophie de vie si j’ai eu a naitre et a vivre tous ceci ce n’est pas pour rien.. c’est qu’a quelque part je devais le vivre pour comprendre quelque chose et dans mon cas ca été ainsi pour que je découvre que la vie peu etre aussi belle que difficile. Malgré tous ce que j’ai pu vivre malgré tous les moments d’horreur que j’ai vécu, malgré toute la douleur que j’ai ressenti autant physiquement que psychologiquement j’ai toujours cru que je valais la peine, même si un bout de ma vie j’ai cru que je ne valais la peine que pour donner du plaisir charnel a autrui.

          Je peux te dire une chose dans les mots que tu écris j’ai confiance en ton rétablissement parce que tu gardes espoir, tu n’as pas baissé les armes complètement, tu donnes une seconde chance a ton suivi … et comme tu dis faut trouvé LE thérapeute qui te convient en qui tu as pleinement confiance et que tu te sens alaise d’allé loin très loin dans tes souvenirs. Faire face a nos démons est la plus dure des étapes dans le cheminement de guérison mais au combien salutaire.

          Ne lâche surtout pas tu n’es pas seul, a te battre avec tes démons mais dit toi aussi une chose c’est que plus tu décortique le démon plus petit il deviens, il ne disparaît pas loin de la mais il deviens inoffensif pour notre avenir… la journée ou on se sens en paix avec nous même c’est la plus belle de notre vie. Courage, et je vais revenir voir si tu m’as récris.

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  60. Bonjour,
    Oh que votre article fait vibré des cordes dans mon tous mon être. Je suis une survivante et je suis enfin accomplie mais ça prend énormément de courage de détermination.

    Le succès de mes démarches, suivie en sexologie (pour traité et comprendre la compulsion sexuel que je pratiquais) et une thérapeute pendant 2 ans (simultanément) pour intégré que tous ce que j’écrivais a a la 3 ieme personne était bien mon vécu et mes émotions. Mon vécu étant abus sexuel de mon père de 1 ans a 19 ans, rejet de ma mère alcoolique, avoir été donné au conjoint de celle ci a 15 ans j’ai subis des viols a répétition lors des visites pour voir ma mère, j’ai par la suite traîné mon passé et tous les comportements acquis, auto-mutilation, obsession compulsive (ne vivre et ne considéré sa personne que pour avoir un orgasme ou être aguicheuse)

    Comme vous voyez mon passé n’est pas celui qui nous mène a une réussite personne et professionnel. En 2012, j’ai enfin tournée la page, ma façon a moi publié mon histoire pour aider les gens a comprendre les émotions caché via le livre Entre Deux Monde Témoignage d’inceste publier au édition L’apothéose… j’y ai livré sans censure mon parcourt pour donner espoir au gens… La vie nous a fait vivre des épreuves mais a fait la personne forte que nous sommes et nous a rendu beaucoup plus près de nos émotions qu’on ne pense, faut juste le réalisé et apprendre comme un enfant apprend a marché, on tombe on recule et on recommence jusqu’à avoir compris et acquis un nouveau comportement.

    Je ne dis pas que c’est facile loin de la, mais pour notre survie et notre avenir (parce quelle celle ci nous appartiens) on doit reculé dans notre passé apprendre a mieux vivre et se sentir jusqu’à un certain point détaché et déresponsabilisé de notre vécu.

    Maintenant en 2016 je regarde tous le chemin que j’ai parcouru, j’ai enfin trouvé ma valeur et ma place autant au niveau personnel qu’au niveau professionnel… j’ai appris a  »m’aimé » parce que j’accepte de me considéré comme une personne qui a une valeur autre que pour le sexe. J’ai encore a travailler soit, apprendre a ressentir les émotions tel que la fierté, la joie, l’appréciation des autres sans autre attente, et arrêté de toujours avoir peur de perdre tous ce que j’ai acquis depuis 2003… la peur de décevoir est aussi présente. J’ai encore du boulot sur la planche mais je ne suis plus la fille objet que j’ai été et effectivement pour me rendre ou je suis c’est grâce a ma décision de couper les ponts avec toute les personnes toxiques dans ma famille. Je me suis créé ma propre famille et c’est pour elle que je continue d’avancé, mes filles apprennent a se respecté, a se faire respecté et a trouvé leur propre valeur.. mes garçons apprendront eu a respecté un non pour ce qu’il est un non, il apprendrons a apprécier leur partenaire pour toute leur qualité et leur défaut. Des générations antérieurs ne fait plus partie de mon avenir ni de celui de mes enfants.

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    • L’inceste est pour moi une des pires saletés qui existent sur cette terre.
      Je vous dis chapeau bas à tous car je ne lis que des messages bien écris de gens qui pensent clair et qui luttent contre cet enfer dans l’indifférence et la lâcheté humaine.

      Cette indifférence n’est pas totale sachez le.

      Frères de misère nous nous comprenons.

      Je n’ai pas vécu l’inceste mais la négligence et la violence psychologique parfois physique avec menaces de mort oui, la faim aussi quand la nourriture n’était pas assez bonne pour nous soit disant.

      Comme vous ailleurs je faisais semblant de rien et le reste de la famille, parfaitement au courant, ainsi que les voisins si attentifs pour alimenter les ragots du coin ne m’ont bien sur jamais tendu la main mais fuit au contraire comme vous j’imagine.

      ‘Les gens comme cette famille on préfère qu’ils s’en aillent’ comme ces mots me révoltent pour l’enfant que j’étais, pour les enfants que nous étions, pour les enfants actuels qui subissent cela maintenant.

      Pas d’histoire, pas de vague surtout et on laisse mourir le petit untel sous les coups, après on fait une marche blanche ou une messe pour se donner bonne conscience.

      J’espère que devant leurs miroirs le soir ou le matin et à l’approche de leur mort, ils vomiront tous de honte pour tout ce qu’ils ont laisse faire sans bouger d’un cheveu.

      Oui j’en suis encore à la colère contre cette indifférence, cette mesquinerie qui tue a petit feu.

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      • Bonsoir Marie,
        Oui biensure que certaine personne (beaucoup trop) ont décider pour différente raison de ne pas voir ou regarder de plus pret ce que je vivais… et oui biensure certaine personne avait des doutes d’autre semblait indifférente a mon vécu… mais avec le recule j’ai appris une chose … les gens réagissent avec leur vécu respectif et leur facon de penser… la mentalité de la société a toujours été ce qui se passe chez les autres ne nous regarde pas, vivre et laisser vivre… et l’autre mentalité qui rentre en ligne de compte un autre le dira a ma place pourquoi men melé.

        Mais tu sais je ne suis pas rancuniere contre personne que ce soit les agresseurs ou les témoins qui non rien fait … parce qu’entretenir des sentiments négatif c’est resté prise en partie dans mon passé et ce n’est pas ce que je veux … je veux avancé et etre heureuse… j’aime bien une phrase que j’ai souvent lu sur facebook, une réflection qui fait partie de ma philosiphie de vie maintenant, un auto a une tres grande ouverture pour regarder devant mais un petit mirroir pour regardé le passé … donc la conclusion il est plus important de voir devant que de regarder derriere…

        Depuis toute ses années qui me sépare des agressions en milieu scolaire (jétais le mouton noir de lécole et j’ai subis multiple intimidation et agression sexuel) ben crime certaine personne sont venu mécrire en pv (sur facebook) qu’il regretais amerment d’avoir participer a ses mesquineries et qu’au grand jamais il aurait fait ses actions si il avait su l’implication et séquelles que ca pouvait me faire…. il ma meme écrit aujourd’hui je suis pere d’une jeune fille et je souhaite de tous coeur que personne ne la traitera comme on s’est permis de te traiter … Ses excuses ont été bénifique dans le sens ou je me suis dit au moins certaine personne prennent conscience des torts qui ont pu causé au autre… pour lui ce nétais que suivre le groupe et etre intégré avec LA gagne , il n’avait aucune intention de nuire (il était présent mais en retrait pendant les agressions)

        Donc tous ca pour dire nous ne devons pas jugé le silence qui regnait autour de nous puisque chacun on leur propre passé. la seul personne a jugé cest celle ou ceux qui a décidé que nous n’étions qu’un object sexuel qui pouvait utilisé a sa guise.

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  61. Bonjour,

    Votre article ma permis de me re-connaître et d’accepter encore plus mes blessures.
    Nous ne sommes pas responsable du mal qu’on nous a fait, nous pouvons que l’accepter et avancer !

    Personnellement, j’ai vécu sans mère, elle est partie quand j’avais à peine 1 an, elle est partie car elle vivait un enfer avec mon père ( humiliation, tromperie en continue, alcoolique, et violent).
    Mon père aurait tapé dans le ventre de ma mère quand elle était enceinte de moi et je n’étais pas désiré.
    Il nous a beaucoup menti lui concernant, jusqu’à nous dire quelle était morte et après changer de version, nous dire quelle est partie avec au autre homme.

    Etant enfant, mon père profiter de l’amour que je lui porté pour me rendre soumise à lui car pour moi je le voyais comme notre sauveur vue que notre mère étais partie, il se servait de moi quand il été mal, que je sois dépendante de lui, et surtout être sage car je ne pouvais exprimé ma tristesse, ma colère ou tout simplement être moi dans ma propre individualité.

    En effet, il m’a constamment humilié, rabaissé, et il y avait un peu d’inceste ( nu tout les soirs, en mettant son sex en vision et il m’a déjà embrassé quand il avait bien picoler ) et quelques gifle, c’était surtout des violences psychologique et pour mon frère physique.

    A l’heure d’aujourd’hui, j’ai réussis beaucoup de chose au niveau pro, je me suis attiré des hommes trompeurs, manipulateurs et j’ai été victime lors d’une colocation d’une perverse narcissique.

    Après avoir été victime de cette pervers narcissique, j’ai été forte je m’en suis rendu compte assez rapidement, et j’ai su m’en remettre plus rapidement que la moyenne.
    Depuis ce jour, mes blessures que j’essayais d’oublier se sont ravivait.

    Notamment celle de l’abandon et celle du rejet, car elle ( la pervers narcissique ) a tout fait pour que je ne me mette pas en couple et quand je l’étais elle faisait tout pour que ça ne fonctionne pas, elle voulait que je sois dépendante d’elle.
    Et quand elle faisait la tête pour X raison, j’avais cette impression qu’elle allait me rejeter.

    Je me suis battu pour m’en sortir et j’ai ressenti un grande libération quand se fût le cas mais qui a duré à cours terme.
    Mon estime de moi fais des hauts et des bas, surtout à la même périodes de mes traumatismes soit en période d’été.

    Depuis cette année, j’ai pris la décision de ne plus voir mon père pendant quelques temps afin de prendre soin de moi.
    C’est dure, je suis encore en deuil et je sens mes blessures plus présente depuis ma séparation mais il fallait que je passe par là pour mon bien être.

    J’ai rencontré quelqu’un de bien, j’espère juste que mes blessures vont s’apaiser pour pouvoir construire ma vie de famille sans préjudice.
    En tout cas j’effectue un travail de fond dans les bouquins et chez mon psy mais je suis fatigué de me battre car toutes mon enfance ce fût le cas et ça poursuit à l’âge adulte.

    Merci d’écrire se type d’article qui permet de nous dire que nous sommes pas seul, mais se combat est vraiment interminable !

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  62. Merci pour cet article si bien écrit et qui résonne.
    Je rejoins aussi une personne qui écrivait que notre vie d’adulte se passe à réparer les dégâts, à survivre, à se réparer au prix de souffrances, de chagrins, de larmes. Des comportement s de repli, de protection, que les gens autour ne comprennent pas toujours.

    Ce qui m’a le plus parlé, c’est l’ambivalence des parents maltraitants, à la fois aimants et maltraitants. Les miens n’étaient pas aimants du tout, mais il faisaient comme si, surtout aux yeux des gens. On passait pour une famille unie, j’ai été éduquée, soignée, je ne manquais de « presque « rien matériellement, ça c’était la vitrine.
    Les souvenirs conscients restent : insultes, humiliations, coups de poings, punition abusive, défouloir, manipulation.
    Les souvenirs revenus après des années et des années de souffrance, de somatisation, de phobies : abus sexuels, tentative de meurtre, négligence.
    Et l’impression d’être folle, car ça ne colle tellement pas avec qu’ils montraient d’eux aux autres.
    Pourtant, je les digère mal les coups, la folie de mon père, le sourire de ma mère qui manipulait tout le monde, qui m’a vendu .
    Et puis, les radios de ma mâchoire qui confirment malheureusement tout ça.
    Mon corps qui somatise et qui s’apaise dès que j’ai « sorti  » la blessure.

    Mais le pire, c’est la privation. C’est d’avoir pleinement conscience qu’on a payé pour leurs manques, d’avoir été le bouc émissaire facile parce qu’ils étaient incapables d’assumer leur vie, parce que c’était tellement plus simple de se défouler sur une gamine non désirée, à qui on faisait payer sa venue au monde. Et en plus, ce n’était même pas un garçon, ce qui aurait pu à la limite faire passer la pilule..

    Après des années de travail, via l’ EMDR, la libération émotionnelle, suivie par des thérapeutes très à l’écoute, j’en suis au stade d’essayer de changer les situations de manque, de privation. D’être toujours à me contenter de miettes, d’attendre le bon vouloir des autres, de subir leurs manques.
    Et pourtant, je m’aime bien plus qu’avant 🙂

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  63. Des personnes qui ont survécu à la maltraitance ont parfois des réminiscences (flashbacks) c’est – à – dire des souvenirs d’abus qui refont surface à l’improviste ; ces souvenirs de gestes abusifs reviennent à la mémoire, après une période d’amnésie
    Souvent ces personnes demandent à leur psychologue de les aider à vérifier si ces souvenirs sont vrais, surtout s’ils remontent à une période précoce, comme à 4, 5 ou 6 ans.

    La plupart des psychologues vont faire preuve de prudence face à ces demandes et ils ont raison, car leur souci premier est d’aider les clients et ne pas leur nuire. D’abord il est impossible de prouver hors de tout doute la véracité de l’abus qui s’est produit à un âge précoce.

    Ensuite, les risques de fabriquer un faux souvenir sont très élevés. Un article, publié récemment dans la revue de l’Ordre des Psychologues, les mettait en garde contre le risque de fabriquer de faux souvenirs. Plus les souvenirs sont précoces et plus on a eu recours à des méthodes pour provoquer la remémorisation, plus les chances sont élevées que les souvenirs soient faux. C’est pourquoi, selon les bonnes pratiques, les psychologues n’exerceront aucune pression pour faire revenir les souvenirs.

    Cela n’enlève pas la possibilité que l’abus se soit vraiment produit; mais le souvenir est indissociable de l’émotion pénible qui l’accompagne. Même si le souvenir s’avérait véridique, il y aurait danger de détérioration de l’état mental. L’amnésie est un mécanisme de protection pour empêcher une trop grande détresse.

    Jérôme Guay

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  64. Bonjour, je vous remercie pour votre article où je me suis reconnue, je suis suivi par un psychiatre et psychologue, mais j’ai du mal avec le psychologue, j’ai tout le temps peur, peur qu’il me fasse du mal, pourtant il est gentil avec moi. J’ai été battu depuis toute petite, humilié, rabaissée, avec tout ce qui va avec, par ma grand-mère, qui disait ne pas m’aimer, je n’avais aucun jouet, j’avais un doudou c’était des mouchoirs que j’accrochaient un après les autres mais ma grand-mère me les a pris, mon père m’a abandonné j »étais encore un bébé, ma mère n’était jamais là et quand elle était là elle ne s’occupait que de ma sœur qui était sa chouchou et mon frère était le chouchou à mon grand- père ils étaient sacrés il ne fallait surtout pas y toucher, à 9 ans j’ai rencontré des voisins, qui m’ont donné un peu de choses que je n’avais pas connu chez mes grands-parents, mais à 11 ans l’homme que j’appelais tonton m’a violé, après ça je n’étais plus la même, j’ai pèté les plombs à 13 ans, en me mettant en danger sans arrêt, je n’arguais la police, mes professeurs, les gens, tout m’étais égale, j’ai souhaité mourir alors le danger ce n’était qu’un jeu pour moi, je voulais que tout s’arrête. Et depuis l’année dernière tout à resurgit pourquoi je ne sais pas, je m’automutile, j’ai l’impression de ne plus ressentir les émotions, je ne sais plus très bien qui je suis, et j’ai l’impression que tout le monde s’en fout, j’ai peur de me retrouver seule, peur qu’on me laisse tomber, il y en a parmi vous qui sont arrivés à sortir de ça, et je suis très contente pour vous, mais moi je n’y crois plus.

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  65. moi j’ai 42 mes parents sont gentils et intelligents. mais à 42 ans je commence à en avoir marre de la situation que je subi depuis l enfance. tout mon problème vient de mon père. il est trop intelligent et depuis toujours il m inflige une oppression qui n’est pas à proprement parlé insupportable, mais qui a la longue me conforte dans l idée de couper les ponts avec ces parents supers au demeurant mais invivables et qui commence vraiment à me pomper l air le temps aidant car il commencent à viellir

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  66. Bonjour,

    Tout d’abord, merci énormément Jérôme Guay, pour cet article qui nous permet, nous les personnes ayant subit de l’abus et/ou de la négligence, à se reconnaitre par les exemple que vous donner. Cela nous permet justement a être compassion avec soit-même plutôt que de s’auto-crtiquer…

    Je voudrais partager avec les personnes, qui ont subit de l’abus et/ou de la négligence, un résumé de mon histoire et comment j’ai pu m’en sortir. Oui j’ai pu m’en sortir et continuer ma vie « normalement »…
    J’ai vécu avec un père, infidèle (par rapport a ma mere), apathique, avec des crises d’énervement très intense, égoïste, autoritaire (dans le vrai sens du terme), violant ( nous frapper jusqu’a qu’il y ai du sang et continuer encore sans pitié.) (Je dis nous car il y a moi ma mere et ma soeur).
    Je n’avais pas l droit de pleurer, de m’expliquer. Je n’avais pas le droit d’aller au sport que j’aime tant ou j’étais championne nationale. Torture psychologie, avec chantage, rabaissement, aucune reconnaissance en cas de réussite et j’en passe…

    A l’adolescence, je me suis beaucoup penché sur le sport, c’était mon seul moment agréable ou je me dépasser, je me défouler et je vider tout ce qui se passer à la maison. ( Je remercie le sport, car grâce a lui j’ai pu ne pas avoir la possibilité de dévier et compenser avec d’autre chose (alcools, cigarette…). et je vous conseil vivement de vous mettre au sport ou au moins dans une autre activités…

    Apres avoir pu fuit la maison pour aller se refuger dans l’armé sportif. J’ai pu prendre de la distance par rapport a mon passé, a continuer a me dépenser dans mon sport. J’ai eu des grande fluctuation des émotions, des difficulté de concentration, des perte de mémoire que je n’acceptait pas et dont je ne connaissais pas la cause…

    J’ai du me refuger a lire sur la psychologie pour m’aider moi meme (étant donné que je n’avais pas les moyens d’aller voir le psy, qui coutait très cher dans mon pays d’origine).
    J’ai commencer donc a travailler sur moi, a accepter mes faiblesse, a en tirer mes forces…

    A l’age de 17ans, j’ai du donc prendre la décision d’arrêter l’armée et d’aller continuer mes études. Je n’avais plus honte de mon histoire a tel point que je l’a raconté a mes amis. Qui commencer eux même a m’aider a m’en sortir (financièrement et psychologiquement). J’ai donc pu avoir mon 1er diplôme qui m’a permit de venir en France. j’ai poursuivit des études en psychologie, puis de management puis en entrainement sportif et puis en coaching mental.
    J’ai travaillé sur moi tout au long des ces années, a accepter ce que je suis, mon vécu, a en tirer les choses positives qui ma procurer, a me mettre a la place de mon père qui lui aussi n’a pas vécu une enfance facile… le fait de le comprendre m’a permis de le pardonner partiellement..

    Aujourd’hui je ne vais pas vous mentir et vous dire que j’ai guérit car je n’étais pas malade. J’ai juste vecu mon enfance (que je n’ai pas choisi) différemment que les autres. Et justement, cette différence fait ma richesse aujourd’hui.

    Avec mes grande fluctuation d’émotions « que j’accepte » me permet d’emporter mon entourage vers des émotion positives. grâce a mon vecu j’ai acquiert une grande capacité d’empathie, une facilité a comprendre l’autre et donc a m’y adapter à lui. je suis autonome, indépendante, je suis passée par beaucoup de difficulté que maintenant presque rien ne me fait peur.
    Quand je suis en forte ou faible émotion je la laisse passer sans la jugé, car je n’oublie point que c’est a cause de mon passé et non pas de moi, et donc je compatis avec moi même.
    Je me suis fiancée et je lui ai tout raconté. Ce n’est pas toujours facile pour moi mais j’y travail car je sais que c’est possible de fondé une famille « normale »…

    Je vous raconte tout cela pour vous dire mes cher(e)s que OUI on a subit des choses horribles ( rien que le dire j’ai les larmes aux yeux). MAIS ET ALORS, ce n’ai pas la fin du monde, c’est peut être une chance que d’autres (qui on eu une vie ordinaire n’ont pas) j’en suis sure que vous trouveriez les avantage dans ce vécu (prenez le temps de le faire). prenez les comme une richesse, soyez comptatient avec vous même, n’ayez pas honte de ce passé car vous n’y êtes pour rien, faites une activités qui vous plais, emmener vos proches a vos comprendre (s’il le faut..). Ne rester pas que dans la casquette du victime, vous êtes acteur de votre vie maintenant et c’est la la différence…

    Aujourd’hui j’ai 25ans, je suis devenue coach mental, et entraineur de haut niveau, je suis entrain de monter une société également. Dans deux mois je vais me mariée.
    Tout cela me fait peur mais je sais Pourquoi c’est pourquoi je ne crois pas a cette peur, je l’accepte et c’est tout. Elle passera comme toute les autres…

    Soyez fort!!!

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  67. Je me reconnais moi aussi dans vos écrits dont j’ai apprécie la justesse et la précision. J ai révélé a ma famille et au village l inceste commis par mon oncle mon grand père et les attouchements commis par mon grand-père et son voisin et on me traite de menteuse et me lynche. C’est extrêmement dur a vivre. Et je crois que je vais devoir couper avec ma famille sauf avec mes parents mon frere et un cousin qui me soutiennent) mais comme vous le dites si les relations sont négatives et enfoncent la personne alors autant se protéger et les arrêter. Je suis en train de prendre cette dure décision.

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    • Il est maintenant trop tard pour réparer le fait que vous aviez dit à tout le monde l’inceste que vous avez subi par 1membre de votre famille et votre voisin. Sur le coup cela a dû vous faire du bien. Par contre pour les gens du village cela leur a paru comme un coup d’éclat de votre part. Il est difficile pour les membres d’une même famille d’admettre que cela puis arriver alors imaginez-vous pour des gens d’un village qui ne vit pas de façon intime avec vous d’accepter que cela soit arriver. Pour l’instant le mieux à faire est de prendre du recul par rapport aux membres de votre famille ainsi que les gens du village qui vous voit comme une insouciante . J’ai quitter le nid famille depuis maintenant 18 ans suite à des abus physique et psychologique disons que j’ai jamais regretter ma décision. Malgré ce que les gens puis en penser. Je suis aussi en thérapie avec M. Guay depuis 2 ans et cela m’aide grandement à mieux comprendre mes méthodes de défense qui me sont ancré psychiquement depuis mon enfance.

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    • Vous avez eu du courage de révéler l’inceste, j’espère que vous avez été accompagnée et soutenue car les réactions négatives que vous avez vécues sont hélas très fréquentes. Selon l’approche de psychothérapie qui est reconnue pour les adultes qui ont survécu à la maltraitance, il est fortement déconseillé de confronter sa famille de façon impulsive. Il faut que ce soit bien préparé pour amoindrir les dommages, sinon vous devenez victime une deuxième fois; victime d’inceste et victime de l’avoir révélé. Les adultes qui ont été abusés et maltraités et qui réussissent assez bien, ont tous coupé les liens avec leur famille, l’abus c’est toxique et maintenir les liens c’est comme boire du poison. Couper les liens c’est prendre soin de vous. Avez-vous pensé à consulter ?

      Jérôme Guay

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  68. Cest exactement comment je me sens. Pour avoir vécu abus sexuel et violence. On m’a dit que j’avais des traits de personnalite limite. On ne parle pas de ça dans cet article. Je veux me sortir de ce tourment qui me rend folle et malade. Je me sens comme un presto sur le bord d’exploser.

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    • Les troubles psychologiques de type personnalité limite sont une conséquence très fréquente de la maltraitance, surtout de l’abus sexuel. Je n’en parle pas parce – que ce type de syndrome est connu depuis longtemps et il qu’existe une littérature abondante sur ce sujet. Le stress traumatique complexe, dans notre jargon psychologique, est une autre manifestation de l’impact de la maltraitance, mais ce syndrome a été identifié très récemment; c’est pourquoi j’en parle dans mon texte. L’abus n’est pas une maladie, vous n’êtes pas folle, mais vous vivez une détresse normale face à la situation anormale que vous avez connue. Prenez soin de vous, essayez d’éviter l’explosion et d’atténuer les tourments, sinon c’est comme si l’abus continuait. Il ne faut pas donner raison aux personnes qui vous ont abusée en continuant à être malheureuse.

      Jérôme Guay

      Répondre
  69. Merci beaucoup pour votre article où je me reconnais. J’ai été victime de maltraitance quand j’ai été enfant et adolescente. un père avec une double personnalité: parfois gentil avec moi et parfois hyper violent en me battant et m’insultant sans aucune raison. de l’autre côté une mère (elle aussi battue), qui défoulait son stress sur moi via une violence psychologique inouie: chantage affectif, chantage au suicide, culpabilisation, possessivité. j’ai du vivre alors dans la violence physique, verbale et psychologique pendant de très longue année. Difficile de sortir de cet enfer. Ce genre de familles ressemblent a des sectes, où tout les dérapages sont permis et où on en sort ni facilement ni sans cicatrices. J’ai 32 ans et je traîne encore avec moi les séquelles de leur traitements: échec professionnel a répétition (je suis actuellement au chômage); instabilité émotionnelle; problèmes financiers chroniques; sentiment permanent de perte et d’insignifiance; refus du mariage et de la maternité; incapacité de rester en couple; idées suicidaires et isolement social. Effectivement, les enfants maltraités devenus adultes, ne vivent pas, ils consacrent toute leur énergie à réparer les dégâts, à soigner les blessures, à se libérer de la honte et la rage qui les habitent…bref à essayer de survivre

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    • Votre réaction me touche beaucoup, vous avez le droit au bonheur comme tout le monde. Ne perdez pas espoir, vous méritez mieux que de seulement survivre. Plusieurs de mes clients (es) qui ont connu une vie d’enfer comme vous, réussissent à bien fonctionner au point de vue relationnel et professionnel. Si c’est possible pour eux ça l’est pour vous. C’est le mariage et la maternité qui les ont sauvées car les adultes, qui ont été maltraités, font souvent d’excellents parents; on peut se reconstruire soi – même à travers nos enfants. Vous pourriez aussi consulter.

      Si vous lisez l’anglais, je vous conseille la lecture de :
      O’ Connell Higgins, G. (1994) « Resilient adults : overcoming a cruel past » Jossey Bass

      Quarante personnes qui ont été sévèrement maltraitées, expliquent comme telles s’en sorties et ont réussi à bien fonctionner.

      Jérôme Guay

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  70. Monsieur,
    Etant était abusée durant 7 années par mon grand-père, dont j’ai avoué les actes à sa mort et reniée par mon père avec qui je n’ai aucun contact depuis plus de 20 ans mais qui en a avec mon frère, et sortant d’une relation amoureuse de 5 ans avec un homme menteur et extrêmement égoïste, je me retrouve aujourd’hui plus bas que terre. D’autant plus que mon premier amour s’est suicidé et je m’en veut tant de n’avoir jamais répondu à ses messages par respect envers mon ex compagnon. Je suis démunie face à ma tristesse, je suis anxieuse, dépressive et ultra sensible. Je reconnais bien dans votre texte mes symptômes. Les compulsions qui se traduisent par de la violence, la peur de l’abandon omniprésente, et le fait de toujours faire en sorte que cela se produise. Aussi, de toujours me dévaloriser et me dire que tout cela je le mérite pour mes fautes commises. Le respect est en effet très important pour moi, une valeur dont j’essaie de faire de moi une personne droite, et l’injustice qui me rend complètement dingue sans doute car je n’ai pu avoir de procès et être reconnue comme victime.
    J’ai consulté plusieurs psychologues mais en vain, je n’ai plus la force de me battre car peu importe je n’arrive pas à sortir la tête de l’eau, l’angoisse fait partie de moi mon parcours de vie m’handicape, et sourire je n’y arrive pas.
    Depuis petite, j’ai la peur de ne pouvoir avoir d’enfant, aujourd’hui cela me hante, car j’ai le sentiment qu’il n’y a que cela qui pourrait me rendre réellement heureuse.

    Répondre
    • Je suis sincèrement désolé que les psychologues n’aient pas pu vous aider ; suivez votre intuition en ce qui concerne le fait d’avoir des enfants.

      Jérôme Guay

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  71. Bonjour,
    Merci pour l’article . sinon je veux savoir s’il est préférable de contacter nos parents pour savoir mieux ce que se passait vraiment durant notre enfance pour mieux régler nos problème psychique ?

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    • Anony

      En réponse à votre demande, il n’est pas conseillé de maintenir des contacts avec ses parents si ils vous ont maltraité. C’est ce que démontre une enquête, auprès de quarante adultes qui ont été maltraités par leurs parents, mais qui fonctionnent assez bien. Il est fortement déconseillé de chercher à régler ses comptes avec ceux – ci.

      Jérôme Guay

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  72. Emma

    Vous allez avoir du succès, et être très appréciée, dans votre métier que vous exercez depuis l’enfance.

    Il pourrait être intéressant d’avoir un espace où vous n’êtes pas obligée de comprendre, de rassurer et de vous faire aimer.
    Un espace de thérapie qui porterait plus sur le processus interactionnel que sur le contenu ; où vous pourriez vous laisser aller à ne pas être aimable et compréhensive.
    Vivre un rapport différent, une expérience émotionnelle correctrice..

    Jérôme Guay

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  73. Bonsoir Monsieur Guay,

    Suite à la lecture de votre article, je tiens à vous remercier pour sa finesse et sa pertinence. Ce que vous avez décrit sur le sentiment de honte et de culpabilité a fait tout à fait écho en moi. Il faut bien du temps pour parvenir à une vraie réflexivité sur soi même, surtout quand on est pleine de défenses ou que l’on est devenue professionnelle dans l’art de donner le change : rassurer l’autre, toujours rassurer l’autre.

    Je n’ai pas vécu de drame particulier dans ma vie, en revanche j’ai été très vite parentalisée. Je suis devenue petit à petit, à partir de l’âge de 10 ans, la thérapeute de ma mère (quelqu’un d’angoissé et très peu affirmé), étant moi-même témoin des infidélités et des manipulations de mon père. Encore d’avantage lorsque mon père est parti.

    Par la suite, ma mère m’a toujours excessivement valorisée, expliquant que j’avais un « don » pour conseiller, analyser, soigner, que j’étais quelqu’un de brillant. J’ai progressivement fait part de la plus grande des complaisance pour ce rôle valorisant que l’on m’avait attribué. A l’école également, puis dans mes études, j’ai toujours tenu à répondre à toutes les attentes, valorisée également par mes professeurs, enfermée dans cette prison dorée, satisfaite très ponctuellement par des compliments puis avides d’en entendre d’avantage.

    Finalement, j’ai un métier que j’exerce depuis l’enfance : je m’apprête à devenir psychiatre. Avec un seul objectif : aider, toujours aider les autres, pour eux mais également pour moi, pour me sentir utile, pour avoir l’illusion grisante d’être quelqu’un de bien. Je m’aime uniquement lorsque l’on m’apprécie, lorsque l’on m’aime. Le moindre indice venant me faire soupçonner le contraire me désarçonne totalement, me fait imaginer des catastrophe, me fait envisager la pire des solution, perdre de vue des alternatives raisonnables à cette souffrance.

    Je suis également dans l’évitement du conflit. Étonnamment ce n’est pas le cas dans ma vie de couple, je parviens à m’affirmer, à me faire entendre, à la vivre plus ou moins pleinement.
    En revanche, dans le domaine professionnel je suis dans l’incapacité de dire « non ». Je travaille énormément, je suis perfectionniste, rigoureuse, je ne me pardonne aucune approximation, aucune erreur. D’autant plus qu’en psychiatrie, la moindre erreur d’appréciation peut coûter cher à l’autre. Et je me sens responsable de l’autre.

    J’ai eu brièvement un suivi, dans l’optique de me mettre dans une position « d’aidée », pour une fois dans ma vie. Ce fut un échec cuisant. Je n’ai jamais pu faire part de mes faiblesses, dire ce que j’avais vraiment sur le cœur, les idées qui me passaient par la tête. Encore une fois, j’ai été bien trop soucieuse de plaire. Je n’en suis pas fière. Evidemment, en quelques séances mon psychiatre me considérait plus comme une collègue que comme une patiente. Il me confiait même certains faits de sa vie privée, faits que j’accueillais avec sourire et humour, comme toujours.

    Aujourd’hui, je suis bien décidée à m’occuper de moi. Comment puis-je prendre soin des autres, de mes patients, si je ne prends pas également soin de moi ?
    Je suis donc preneuse de contacts, étant très inhibée par mon milieu professionnel et trop soucieuse d’être discrète pour demander des idées d’orientation à mes collègues.

    Et pour conclure, je finirai par cette phrase qui révèle toute mon ambivalence : enfin bon, je vais quand même bien !

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  74. Bonjour à vous. Je tenais à vous remercier pour cet article auquel je ne trouve pas de mot pour le qualifié , tant il m’a toucher.
    Je suis en ce moment dans un groupe de thérapie de l’autogestion des troubles relationnels et je traîne avec moi plusieurs diagnostiques en santé mental, notamment l’autisme Asperger, le trouble de l’attention et le trouble de personnalité limite . Mon enfance ne me semble pas avoir été particulièrement traumatisante ,seulement difficile sur certains points mais comme cet article en fait mention, mon jugement ne reflète peut-être pas la réalité. Je vous en dirai pas plus , le tableau est déjà assez sombre comme ça.
    Par contre en ce moment , j’ai un « devoir  » à faire pour le groupe. Ce devoir porte sur les mécanismes de défense et d’adaptation et j’ai terriblement de mal à analyser ces mécanismes . Je n’avais pas réalisé à quel point j’utilisais la dissociation de manière régulière alors que pourtant ça sautait au yeux. Presque tous les points vous avez présenter à ce sujet me concerne, principalement la dépersonnalisation, détachement ,observation de l’extérieur , et surtout le monde de fantaisie. Je suis à 200% dans les manga, je passe une 10h par jours à faire du jeu de rôle ou j’interprète mes personnages favoris et avec lesquels je construit des histoire. Même une fois au lit le soir (bon plutôt le matin dans mon cas ) , les histoires continuent jusqu’à ce que je m’endormes. Je suis consciente que c’est surement un problème, d’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours vécu ou plutôt survécu grâce à ça. J’ai même souvent dis par le passé que si le rpg (jeu de rôle ) cessait ma vie serrait finie et j’en mourrais. J’ignore comment me sortir de cela et j’ai extrêmement peur de perdre cette « bulle » qui me protège depuis si longtemps…

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    • j ai été très émue par la justesse des ressentis , des souffrances de chacun , aujourd’hui j’ ai 3 enfants que j’ adore , je mesure le manque d’ attention de mes parents à mon égard , les abus dont je n ‘ai pas pu me défendre et dont je n’ ai pu exprimer , parce que je n’ ai jamais ressenti l affection l ‘amour de mes parents . Alors je me suis tue , j’ ai inversé le processus enfant parent , j’ ai l’impression d’avoir élevé mes parents . Mes enfants ont grandi sont bientôt indépendants , je n ‘ai réussi que mon rôle de maman je les amène à bout de bras en haut de l’escalier avec tout l’ amour que je peux leur donner…; mais après il va falloir que je me regarde en face et celà je ne sais si j’ en serai capable .

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  75. Monsieur,
    (COEUR SENSIBLE NE PAS LIRE)
    Je tenais à partager mon histoire avec d’autres qui, comme moi, cherche à surmonter cet épreuve. Cette  »richesse », dont certains me disent, mais que je n’arrives pas à croire.
    Jusqu’à mes 16 ans, j’ai vécu sur une ferme. Nous étions 6 filles. J’avais une jumelle. Mes  »parents » (j’ai encore de la misère à considérer que ce sont mes parents) ne se sont jamais séparés. Ils ne se montraient pas de signe d’amour. Mais ils vivaient ensemble.
    Ma mère a eut un père alchoolic, qui la préférait à ces autres sœurs, et sa mère est décelée lorsqu’elle avait 16 ans. Elle ne m’a jamais évoquée l’abus sexuel. Mais peut-être les autres.
    Cette femme était colérique, peut-être bipolaire, violente, incapable de contrôler ses émotions, menteuse et je la trouve réellement méchante.
    Mon père, quant à lui, a repris la ferme de son père. Je ne sais pas si c’était son but dans la vie. Mais il l’a fait.
    Mon premier épisode de violence me reviens lorsque j’avais environ 6 ans. Je me souviens des coups de ma mère sur mon propre lit, jusqu’à ce que je tombe de ce lit. Je me souviens du visage de ma soeur, impuissante. Et de mon père, qui n’a rien fait.
    Ce fut comme cela jusqu’à environ mes 13 ans.
    L’inaction de mon père m,a toujours enragé. Ce n’était pas une figure parentale qui m’a permise d’apprendre à m’affirmer. Il était soumis à ma mère. Il la suivait. Il lui obéissait. Il vivait de la pression. Il ne  »mettait pas ses culottes ». J’ai eu pitié de lui longtemps. Puis, j’ai eu honte et j’ai ressenti de l’injustice de son inaction,ainsi que de incompréhension, lorsque notre mère nous frappait, nous criait après et nous menaçait.
    Puis, j’ai compris qu’il n’était pas mieux que notre mère. Je l’ai haï. Non, parce qu’il m’a touchée. Mais parce qu’il se défoulait sur les animaux, de la ferme. Si quelque chose ne marchait pas, que l’animal ne l’écoutait pas ou qu’il était simplement choqué, il frappait les animaux. Avec tout ce qu’il avait sous la main: bâton électrique, barre à clous, fourche. Cela me traumatise et m’enrage encore. Je me dis que j’aurais du faire quelque chose. Je revois encore cet épisode où j’empêche mes soeurs d’entrer dans la ferme pour éviter qu’elle ne le voit.
    Vers 13 ans, je me suis dit que c’était deux monstres et que c’était pour cela qu’ils vivaient ensemble. Cette conviction était forte en moins. J’avais aussi la conviction qui m’aida à rester positive: Plus tard je serais la plus heureuse.
    Je me répétait cette phrase sans cesse.
    Même lorsque j’ai demandé à mère » m’aimes-tu?  » et qu’elle m’ait dit: Je t’achètes pas assez de cadeau? T’en aura plus debord ».
    Nous étions isolée. Je n’avais pas le droit d’apeler mes amies de l’école, de leur envoyer des messages ou même de les voir le soir. Je n’avais pas le droit de sortir. je travaillais à la ferme pour tenter de défendre les animaux.
    Encore aujourd’hui, si je pense que quelque chose va choquer quelqu’un, je le fais. Comme cela, je suis certaine qu’il n’y aura pas de stress ou de colère. Je préfère tout gérer.
    Dans ma jeunesse, je pensais que c’était normal. Et que chaque famille vivait cela. Mais j’ai vite appris le contraire.
    À 16 ans, après 3 ans de tentative, j’ai réussis à quitter cette famille, un mois après ma jumelle. Je fut déclarée, par la cour, indépendante et autonome. Mes parents ne voulant plus de moi. Ils ont dit qu’ils m’auraient bien gardés. Mais que comme je partais ils ne voulaient plus rien savoir de moi.J’ai fait deux famille d’accueil. La première, la même que m’A jumelle m’a rejeté. Ils avaient un fils de 7 ans (syndrome de mère alccolic) qui, jaloux de moi et ma jumelle, réagissait impulsivement. Ils m’ont donc envoyé ailleurs.
    Mon autre famille d’Accueil fut exemplaire. Mais un mois avant mes 18 ans, ils m’ont trouvé un appartement et je suis allée vivre là. J’ai encore l’impression d’Avoir été un source de revenus pour eux.
    Aujurd’hui, à 22 ans, j’ai un copain depuis deux ans. J’ai été envoyé de tout part et de tous coté. Je n’ai pas eu l’amour nécessaire. J’ai été négligé. J’ai des mécanisme de défense très puissant qui m’empêche d’Avoir des relations sociales saines avec les autres. Ma peur puissante d’être abandonnée m’oblige à rester chez moi. Je ne veux pas d’enfant et je déteste les parents. Je déteste mes parents aussi. J’ai essayé par trois fois de reprendre contact avec mes soi-disant parents. Les trois fois, je fut décu. Ma mère m’a dit que je n’avais pas d’affaire à apeler. Pour elle, je ne suis rien. Toutes mes choses ont été vendues. Mes photos aussi.Je ne suis plus sa fille. Et mon père, il a rien dit.
    Aujourd’hui, je dois en parler à mon psychologue, mais j’ai l’impression, parfois, que cela ne changera rien. Je n’ai pas de parents. C’est tout. Je veux simplement avoir plus confiance en moi et arrêter de me traiter comme mes parents l’ont fait avec moi.
    Une épreuve qui est difficile à surmonter. Oui, certains disent que grâce à cela, j’ai appris de nombreuses choses. Mais je trouve injuste d’avoir du les apprendre et avoir manqué d’autres choses.
    Pour tous ceux qui vivent cela, tenez bon!
    Merci de m’avoir lu et merci pour tout!

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  76. Bonjour,
    Comme c’est le fait pour bcp d’autres lecteurs, votre article m’a beaucoup plu, notamment parce qu’il me permet de mettre en perspective mon passé et le chemin à parcourir. Ce chemin à parcourir, vous me le faite imaginer avec beaucoup de souplesse, de sollicitude envers soi-même et de respect de soi… en fait, cela représente une part importante de ce difficile chemin à parcourir. Je m’y applique depuis 7 ans déjà, buttant à répétition sur cette peur viscérale de rejet ou de perte de relation, dont l’expression est une quasi constante surveillance des frontières relationnelles. Dans les faits, je m’autocorrige bien avant que j’aie traversée cette frontière et je ressens les effets de ma propre autocorrection par le biais d’émotions non ou difficilement exprimées et d’impacts corporels, comme si je venais d’être battue. Je me demande comment interpeller ces impacts somatiques qui font en sorte de me maintenir plus longtemps que nécessaire, dans une situation de vulnérabilité.
    Merci de prendre le temps d’éclairer vos lecteurs de si belle façon.
    Lyne

    Répondre
  77. Je me suis reconnue dans vos écrits … vous comprenez et expliquez si bien ! Je suis en crise en ce moment et j’aimerais bien trouver un thérapeute qui partage vos convictions et vos valeurs à ce sujet mais dans la région de Québec si possible. Merci à l’avance et surtout … sachez que vous m’avez déjà aidé par ce texte. Sincèrement!

    Répondre
  78. Bonjour

    Merci pour votre article. En tant qu’étudiante en psychologie je le trouve réellement interessant et instructif.

    La partie sur la peur de l’abandon et les problèmatiques relationnelles des adultes ayant un passé de maltraitance me fait penser à mes cours sur le style d’attachement des enfants (pour les personnes interessées, voici un lien qui résume la théorie de l’attachement de Mary Ainsworth http://www.childdevelopmentmedia.com/articles/mary-ainsworth-and-attachment-theory/ )

    Je me demande si un enfant qui développe un attachement insécure a un risque de développer des difficultés dans les relations interpersonnelles une fois adulte. Plus que les enfants ayant développé un attachement sécure
    Ce qui permet aussi de marquer peut être l’importance d’une prise en charge précoce au près d’enfants révélant un attachement insecure
    mais dans le cas où le sujet est encore conditionné par le style d’attachement qu’il a acquis durant l’enfance, comment lui en faire prendre conscience et comment l’amener à changer son style d’attachement?

    Quoiqu’il en soit merci de partager votre savoir et votre pratique!

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    • Mme Marchand

      L’enfant qui développe un style d’attachement insécure court bien sûr le risque de vivre des difficultés dans ses relations interpersonnelles.
      La psychothérapie s’avère un outil très important pour commencer le déconditionnement et rendre le client ouvert à développer des relations nourrissantes et réparatrices.
      Le thérapeute sert alors de modèle, comme le disent les 40 personnes interviewées par une psychologue de Boston. Ces personnes, qui ont réussi à fonctionner assez bien malgré les abus subis, disent que c’est l’authenticité du thérapeute qui les a marqués; il leur a montré ce que c’est un être humain.

      Jérôme Guay

      O’ Connell Higgins, G. (1994) « Resilient adults : overcoming a cruel past » Jossey Bass

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    • Les psychologues et psychiatres devraient avoir dans leur vocabulaire le terme « Survivre après un Auschwitz psychoaffectif » car on ne fait que survivre pour maintenir des façades acceptables car contrairement au corps physique auquel on peut ajouter une prothèse pour compenser un membre manquant, l’âme cassée ou brisée n’a pas de prothèse compensatoire …on donne l’illusion aux autres que tout va bien sans jamais approfondir la relation car on a cette peur viscérale d’être « démasqué » question de survie …les personnes normales ne peuvent comprendre et de toute façon elles vous fuient car on fait peur parait-il …et donc on ne voit pas de solution au terrible mal être, pas d’ami, pas de copine, donc pas de vie affective, pas de sexe fatalement sinon au bordel à l’âge de la majorité autrement dit en puceau tardif … ce qui fait de vous un attardé; vous avez 20 ans mais on vous parle comme à un gamin de 15 ans et ne me dites pas qu’on en guérit de la maltraitance et du rabaissement psychologique ! Non on survit en sacrifié dans l’amertume en se forçant à sourire pour faire bonne figure et on doit survivre avec ce handicap car s’en est un ! Le nombre de relations amicales et amoureuses foirées d’avance car trop ignorant, jamais soutenu, car baignant dans une atmosphère de castration, jamais de tendresse,indifférence totale, tout cela a contribué à ne jamais m’accomplir en tant qu’homme. Pas question de me marier ni d’avoir des enfants dans un état psychologique pareil, juste une relation et faire tout qu’en cas de petit coup dur pour un homme normal (pour moi il me faut 10 x plus d’énergie pour m’en sortir) je puisse me retourner pour faire face car plus question pour moi de me faire poignarder dans le dos ! cfr à voir ou à revoir le film d’horreur « Carrie » et vous ne serez pas tellement loin de ce que j’ai vécu ! Consolation, j’ai pu survivre (mal) assez longtemps pour voir une bonne partie des ces personnes crever la gueule ouverte ! Des fois qu’il y aurait une justice en ce bas monde …

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  79. Bonjour, votre article me touche bcp car j’ai 37 ans et je commence depuis un an à « avoir une vie émotive », je veux dire à « ressentir ». Ma mère a quitté le domicile sans redonner vraiment de nouvelles alors que j’avais 13 ans, mon père est tombé en dépression, nous avions un bébé de 2 ans à la maison, je suis tombée dans l’oubli TOTAL. Je croyais l’avoir bien vécu, mais en vieillissant toutes sortes de situation me font réaliser (entre autre au travers du fait que j’ai des enfants) à QUEL point j’ai été négligée (Elle fait référence à la notion passive d’omission (à l’inverse des abus physiques où il y a
    une notion active d’agression).
    La négligence se manifeste à travers un manque de soins, un oubli; elle renvoie au terme
    d’insuffisance, de carence ou même d’absence de soins.
    Par exemple, des parents indifférents face aux comportements et aux problèmes de leurs
    enfants. Ils ne frappent pas mais ils manifestent peu d’implication dans la relation avec
    l’enfant. La négligence fait référence à la notion « d’incompétence parentale » : les
    parents négligents sont incapables ou refusent de s’occuper de l’enfant. Il y a une
    carence dans le lien, ils sont peu concernés par le bien-être de leur enfant.)

    Merci pour votre article.

    Amélie

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  80. Un arbre sans feuille,
    Je suis touché,l’écriture de chaques paragraphes m’interpose.
    Vivre une vie sans la vivre est pourtant très désastreuse pour
    un être.Mon regard est vide d’esprit,un mélange de mélancolie
    de tristesse et surtout de sentiment d’être incomprit

    Brian

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  81. J’ai survécu à la maltraitance, j’ai échappé à ses conséquences dramatiques qui pourrissent la vie, je suis devenue une épouse, une maman, puis une mamy comblée où chaque jour est un jour de bonheur.
    Ma mère n’a pas supporté que mon père la quitte, son désir de vengeance et une haine furieuse l’ont animée immédiatement après son départ. Les représailles, violences physiques et verbales, ont été terribles contre ses trois filles, révélant sa fragilité psychique.
    Nous étions considérées comme des objets, utilisées comme des armes pour détruire celui qu’elle détestait. Nous n’étions pas des êtres pensants, nos émotions étaient refoulées par nous-mêmes ou par elle, nos besoins n’existaient pas. Si notre mère considérait que la mission qu’elle nous avait assignée était mal remplie, nous étions doublement maltraitées.
    Petit, on pense que les sévices tombent quand on ne s’est pas bien comporté et l’on fait confiance à la personne qui a le plus d’importance pour nous en termes d’amour et de référence. On essaie de faire mieux, mais le mieux n’existe pas, il n’y a pas de mieux aux yeux du parent maltraitant, jamais il ne félicite ni n’encourage, il n’accroche pas le regard, l’amour est complètement absent de son fonctionnement. Il tape et aboie. Donc l’enfant se sent foncièrement mauvais, indigne d’intérêt, sa personnalité se fausse.
    Avec un peu de chance il développe des parades pour survivre. Je m’en sortais par des astuces puériles puis efficaces par la suite, et par des conduites inadaptées : larcins, agression des passants, sur le plan scolaire difficultés dans les apprentissages par défaut de concentration, évasion dans un monde imaginaire pour me soustraire à celui qui ne me convenait pas… Il y a eu un temps pour la culpabilité, la honte et le dégoût de soi, les attitudes timorées, l’absence d’initiatives, la passivité… Pour construire ma personnalité, je trouvais mes modèles dans les romans que je dévorais où j’étais à la fois moi et le héros. Je m’inventais une famille. Et un jour le refus d’accepter est venu, j’ai quitté mon bourreau l’année de mes seize ans.
    Alors que ma sœur Annie s’est efforcée d’oublier ce que fut notre enfance, moi, au contraire, je me suis attachée à me souvenir d’un maximum de faits parce que, très tôt j’ai décidé que je mettrai des mots sur cette période de ma vie. Dans un livre intitulé Les jeudis muets Moi, Fina, enfant du divorce je raconte mon enfance maltraitée, ma grande souffrance de petite fille puis d’adolescente qui se construisait sans amour, le silence, l’indifférence ou l’inertie des adultes, ma sortie de la violence, ma réadaptation progressive.
    Sylvie Hippolyte

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    • Mme Hippolyte
      Merci du témoignage.
      Pourriez-vous donner quelques informations sur votre livre; table des matières, aperçu du premier chapitre ? Ça pourrait intéresser les personnes qui ont lu mon texte.
      Jérôme Guay

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      • Bonjour Monsieur Guay,
        Je vous remercie infiniment de me donner la parole.
        Mon livre témoignage n’a pas de réelle table des matières, il suit les étapes de mon développement dans la chronologie de mes âges. Il débute par la petite fille d’environ 5 ans qui se souvient de moments heureux avec ses deux parents et qui a peur de tout. Elle se soumet aux volontés délirantes de sa mère dans l’espoir d’obtenir quelques marques d’amour de sa part. Dans Les jeudis muets, je raconte les sales blagues que nous faisions à notre père lorsque ma mère ne lui interdisait pas ses droits de visite. Il ne répondait pas à nos comportements répréhensibles, il nous laissait cheminer à notre rythme.
        Puis vint le temps de l’adolescence avec des prises de conscience et des révoltes, la découverte de la souffrance de mes sœurs, celle de mon père, celle de ma mère, l’angoisse de l’avenir, comment un individu peut-il se structurer sans avoir reçu d’amour ? Comment peut-il donner ce qu’il n’a pas reçu ?
        J’évoque le regard de l’adulte sur l’enfant, un regard vide. Les adultes n’ont pas su voir ce que nous subissions de la part de notre mère (famille, avocats, juge des enfants, enquêteur social…) malgré des exemples de maltraitance fournis par notre père et la voisine de notre logement mitoyen. Nous n’étions rien pour ces adultes chargés de la protection de l’enfant, nous n’avions pas d’existence propre. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai écrit Les jeudis muets. C’est terrible de n’être rien pour personne.
        Je raconte la venue au monde de mes enfants avec la crainte permanente de ne pas leur apporter tout l’amour dont ils avaient besoin, la crainte que mes paroles les blessent, la hantise de les entendre pleurer, des émotions compliquées à gérer, le manque de confiance en soi, mon besoin de me protéger à tout moment… Mon livre commence par cette citation : « Petit, je t’emmènerai sur la plus haute marche, tu pourras t’envoler ensuite. »

        Si je me suis permise d’intervenir sur votre forum, c’est que je me retrouve parfaitement dans certaines situations que vous décrivez. On ne sort pas indemne d’un tel traumatisme. Ma sœur Annie parle de la honte d’avoir vécu cette enfance-là. Elle a « chassé les souvenirs de sa mémoire ». Moi, au contraire, je me suis attachée à me souvenir d’un maximum de faits parce que j’ai su très jeune que j’écrirais quelque chose sur mon histoire d’enfant du divorce et de la maltraitance.
        Dans mon témoignage, je rends hommage aux personnes qui m’ont aidée à grandir, à prendre le chemin de la reconstruction en faisant un pas en arrière et deux pas en avant, jusqu’à trouver mon équilibre et la sérénité, à celles qui m’ont acceptée telle que je suis, avec des séquelles dues à la privation de mon enfance.

        Une critique des Jeudis muets est parue dans la revue Lien Social, dans le n° 1147 du 18 septembre 2014, sous la plume de Jacques Trémintin.
        http://www.lien-social.com/spip.php?article4331

        Ma sœur Annie et moi avons participé à l’émission de Sophie Davant sur France 2 Toute une histoire pour le thème « Qui sont ces mères qui maltraitent leurs enfants », diffusée le 26 mars dernier. Notre témoignage, ainsi que la contribution du Docteur Hélène Romano, se trouvent sur le site de Toute une Histoire à la date du 26 mars 2015 sous le lien suivant :
        http://www.france2.fr/emissions/toute-une-histoire/diffusions/26-03-2015_314285

        Voici les premières lignes des Jeudis muets :
        D’aussi loin que je m’en souvienne, je ne crois pas avoir vu mes parents s’aimer, sauf peut-être quelques images gravées quand ils me conduisaient chez des amis parce que le mal des transports me guettait au moindre virage et que, pour cette raison, je ne les accompagnais pas dans leurs excursions, si proches l’un de l’autre que leurs cheveux se mêlaient ; sauf peut-être quand mon père déposait une rose ou un œillet dans le soliflore de la Panhard.
        D’aussi loin que je m’en souvienne, je ne crois pas avoir perçu en eux un quelconque rayonnement de joie simple, sauf peut-être quand mon père prenait plaisir à libérer devant la buanderie, les crabes qu’il venait de pêcher, pour s’égayer de ma panique ; sauf peut-être lorsqu’il coursait à bord de sa voiture, en zigzag, les poules vagabondes sur l’asphalte ; sauf peut-être quand ma mère se parait pour sortir avec lui ; sauf peut-être lorsqu’il chantait en duo avec elle « la belle de Cadix a des yeux de velours ». Images pâles et furtives serrées dans l’écrin de ma mémoire.
        […]
        La peur vit en moi. Plutôt que de m’ébattre dans le jardin sans palissade ni grillage, un jardin aux mille périls, je me recroqueville instinctivement, remonte les genoux sous le menton, la tête enfouie dans ma jupe. Je préfère la nuit en moi, sans ombre, sans odeur, sans bruit, sans danger. Le mouvement m’effraie, l’immobilité me rassure. Ma mère emmène mes sœurs à l’école, elle se dirige vers le parc de Montgeon menaçant de ses squelettes étranges, une petite main dans chacune des siennes. Un instant de délaissement terrifiant, long comme un jour sans pain où je sursaute au plus léger craquement. Dès qu’elle reparaît, je feins d’être malade pour qu’elle m’envoie au lit. Le samedi soir, pour la grande toilette, elle transporte le baquet de zinc dans la cuisine convenablement chauffée et la lessive minutieuse commence dans l’ordre chronologique de notre naissance. Avant de macérer et clapoter dans le jus savonneux et tiède de mes sœurs, je patiente dans la buanderie peuplée d’ombres mouvantes mystérieuses, de lueurs diffuses, d’objets aux contours insolites et de toiles d’araignées. Je me blottis contre la porte, les voix familières qui filtrent dessous amoindrissent mon anxiété. Le dimanche mon père écoute à la radio la retransmission des compétitions sportives, ma mère le lui reproche ; il nous fabrique des cerfs-volants qui ne décollent pas ou s’échouent sur les galets. Fermer les paupières pour me dépêtrer de la peur. La peur qui paralyse. La peur de qui ? La peur de quoi ? d’une catastrophe ? d’un raz-de-marée ? d’un séisme ? La peur et l’angoisse qui se conjuguent. La peur viscérale et le froid. L’envie de pleurer.
        Je suis une enfant du divorce. De ces divorces où l’un et l’autre surenchérissent… et surenchérissent encore… et renchérissent continuellement…, où leur progéniture sert d’otage à un échec conjugal. Trois filles nées de leur bref hymen, qui évolueront au milieu d’adultes irresponsables, avec un mal à exorciser, une identité à reconstruire, épouses et mères à leur tour.

        Et les dernières :
        Malgré notre identité mutilée, nous avons accompagné nos enfants sur la plus haute marche. En essuyant une larme d’attendrissement nous les regardons s’élancer sur la route, solides, équilibrés, communiquer avec le monde, participer à sa construction, et nous les entendons à leur tour murmurer, penchés sur le berceau : « Petit, nous t’emmènerons sur la plus haute marche, tu pourras t’envoler ensuite. » Nous recevons leur déclaration comme un pretium doloris.

        Puisse mon témoignage donner de l’espoir à ceux qui vous consultent. Je reste à leur disposition et à la vôtre.
        Sylvie Hippolyte
        jeudismuets@gmail.com
        http://jeudismuets.forumactif.org

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  82. Dur a convaincre et même parfois facile a influencé lorsque que des situations positive ou négative arrive.
    Certaines personne croient que nous n’avons pas de colonne ni de caractères mais ne savent pas ce que nous avons vécu et le fait d’amener de la colère ou des prise de tête nous affecte comme un volcan en éruption.
    Bref ce texte me conserne et si je pouvais me promèner avec en tout temps sans avoir a m’expliquer tout le temps je le ferais.
    Merci
    Gabrielle

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  83. J’étais en train de pleurer il y a de cela un bref instant et j’ai décider de « googler » manque de caractère et difficultés a m’auto protéger . Je suis tomber sur ce site et jai lu attentivement car beaucoup de critères me touche personnellement. C’est difficile de voir la réalité en face lorsque même la réalité nous semble flou . Nous somme dur a conva

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  84. Votre texte est tellement vrai, tellement clair. Me donne envie de pleurer car trop criant de vérité. Je suis en démarche pour mon passé et je trouve cela extrêmement difficile, convaincue que la psy m’hait, qu’elle ne pense que du mal de moi, bien que vraiment gentille. Est-ce vraiment possible de s’en sortir….

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    • Je vous suggère fortement de parler à votre psychologue car il est possible que vous projetiez sur elle la figure parentale qui vous ne a pas aimé, d’autant plus que vous dites qu’elle est gentille.

      Jérôme Guay

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  85. Il y a aussi la version des conjoints qui font de leur mieux pour essayer de vivre avec une conjointe qui a vécu ce difficile passé. Je réalise qu’une personne ayant souffert émotivement voit des situations qui la touche avec hyper réaction (prendre une bière semaine = alcoolisme pour elle) hyper sensible a tout ce qui lui rappelle son enfance.

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    • Réponse de Jérôme Guay:

      Un passé de maltraitance a un impact majeur sur les relations interpersonnelles intimes, comme les relations de couple.

      Lorsqu’un seul des deux conjoints a un vécu de maltraitance, il est quasi inévitable qu’il (elle) amène les fantômes du passé dans sa relation de couple.

      Lorsque ce fantôme du passé est projeté sur l’autre conjoint, il devient alors important pour celui-ci d’affirmer clairement son identité propre, différente de celle du fantôme du passé.
      Une compréhension empathique de la souffrance, qui est sous-jacente aux blâmes injustifiés ou aux attaques, peut permettre de désamorcer la situation.

      ‘Derrière tout conjoint agressif il y a une personne blessée’.

      Éventuellement le partage des expériences souffrantes, vécues dans l’enfance, peut aider à sortir des situations d’incompréhensions ou de conflits.

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    • Bonjour,
      C’est exactement la situation que vit mon copain. Ayant vécu de la maltraitance, un manque d’amour et tous ce qui n’est pas sain dans le développement d’un enfant, je suis toujours en train de me rabaisser, de me trouver inutile et j’ai beaucoup de difficulté dans mes relation avec les autres. Ce n’est pas facile pour lui de me voir comme cela. De même que pour moi de gérer tout cela. Il est un excellent copain et cela fait deux ans aujourd’hui! Je suis fière de cela, car je considère que c’Est la seule personne en qui j’ai vraiment cru. Bref, ton commentaire fait réflechir, sur le fait que l’entourage des victimes est touchée par leur vécu. Merci

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  86. Merci beaucoup pour ce texte. J’en suis rendue à vivre mon deuil de ne pas avoir vécue une enfance remplie d’amour et de sécurité et je me demandais quoi faire avec toutes ces émotions de tristesse qui forment le vide que j’ai à l’intérieur,

    Merci beaucoup pour ce partage d’information

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    • Je ne suis pas capable de tout lire en une traite.J ai craqué quand j ai lue sur un chapitre « rien de mal ne va leurs arriver » et j ai réalisé à quel point j ai eu ,j aurais et j ai besoin d entendre cela, je suis dans un mécanisme de défense depuis si longtemps..c est épuisant.Mais votre article m ouvre l esprit sur moi même ,met en lumière beaucoup de réalité. J ai 31 ans et j en souffre encore terriblement,je n ai plus d idées suicidaire depuis longtemps mais l idee qu un jour mon heure viendra n es pas une fatalité pour moi, j attendant plutôt ce jour là avec la certitude de vivre la mort comme une délivrance. Même si ma vie actuelle m apporte satisfaction mes souvenirs incessant et perpétuels sont torture et supplice.

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      • Idem, a 31 ans je subi. Pourtant j’ai tout ce que je voudrais, mais quand je me leve le matin… je n’ai qu’une envie, qu’on soient le soir pour m endormir telle une personne qui attendrait… la fin? Je viens de prendre conscience que ce que j’ai vécu n’était pas normal et punissable. J’envisage le commissariat. C’est comme une révélation… personne n’a l’air de guérir…

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